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ANALYSE DES PRINCIPES IMMÉDIATS NON AZOTÉS

laine et avec le moins d’efforts possibles pour éviter les projections; le mortier doit préalablement être nettoyé, de même que le tube, avec un peu de bioxyde de cuivre chaud ; puis, avant d’y verser la matière, on a soin de mettre un lit de cet oxyde, sur lequel on la fait tomber, et dont on la recouvre de même; alors on broie le tout avec précaution et avec rapidité. On introduit ce mélange dans le tube à combustion, au fond duquel on a mis deux ou trois centimètres de bioxyde de cuivre; on nettoie le mortier et tout ce qui a touché à la substance dosée pour l’analyse, avec du bioxyde de cuivre fin que l’on introduit dans le tube jusqu’à ce qu’il soit rempli à une distance de 3 centimètres de son ouverture; on entoure ensuite le tube avec une feuille de cuivre gratté, afin de le maintenir sans qu’il se déforme, lorsque la chaleur est assez intense pour le ramollir. Ainsi préparé, il est placé horizontalement sur une grille en tôle F, munie de supports , sur lesquels on place le tube; des écrans h hr permettent d’en chauffer graduellement les diverses parties.

Ayant ainsi disposé le tube à combustion dans la grille, on joint à son ouverture, au moyen d'un bouclion préparé à l’avance, le tube dans lequel l’eau doit être condensée, et on adapte à celui-ci les deux autres qui doivent absorber l’acide carbonique : ces diverses pièces sont réunies par des tubes de caoutchouc (fig. 2).

On commence par chauffer la partie antérieure du tube, que l’on élève de suite jusqu’au rouge, en ayant soin de garantir assez le bouchon pour qu’il ne subisse aucune altération, et successivement on avance jusqu’à l’autre extrémité, en ne mettant le feu que peu à peu ; du reste le dégagement des gaz, que l’on aperçoit par le bouillonnement produit dans la dissolution de potasse, ne devant se faire que bulle à bulle, sert à régulariser la marche de la combustion; lorsque ce dégagement cesse, l’opération est terminée.

M. Dumas a conseillé de placer au fond du tube à combustion, qui alors doit être fermé, au lieu d’être effilé à l’extrémité postérieure, une colonne de 4 centimètres de haut environ, d’un mélange del partie de chlorate de potasse fondu et de 8 parties de bioxyde de cuivre fin, pour é\iler des combustions imparfaites de certains corps difficiles à brûler. A la fin de l analyse, on porte ce mélange au rouge, en entourant de feu la pallie postérieure du tube, et l’oxygène en se dégageant brûle tout ce qui poin rait rester du corps organique, et chasse dans les appareils condensateurs tous les gaz qui remplissaient le tube à combustion; de cette manièi e, on na plus besoin de faire passer de l’air dans tout le système en aspiiant avec la bouclie. ce qui n’est pas sans inconvénient.

La différence de poids entre la première pesée, faite avant l’expérience, et la seconde, trouvée après la combustion, indique, pour le premier tube, la quantité d’eau, et pour les deux autres, celle du carbone que contient la matière analysée. Ces quantités une fois connues, il devient facile de calculer la proportion de carbone et d’hydrogène qui compose cette substance, puisque l’on sait combien l’eau et l’acide carbonique contiennent d’hydrogène et de carbone pour un poids déterminé. Un seul exemple suffira pour donner une idée du calcul à faire.

En effet, supposons que 0,400 parties de sucre fournissent par l’analyse; eau, 0,234; acide carbonique, 0,611. On dira ; puisque 100 parties d’eau contiennent 11,11 d’hydrogène, la proportion suivante donnera de suite la quantité d’hydrogène de toute cette eau trouvée :

On trouve alors que la valeur de x est

De môme 100 parties d’acide carbonique contenant 27,27 de carbone, celui qui sei’a contenu dans 0,611 sera trouvé par une semblable proportion :

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