‹ Éléments de chimieChapitre 112 sur 378 · DU PROTOXYDE DE ZINC · texte numérisé non relu

DU PROTOXYDE DE ZINC

de vapeurs métalliques el les dépose plus loin dans un tube en porcelaine (Ann. de chim., février 1843).

On peut aussi extraire le zinc du sulfure (blende) parfaitement grillé; le produit est alors principalement composé d’oxyde et de sulfate de zinc. On réduit ces deux corps par le charbon , dans des vases distillatoires.

DU PROTOXYDE DE Zl!¥€. ZnO. (F1.ECRS DE ZINC, POMPHOLIX, NIHII. ALBDai, Z.ANA PHILOSOPHICA.)

On trouve cet oxyde dans la nature ; il entre pour beaucoup dans la composition de la calamine et du zinc gahnite. L’oxyde de zinc est blanc , doux au toucher, fixe lorsqu’on le chauffe dans des vaisseaux fermés, décomposable par la pile ; il absorbe , à la température ordinaire, l’acide carbonique de l’air; fortement chauffé avec du charbon , il perd son oxygène, et il se forme du gaz oxyde de carbone. Il se combine parfaitement avec les acides, et se dissout à merveille dans la potasse, la soude et l’ammoniaque, quand il est hydraté. M. Fremy a obtenu du bizincate de potasse cristallisé en longues aiguilles. Il est formé de 80,26 de zinc et de 19,74 d’oxygène. Il doit être regardé comme un excellent antispasmodique; il a été quelquefois utile dans l’épilepsie, où il a été employé seul par quelques praticiens: on peut l’administrer depuis 30 centigrammes par jour, jusqu’à 2 grammes, mêlé avec du sucre, de la gomme ou toute autre poudre, et divisé en plusieurs prises. On le donne quelquefois, associé à la jusquiame noire et à la valériane, pour combattre certaines névralgies faciales rebelles : on fait prendre ordinairement deux pilules par jour, composées de 5 centigrammes d’oxyde de zinc et d’une égale quantité d’extrait de jusquiame et de valériane, et on augmente progressivement la dose. La tuthie ou cadmie n est autre chose que le sublimé blanc qui se condense dans les fourneaux où l’on exploite les minerais de zinc ; elle est composée de 90 à 94 pour 100 de protoxyde de zinc et de 10 ou 6 parties de lu’oloxyde de fer et de plomb, de laitier et de charbon ; elle fait partie de certains collyres fortifiants, du baume vert, de l’opodeldoch , etc. ; on compose avec elle et du sucre candi une poudre que l’on souffle dans les yeux

pour dissiper les taies : il serait préférable d’employer de l’oxyde de zinc pur.

Mêlé à des huiles siccatives, le protoxyde de zinc remplace la céruse sous le nom de blanc de zinc , ainsi que l’a prouvé M. Leclaire ; entre autres avantages il présente sur la céruse (carbonate de plomb) ceux de ne pas noircir par les émanations sulfureuses, el de ne pas exposer les

ouvriers à des maladies graves, telles que la colique des peintres, l’anes- (hésie, l’encéphalopathie saturnines, etc.

Préparation. On précipite, au sein de l’eau chaude, le sulfate de zinc pur par du carbonate de potasse ou de soude; le carbonate de zinc déposé, lavé, desséché et calciné, donne de l’oxyde de zinc pur. Si on le préparait en faisant brûler le zinc au contact de l’air, l’oxyde serait mélé de zinc (Lefort).

DU PEROXYDE DE ZIHÎC. ZnO*.

M. Thénard est parvenu à siiroxyder l’oxyde de zinc au moyen de l’eau oxygénée mêlée d’acide chlorhydrique (voy. p. 130).

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