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DES AMIDES NEUTRES ET ACIDES

.illre, et, en lavant ce dépôt à grande eau, on obtient une poudre blanche, qui est l’occamide pure. On prépare Toxamide plus facilement et plus pure en mêlant de l’éther oxalique avec de l’ammoniaque liquide ; quelques instants après, l’oxamide se dépose (Liebig). Insoluble dans l’eau et dans l’alcool, l’oxamide offre la même composition que l’oxalate d’ammoniaque, moins 1 équivalent d’eau ; sous l’influence de la potasse et de la soude en dissolution bouillante, elle est changée en ammoniaque qui se dégage , et en acide oxalique qui s’unit à ces bases ; l’ammoniaque agit de même. Tous les acides un peu énergiques, et même l’acide oxalique, convertissent l’oxamide en acide oxalique, en passant eux-mêmes à l’étal de sels ammoniacaux.

Mucamide. Elle est blanche , peu soluble dans l’eau ; chauffée à 2200, iîlle donne h pyromucamide hiamidée. On obtient la mucamide en traianl l’éther mucique par l’ammoniaque liquide.

Benzamide, H2Az, (voy. Huile essentielle d'amandes amères,

Butyramide, H0G8Az02. Elle est sous forme de larges lames incolores il transparentes, que les alcalis et les acides transforment en acide butyrique et en ammoniaque; elle ne diffère du butyrate d’ammoniaque que par les éléments de 2 équivalents d’eau. On l’obtient en mêlant l’é- ■ lier butyrique à l’ammoniaque liquide (Chancel).

Lactamide, H^Az, H^COO'î. Elle est crislallisable, et se comporte, avec es alcalis et les acides hydratés , comme une amide. On roblienl en aisant absorber à la lactide (voy. p. 112) du gaz ammoniac sec.

Salicylamide (voy. Éther méthylsalicylique , p. 202j.

Sulfamide, H2Az, S02. Elle est le résultat de l’action qu’exerce le gaz immoniac sec sur l’acide chlorosulfurique ou sur l’acide sulfurique mhydres. Elle est sous forme de cristaux blancs, très-réguliers et très- ■olubles dans l’eau , avec production de froid; elle rougit le papier bleu le tournesol.

Sulfamide dérivée. On l’obtient en versant une dissolution de sulfamide ians du chlorure de baryum ammoniacal {Ann. de chim., juillet 1843, némoire de M. Jacquelain ).

M. Régnault avait décrit, sous le nom de sulfamide, le résultat de action qu’exerce le gaz provenant de la décomposition de l’acide sul- Di’iqne par l’alcool uni au chlore gazeux sur le gaz ammoniac sec.

Succinamide, H^C^O^, 2H2Az, HO. Elle est cristallisée, insoluble dans 1 alcool absolu et dans l’éther; les acides et les alcalis hydratés la transtonpenl en acide succinique et en ammoniaque. Chauffée, elle se

change en partie en bisuccinamide. On peut la représenter par du succinate d’ammoniaque, dont on aurait séparé les éléments de 2 équivalents d’eau. On l’obtient en soumettant l’éther succinique à l’action prolongée de l’ammoniaque liquide, ou en traitant l’acide succinique anhydre par le gaz ammoniac sec.

On doit encore ranger parmi les amides le sulfatammon et le parasulfatammon , corps isomériques, H3Az,S03, qui résultent de l’action de quantités différentes de gaz ammoniac anhydre sur l’acide sulfurique anhydre; le sulfate d’ammoniaque acide anhydre, 3H3Az,4S03; les sulfites d’ammoniaque anhydres, H3Az, S02, et H3Az, 2S02; la carhamide, H2Az, CO, produite en faisant arriver du gaz ammoniac anhydre en excès dans des flacons pleins de gaz acide chloroxycarbonique; la phosphamide, H3Az2, Ph02, résultant de la réaction du gaz ammoniac sec sur les chlorures de phosphore en présence de l’eau; la biphosphamide, AzPh02, et le phospham, HPhAz2.

Valéramide , HiiGio^Az02. En traitant l’éther valérique par l’ammoniaque, on obtient la valéramide, laquelle, soumise à l’action de l’acide phosphorique anhydre, donne le valéronitrile.

Amides acides ou acides amidés. On les obtient en décomposant parle feu des sels ammoniacaux acides , ou bien en traitant des acides anhydres par du gaz ammoniac sec; on peut les considérer comme des composés d’une amide neutre et d’un acide. Elles se transforment en sels ammoniacaux dès qu’elles prennent les éléments de l’eau. C’est en décomposant par le feu le bioxalate d’ammoniaque que M. Balard a découvert le type des amides acides, l’acide oxamique, qui ne diffère du bioxalate d’ammoniaque que par les éléments de 2 équivalents d’eau en moins. Cet acide = H2Az, HOC^O^, est pulvérulent, jaunâtre. Chauffé, il donne de l’eau, de l’acide carbonique, de l’oxyde de carbone, et de l’oxamide. Les principales amides acides , ouire l’acide oxamique, sont les acides carbamidique, camphoramique , chrysammamique , isamique, lactamique, phtalamique, tartramique, succinamique et sulfamidique.

Lorsqu’on décompose par le feu ces acides, on obtient d’autres amides, auxquelles on a donné le nom d'imides , qui sont à ces acides ce que les nitriles sont aux amides. On peut citer, parmi les imides, la camphimide , Hi^C20AzO'^, la mellimide, phtalimide, etc.

Amides basiques. On est assez porté à croire que la plupart des alcalis organiques peuvent être considérés comme des amides basiques; toujours est-il^que l’urée et la mélamine, qui agissent à l’instar des al cnlis organiques, se comportent comme des amides.

DES ALCALIS ORGANIQUES

Des nitrlles.

Lorsqu’on fait agir l’acide pliospliorique anhydre sur les sels ammoliacaux à acides organiques ou sur les amides correspondantes, on obient des nitrües, dont la composition n’est pas toujours identique; en !3ffet, il en est que l’on peut considérer comme des cyanhydrates d’un :arbure d’hydrogène: tel est le métacétomtrile , H^C^Az; ceux-ci, traiés par les alcalis, fixent de l’eau , dégagent de l’ammoniaque , et régélèrent l’acide du sel primitif; ils produisent, avec du potassium, du oyanure de potassium , de l’iiydrogène , et des carbures d’hydrogène. )’autres nitrües , tel que le benzonitrile , H^Ci^Az, offrent une com- )osition différente. Les principaux nitrües sont Vacétonitrile, H^G^Az; e butyronitrile ; H^C^Az ; le valénitrile , H^Ci^Az; le benzonitrile, iï^ciiAz, etc.

Des bydramides.

J’ai dit, à la page 403 , ce que l’on entend par hydramide. Les princii.)ales bydramides sont Vanishydramide, ; la benzhydramide,

! 118042 Az2, V hydrobenzamide , la benzoïnamide , la cinnydramide , la v.uminhydramide , la furfuramide , la salhydramide.

SECTION QUATRIÈME

DES ALCALIS ORGANIQUES

Généralités sur les alcalis organiques. On désigne sous ce nom les ■substances organiques qui se combinent avec les acides pour former des sels ; il en est un grand nombre qui existent dans la nature; d’autres n’ont encore pu être obtenus que par l’art. En général les alcalis organiques sont composés d’hydrogène, de carbone, d’oxygène et d’azote;

1 il en est pourtant qui ne renferment pas d’oxygène; quelques-uns d’entre I ^ux contiennent du soufre. Ils se comportent avec les oxacides comme l’am- ' moniaque; car, comme elle, ils ne se combinent avec ces acides qu’autant ' qu ils sont monohydratés; d’où il suit qu’ils n’agissent comme bases sur ' les oxacides qu’àla condition de fixer les éléments d’un équivalent d’eau.

I h’acide azotique exerce sur eux, du moins sur la plupart d’entre eux, •nie action remarquable , sur laquelle M. Th. Anderson vient d’aiipcler 1 •'Itenlion des savans (voy. Codéine, Narcotine, Morphine, Strych-

nine, etc.). Les hydracides anhydres, au contraire, s’unissent directement avec eux , sans rien perdre de leurs éléments.

Le tannin, précipitant la plupart des alcalis organiques, a été proposé comme un réactif propre à signaler de petites quantités de ces substances dans les matières végétales. Le chlore, le brome et l’iode, colorant presque tous les alcalis végétaux auxquels ils communiquent une teinte plus ou moins foncée et différente pour chacun d’eux, on a cru pouvoir tirer parti de ces colorations pour les reconnaître ; mais on ne saurait employer ces corps avec avantage, attendu qu’au bout d’un temps assez court, les teintes deviennent presque uniformes pour tous.

Soumis à l’action de la chaleur, quelques-uns de ces alcalis se volatilisent sans altération ; tandis que la majeure partie sont décomposés en totalité, et donnent les produits qui résultent de la décomposition des matières organiques azotées (voy. p. 4).

Ceux qui existent dans les végétaux s’y trouvant à l’état de sel : aussi ne s’agit-il, pour les extraire, que de mettre en liberté l’alcali végétal en le déplaçant par un alcali minéral qui vient s’unir à l’acide précédemment combiné avec la base organique.

Je diviserai les alcalis organiques en deux groupes: 1° ceux qui existent tout formés dans la nature, 2° ceux qui sont le produit de l’art.

PREMIER GROUPE

Alcalis naturels.

Ceux-ci peuvent être subdivisés en ceux qui sont volatils et en ceux qui ne le sont pas.

AI.0AI.1S IVATORELS IVOM TOf.ATIl.S.

Les principaux alcalis non volatils sont les alcalis des quinquinas et d autres rubiacées, de Vopium, des sf?'^/c/^nos^ des renonculacécs, des satanées et des scrophulariées. Ils sont en général très-peu solubles dans l’eau et solubles dans l’alcool; à très-peu d’exceptions près, ils sont formés d’hydrogène , de carbone, d’oxygène et d’azote.

ALCALIS DES QOIMQOIIVAS ET D’AUTRES RUBIACÉES.

Ces alcalis sont la quinine, la ciiichonine, la quinoïdine, rémélne. la caféine , etc.

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