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DE LA CELLULOSE

avant de saturer l’acide , on porte le mélange à l’ébullition , toute la dextrine primitivement formée est transformée en glucose. M. Braconnot, à qui l’on doit ces observations , a reconnu qu’ici encore l’acide sulfurique s’iinit à la cellulose pour former un. composé analogue à l’acide végéto-sulfurique produit par l’amidon.

D’après M. Payen , la cellulose traitée par de l’acide sulfurique étendu se change d’abord en amidon , et acquiert la propriété de se colorer en bleu par l’iode.

La potasse et la soude, à la température ordinaire et en dissolution assez concentrée, n’altaquent pas la cellulose; mais si l’on vient cà chauffer dans un creuset d’argent parties égales de cellulose et de potasse ou de soude caustiques, la matière brunit, se liquéfie, et se boursoufle à la fin de l’opération : dès lors elle est complètement transformée en acide ulmique, qui s’unit à la potasse, et en acides oxalique et carbonique.

La cellulose que l’on trouve à l’état rudimentaire dans certaines cryptogames est colorée en bleu par l’iode, ce qui n’a pas lieu quand elle est fortement agrégée, comme dans le tissu cellulaire intact des plantes.

Usages. La cellulose faiblement agrégée peut servir d’aliment comme l’amidon. Elle constitue les filaments de diverses plantes textiles qui servent à la fabrication des cordes , des tissus, du papier, du carton, de la pyroxgline, etc.

La moelle de Vyschœnomene paludosa, connue sous le nom de papier de riz, sert A faire des fleurs artificielles d’une grande beauté; le papier peut encore offrir un exemple de l’emploi de la cellulose presque pure.

Composition :

Carbone = 44,14

Hydrogène =6,18 Oxygène = 49,38

^ Ce qui est lepiésenté par la formule corps isomérique de

l’amidon et de la dextrine, ainsi que je l’ai déjà dit.

Extraction. Quelles que soient la partie et la nature du végétal d’où on veut extraire la cellulose, une précaution indispensable est de réduire le tissu en poudre de la plus grande ténuité possible, afin de déchirer les cellules autant que faire se peut, après quoi l’on traite cette poudre successivement et à la chaleur de rébullition, par l’eau, l’alcool, l’éther.

])ai' une dissoliUion étendue de soude caustique qui peut contenir depuis 0,01 jusqu’à 0,5 du réactif, selon l’agrégation des molécules, et ensuite par de l’acide azotique, d’une densité de 1,2 environ, ou plus faible si le tissu est léger; on lave ensuite à grande eau et l’on dessèche. Ces divers agents ont pour but de dissoudre les matières étrangères à la cellulose. On voit, d’après cela, que le linge usé, le papier blanc, sont de 1a cellulose dans un état de pureté presque parfait, puisqu’ils ont subi pendant longtemps des traitements analogues, qui ont fini par les priver de tous les corps étrangers qu’ils contenaient.

Préparation du papier. Pour obtenir le papier, on se sert de vieux chiffons de linge usé que l’on blanchit soit en les abandonnant à euxmémes pendant quelque temps après les avoir humectés, soit en les traitant par les alcalis et les chlorures décolorants ; après quoi on les soumet à l’action de machines puissantes pour les déchirer et les réduire au sein de l’eau en une espèce de bouillie qui constitue la pâte à papier. Celte pâte est reçue sur des cadres en fil de fer, recouverts d’un tissu qui peut laisser écouler l’eau et retenir à sa surface la couche mince de chiffons broyés qui constitue la feuille de papier; on la laisse sécher et on l’imprègne de colle pour lui donner la consistance qu’exigent les usages auxquels on la livre. Des machines d’une grande perfection permettent de faire du papier de telle grandeur qu’on le désire, et de. le fabriquer, de le coller et de le sécher presque simultanément. Aujourd’hui on emploie pour faire du papier, outre les chiffons, la cellulose partout où on la trouve; c’est ainsi qu’avec la paille, les chènevottes , des écorces de bois, on prépare d’aussi beau papier qu’avec les chiffons.

On ajoute au papier, pour lui donner une légère teinte azurée, de l’indigo , du bleu de Prusse, de l’azur, de l’outremer, du sulfate de cuivre, ou un sel de cobalt ; toutes ces substances sont faciles à reconnaître à leurs caractères propres : par fraude aussi, on introduit fort souvent dans la pâte des sulfates de plomb ou de baryte, de la craie, du kaolin , etc., qui en augmentent le poids. Toutes ces substances rendent le papier cassant.

On prépare le carton en faisant pourrir le vieux papier, en broyant la pâte â l’aide de meules verticales tournant dans une auge, et en la mettant en feuilles à l’aide d’une forme composée d’une toile métalliciue tendue dans un châssis. On fait le carton-pierre avec de la pâte a papier, une dissolution de gélatine , du ciment , de l’argile et de la craie.

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