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DE QUELQUES ACIDES PEU CONNUS ET PEU ÉTUDIÉS

De l’acldc anamyrtlqne.

fl existe dans Vanamirtine {anamirtate de glycérine), substance què l'on retire de la coque du Levant. Il est en aiguilles fines, d’un éclat naître, fusibles à 68°, formant avec l’alcool vinique un éther (voy. p. 170). 3n l’obtient en décomposant par un acide le produit résultant de l’acion à chaud de l’anamirtine sur la potasse ou la soude.

Des acides lieulqne et meriugique.

Ils existent dans l’huile de ben {moringa aptera). L’acide beni'^ ]ue, H29C3003,H0, a la plus grande analogie avec l’acide palmitique )u élhalique (voy. p. 214). L’acide moringique, H27 G30 03,H0 , est lijuide, incolore ou légèrement jaunâtre, à peine sapide et odorant ; à 0", 1 1 cristallise. L’acide sulfurique le colore en rouge foncé. On les obtient ;:n traitant l’huile de ben parla potasse, et en la saponifiant.

De l’acide cévadi<iuc.

MM. Pelletier et Caventou ont obtenu avec la cévadille un acide qu’ils I nt cru différent de ceux qui étaient déjà connus. Voici les caractères u’ils lui ont assignés. Il est sous forme d’aiguilles ou de concrétions ristallines d’un très-beau blanc , solubles dans l’eau; il a une odeur nalogue à celle de l’acide butyrique; il fond à 20“-[-0“, et peut être ublimé à une chaleur peu élevée sans se décomposer. L’alcool et l’éher le dissolvent facilement. Il forme avec les bases des sels qui sont in peu odorants; le cévadate d’ammoniaque précipite les sels de sesqui- ' xyde de fer en blanc. On obtient cet acide en traitant par la potasse la aatière grasse que l’on sépare de la cévadille par l’éther ; il se forme ine masse savonneuse qui, étant délayée dans l’eau et précipitée par ''acide tartrique, fournit un liquide dans lequel se trouve l’acide céva- 'ique; on distille ce liquide, l’acide passe dans le récipient; on le saure par la baryte, puis on décompose le cévadate de baryte par l’acide 'hosphorique, et on obtient l’acide par une nouvelle distillation.

De quelques acides peu connus et peu étudiés.

Acide caféique et cafétannique. — Ces deux acides ont été découverts »ar Runge, en décomposant une décoction de café par de l’acétate de II. 26

plomb ; en traitant le précipité obtenu par l’acide fïulfhydrique, on obtient les deux acides en dissolution dans l’eau; en évaporant jusqu’en consistance de sirop le liquide filtré et en traitant par l’alcool , l’acide caféique se sépare sous forme d’une poudre blanche, tandis que l’acide cafétannique reste en dissolution.

Acide holétique. — Il a été trouvé dans le boletus pseudoigniarius. Il est cristallisé en aiguilles quadrilatères, incolores, offrant une saveur acide, analogue à celle du tartre; il se sublime sans s’altérer beaucoup. On le prépare en traitant par l’alcool le suc de la plante évaporé , et en dissolvant dans Feau le produit blanc que l’on obtient ; on précipite la dissolution par un sel de plomb, et on décompose le précipité par de l’acide sulfhydrique.

L’acide fungique , découvert de même que le précédent par M. Braconnot, existe dans la plui)art des champignons, et s’extrait par les mêmes moyens.

L’acide tanacétique, contenu, d’après Peschier, dans les fleurs de tanaisie {tanacetum vulgare), cristallise en aiguilles ; il est soluble dans l’eau et précipite les sels de baryte, de chaux, de plomb, d’argent, de zinc et de mercure.

L’acide lactucique, que Pfaff prétendait avoir découvert dans le suc du lactuca virosa, ne serait autre chose, selon Walz, que de l’acide oxalique.

L’acide atropique parait exister, d’après Richter, dans la belladone {atropa belladona), en combinaison avec l’atropine. On l’obtient en traitant par la potasse le suc de la plante évaporé , et en décomposant le sel par l’acide sulfurique. Cet acide paraît être volatil.

V acide solanique se trouve, suivant Peschier, dans presque toutes les solanées.

Il existe encore une multitude d’autres acides dont l’existence a été signalée par plusieurs auteurs, mais sur les propriétés desquels on ne possède aucun renseignement précis.

Acides «ci iv’existemt pas daas ea aatcre,

et qui sont le produit de réactions variées.

Les acides de cette catégorie sont le résultat de la décomposition de certaines matières organiques par le feu, par les acides, ou par d’autres agents. Quoique je les aie décrits en parlant des substances qui les

DES AlVMDES NEUTRES ET ACIDES. 403

fournissent, il me paraît convenable de nommer ici la plupart de ceux qui sont connus. Ce sont les acides

Sulfosaccharique.

Oxaihydrique.

Glucique.

Apoglucique.

Mélassique.

Métacétonique.

Végétosulfurique.

Mucique.

Pyromucique.

Pectosiqiie.

Pectique.

Parapectique.

Métapectique.

Pyropectique.

Amaliqiie.

Nitrophlorétique.

Phloridzique.

Pyrolivique.

' Méchloïque.

I Cholestérique.

I Cérosique.

I Choloïdamique.

AAmbréique.

^Sulfoglycérique Phosphoglycériq.

OEthalique.

Lampique.

Xanthlque.

Sulfovinique.

Phosphoviuique.

Carbovinique.

Oxalovinique.

Sulfocarboviniq.

Acéteux.

Trigénique.

Térébique.

Térébenzique.

Térephthalique.

Téréchrysique.

Forraobenzoïliq.

Sulfobenzinique.

Sulfobenzoïque.

JNitrobenzoïque.

Bromobenzoïque.

Salicyleiix.

Nitrosalicyleux.

Salicylique.

Phénique.

Chlorophénésiq.

Chloropbénisique.

Chlorophénusiq.

Nitrophénésique.

Binitrophénique.

Trinîtrophéniq.

Coumarique.

Chloreuxantliiq.

Bromeuxanthiq.

Nitreuxanthique.

Kokkinique.

Oxypicrique.

'Porphyrique.

flamathionique.

Chlorosuccique.

Chlorazosuccique.

Eugénique. .

Anisique.

Cuin inique.

Toluique.

Nitrololuique.

Caraphorique. •

Campholique.

Camphovinique.

Sulfonaphtalique.

Sulfonaphtique.

Aspartique.

Subérique.

Chrysammique.

Chrysolépique.

Aloétique.

Aloérétinique.

Rhodéorétinique.

Ulmique.

Huraique.

Cacodylique.

Tartralique.

Tartrélique.

OEnanthique.

OEnanthylique.

Rutique.

Pélargonique.

Opianique.

Narcotique.

Opianosulfureux.

Sulfopianique.

Héraipinique.

Eumopique.

Tous les acides py ro^énés.

DES AIHIDES I¥EIJTRES ET ACIDES, DES IVITRIEES ET DES HYDRAMIDES.

On désigne sous le nom à'amide tout corps azoté neutre, acide ou basique, qui diffère d’un sel ammoniacal parles éléments de l’eau, et qui •régénère un sel ammoniacal, lorsqu’on le soumet à des influences qui déterminent la fixation de l’eau ; ainsi, en décomposant par le feu l’oxalate d’ammoniaque, H^Az, H0,C203, on obtient l’amide connu sous le nom d'oxamide = H2AzC202, et 2 équivalents d’eau.

On donne le nom de nitrile au produit de la déshydratation des amides: ainsi la benzamide, H^C^'^O^Az, si elle perd 2équivalen(s d’eau, se Iran.sforme en benzonilrile, H^C^^Az.

On a décrit, sous le nom û' hydr amides , des produits formés par la réaction de l’ammoniaque sur quelques huiles essentielles, qui peuvent être représentés par les éléments de trois molécules de l’huile volatile, par ceux de deux molécules d’ammoniaque, moins les éléments de six

molécules d’eau; d’où il suil que, pendant la réaction , il y a eu forma* lion d’eau ; ainsi 3 parties d’huile essentielle de la reine des prés ( hydrure de salicyle) et 2 d’ammoniaque donnent 1 partie Oihydramide et 6 équivalents d’eau.

3H6C‘404 2H3ÂZ H18C42Az206 6H0

Hydrure de salicyle. Ammoniaque. Salydramide, Bau, '

Des amides.

Les amides ont été divisées en neutres, acides et basiques.

Amides neutres. On les obtient, 1® en décomposant certains sels ammoniacaux par le feu; 2° en faisant agir le gaz ammoniac sur quelques acides anhydres; 3° en traitant des corps chlorés par l’ammoniaque; 4° en dédoublant certains corps azotés ; 5° en soumettant les éthers à l’action de l’ammoniaque liquide. Parce mode, d’une exécution facile, on obtient de l’alcool et l’araide :

H5Ç40, Ç2Q3 H3Az ^ H6C4Q2 H2AzC2Q2

Klher oxalique. ’ Ammoniaque. Alcool. ^ Oxamide.

Les amides neutres sont en général peu solubles dans l’eau froide , et ont une saveur quelquefois légèrement sucrée. Elles sont toutes fusibles; plusieurs sont volatiles. En les faisant bouillir longtemps dans l’eau, on les transforme en sels ammoniacaux. Les alcalis , à la température de l’ébullition , les changent promptement en sels ammoniacaux , et en dégagent de l’ammoniaque. L’acide phosphorique anhydre et le perchlorure de phosphore enlèvent aux amides neutres les éléments de 2 équivalents d’eau. Les principales amides neutres sont Voxamide, la mucamide, la benzamide , la butyramide , la lactamide, la salicylamide , la sulfamide, la succinamide, la valéramide , etc.

Oxamide, H^AZjC^O^. Si l’on chauffe 2 ou 300 gr. d’oxalate d’ammoniaque dans une cornue munie d’une allonge et d’un récipient auquel s’ajuste un tube propre à recueillir les gaz, on obtient dans le récipient, à l’aide d’une chaleur graduée, de l’eau fortement chargée de carbonate d’ammoniaque, tenant en suspension une matière floconneuse d’un blanc grisâtre; le col de la cornue est tapissé de cristaux de carbonate d’ammoniaque, et présente en outre un dépôt épais de la matière d’un blanc grisâtre , déjà signalée. On réunit ce dépôt détaché du col de la cornue avec la liqueur du récipient, on délaie avec de l’eau, on jette sur un

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