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DE LA CELLULOSE

tous décomposés par le feu , en répandant une odeur analogue à celle des larlrates ; la plupart sont insolubles dans l’eau , et décomposables par presque tous les acides forts : si l’on verse un de ces acides, surtout l’acide sulfurique, dans une dissolution de niucate de potasse, de soude ou d’ammoniaque, on obtient un précipité blanc d’acide miicique; les eaux de cliaux, de baryte et de strontiane , et un assez grand nombre de dissolutions salines , précipitent également les mucates solubles. Le mucate de potasse se dissout dans huit fois son poids d’eau bouillante, et peut être obtenu cristallisé en très-petits grains par le. refroidissement de la liqueur. Le mucate de soude n’exige que 5 parties de ce liquide pour être dissous.

Acide pyromucique sublimé, HO. — Il est en cristaux incolores,

fusibles vers 130”, volatils à une température plus élevée, solubles dans 26 parties d’eau froide et dans 4 d’eau bouillante. Les pyromucates alcalins sont très-solubles dans l’eau. 11 est le résultat de l’action de la chaleur sur l’acide mucique (voy. p. 84).

DE L.% CELliULOf^E.

On sait, par les expériences de M. Payen, que le ligneux, qui constitue presqu’en totalité les bois, n’est pas un précipité immédiat, mais bien un mélange de cellulose et de matière incrustante ; je ne ferai donc son histoire qu’en parlant des produits immédiats, avant celle du bois.

La cellulose n’est autre chose que le tissu cellulaire qui existe dans toutes les parties des végétaux, et dans les cellules duquel viennent se loger tantôt la matière incrustante, tantôt l’amidon, les gommes, des matières azotées, des huiles, etc.

D’après M. Payen, il faut admettre les données suivantes :

1° La cellulose, qui constitue les organes des plantes, offre une composition chimique qui ne varie pas dans toute l’étendue du règne végétal.

T Sa composition est isomérique avec celle de l’amidon et de la dextrine.

.3” Les degrés d’agrégation de la cellulose modifient ses propriétés |)hysi((ues, sa résistance aux agents chitniques et ses qualités nutritives ; cest ainsi (lu’en purifiant convenablement certains corps consi dcié.s comme des principes immédiats, tels que Vàmédulline, la fimginc, la lichénine, etc., oii voit (|u’ils présentent une identité de composition complète avec la celliilo.se.

Les recherches de M. Payen oiU été faites sur une quantité d’espèces \ végétales aussi considérable que possible; il a toujours trouvé les propriétés de la cellulose les mêmes, quels que soient l’âge, la nature ou l’organe du végétal.

La moelle de Vyschœnomene paludosa, connue sous le nom de papier de riz, représente la cellulose dans toute sa pureté; le vieux linge , la charpie, le papier, et la moelle de sureau, sont presque entièrement formés par elle. Le papier dit Berzelius est de la cellulose presque pure.

La cellulose est un corps blanc , quelquefois transparent, si l’état d’agrégation n’est pas considérable , comme dans les jeunes organes ou dans la partie médullaire des plantes, d’une densité de 1,525, insoluble dans l’eau, dans l’alcool, l’éther, les huiles fixes et volatiles.

Comme toutes les substances végétales soumises à l’action de l’air et de l’humidité, elle se décompose à la longue.

Chauffée en vases clos, elle fournit tous les produits qui résultent de la décomposition des matières végétales (voy. p- 4) ; si à l’action de la chaleur on joint celle de l’air, la cellulose s’enflamme , et brûle entièrement sans résidu.

Le chlore et les chlorures d’oxydes bouillis avec de la cellulose la transforment, de même que l’amidon, en acide carbonique et en eau; il se forme aussi de l’acide chlorhydrique.

Les acides étendus d’eau , même bouillants , exercent peu d’action sur | elle, notamment si elle n’est pas récemment préparée; elle résiste en- | core très-bien aux acides azotique et chlorhydrique d’une concentration moyenne à la température ordinaire ; mais si on la chauffe avec quatre ou cinq fois son poids de ce même acide azotique , elle est transformée en acides carbonique et oxalique , après avoir passé par des degrés de décomposition intermédiaire, et avoir donné de l’acide oxalhydrique. M. Porter annonce qu’en chauffant 200 grammes de copeaux de sapin avec 2 kil. d’acide azotique et 400 gr. d’eau , on obtient un acide qui a beaucoup d’analogie avec l’acide pectique. Plongée dans l’acide azotique fumant, la cellulose se combine avec lui sans changer de forme, et donne un corps (rès-inflammable, le fulmi-coton ou pyroxyline (Pelouze), que je

décrirai bientôt. I

Cent parties de cellulose broyées avec 140 parties d’acide sulfurique se changent en une matière visqueuse soluble dans l’eau, sans coloration; si, par de la craie, on enlève l’acide sulfurique, on obtient dans la liqueur une substance gommeuse, qui est de la dextrine, en tout semblable à celle que l’on retire de l’amidon par le môme agent; si,

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