DES OXYDES DE TITANE
légèrement soluble dans l’acide chlorhydrique, et plus soluble dans l’acide sulfurique concentré. 11 absorbe l’oxygène de l’air et donne de l’acide litanique, surtout lorsqu’il est à l’élat (ïhydrate bleu. 11 décompose l’eau même à froid. On l’oblient en chauffant de l’acide tilanique avec du potassium, qui s’empare d’une portion d’oxygène de l’acide pour se transformer en potasse.
Sesquioxyde — Il est pulvérulent, noir ; mis dans l’eau, il devient bleu et finit par se transformer en acide titanique blanc; l’eau est décomposée et il se dégage de l’hydrogène. Ou l’obtient en décomposant l’acide litanique à une haute température par un courant de gaz hydrogène.
Acide titanique, Ti O^. — Cet acide se trouve cristallisé dans plusieurs départements de France, à Horcajuela, dans la Vieille-Castille, en Hongrie, en Bavière, en Cornouailles, etc.; il existe toujours dans les terrains primitifs. Le rutile, la brookite et l’anatase, sont essentiellement composés de cet acide, souillé par un peu d’oxyde de fer. Sa couleur varie extraordinairement, suivant les matières avec lesquelles il est combiné : lorsqu’il a été séparé de ces différentes substances et convenablement préparé dans les laboratoires , il est blanc, très-difficile à fondre ; il rougit l’infusum de tournesol. Il est soluble dans les alcalis; ces dissolutions, évaporées, donnent des titanates, dont on peut séparer une partie de l’alcali par des lavages répétés. S’il a été fortement calciné, il forme des composés insolubles avec les acides arsénique, phosphorique, oxalique ou lartrique; mais il se dissout dans l’acide sulfurique concentré bouillant. Au contraire, s’il a été précipité par l’ammoniaque à l’état d’hydrate, il est complètement soluble dans les acides.
Préparation. On fait fondre le rutile (acide titanique contenant 1 ou 2 centièmes de sesquioxyde de fer et de l’étain) avec son poids de chlorure de baryum dans un creuset brasqué à la température d’un essai de fer; on dissout l’excès de chlorure de baryum dans l’eau et l’on traite le résidu par l’acide sulfurique qui dissout l’acide titanique ; on fait passer un courant de gaz acide sulfhydrique dans la liqueur pour précipiter l’étain ; la liqueur filtrée, traitée par l’ammoniaque, laisse déposer de l’acide titanique coloré par du sulfure de fer; on abandonne la liqueur au repos; on décante et on verse sur le précipité de l’acide sulfureux qui dissout le sulfure de fer, après l’avoir fait passer à l’état d’hyposulfite, et laisse l’acide litanique blanc.