‹ Éléments de chimieChapitre 238 sur 378 · DES PRINCIPES IMMÉDIATS COLORANTS · texte numérisé non relu

DES PRINCIPES IMMÉDIATS COLORANTS

de Ii*ASPA»AGE%E (ASPARAMIDE, ALTÉINE, AGÉDOÏ1E)w H’C®Az’0'',H0.

L’asparagine fut découverte, en 1805, par Vauquelin et Robiquet; plus lard , MM. Henry et Piisson démontrèrent que plusieurs corps que l’on avait regardés comme des principes immédiats particuliers n’étaient que de l’asparagine. On la trouve dans les pousses d’asperges, les fèves, les haricots, les lentilles, les pois, le trèfle, la luzerne, le sainfoin, le cytise faux ébénier, la vesce, le bois de réglisse, la racine de guimauve, la grande consoude, les pommes de terre, etc.

Vauquelin et Robiquet la préparaient en faisant bouillir le suc récent des asperges, et l’asparagine se déposait par la concentration. iM. Régimbeau, au contraire , pense que l’asparagine ne 3e développe iquepar la fermentation, et qu’elle ne préexiste pas dans les asperges récentes. Quoi qu’il en soit, pour l’obtenir, on emploie avec avantage la racine de guimauve, que l’on coupe en menus morceaux, et que l’on fait macérer avec un lait de chaux très-clair à la température ordinaire, ou mieux encore à une température qui ne dépasse pas 5 à '6°+0. On filtre, oh précipite la chaux par du carbonate d’ammo- .niaque, et l’on évapore le liquide filtré au bain-marie jusqu’en consistance de sirop; au bout de trois ou quatre jours, il s’en sépare des cristaux grenus d’asparagine, que l’on purifie par le lavage et par de nouvelles cristallisations. MM. Pelouze et Boutron se servent, au lieu de chaux, d’eau pure, et procèdent comme il vient d’étre dit.

L’asparagine cristallise en prismes transparents, droits et à base rhombe, ou raccourcis et à six pans, contenant deux équivalents • d’eau; sa densité est de 1,519 à 14”; elle est inodore, d’une saveur fraîche et fade, et craque sous la dent. Les cristaux deviennent opaques par la dessiccation , et perdent deux équivalents d’eau à 100°. Elle est - soluble dans 58 parties d’eau à 13°, insoluble dans l’alcool absolu, dans l’éther, et dans les huiles grasses et essentielles.

SECTION DEUXIÈME

Page 1