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DB LA QUININE

De la qululue. H*<C®®Az*0*.

La quinine a été découverte par Pelletier et Caventou, en 1820, dans es quinquinas rouge, jaune et gris, où elle existe probablement com- )inée avec l’acide quinique, et avec une ou plusieurs matières colorantes: in la trouve surtout abondamment dans le second. Elle est ordinaireiient sous forme d’une masse poreuse composée de petits cristaux prisiiatiques, d’un blanc sale, d’une saveur très-amère, solubles dans 400 parties d’eau froide et dans 250 d’eau bouillante. L’alcool la dissout rès facilement; elle est plus soluble dans l’éther que la cinclionine : les miles fixes et volatiles la dissolvent assez bien. Dissoute dans l’alcool m dans l’eau acidulée , si la température n’est pas au-dessus de 22", la juinine exerce le pouvoir rotatoire vers la gauche.

Quoique ayant peu d’action sur l’eau , la quinine peut en retenir orsqu’on la sépare par le refroidissement d’une dissolution alcoolique ; idle constitue alors un transparent , contenant 6 équivalents

i’eau, fusible à 90 degrés. Cet hydrate, que l’on a considéré pendant quelque temps comme un alcaloïde particulier, auquel on avait donné e nom de quinide, peut être obtenu cristallisé en petites aiguilles qui ■ont des prismes allongés à six pans assez efflorescents , lesquels, étant ' ;hauffés dans un bain d’huile à 120", perdent toute leur eau ; on l’obtient • n précipitant le sulfate de quinine par l’ammoniaque, ou en faisant )ouillir la quinine dans l’eau, filtrant à froid et laissant évaporer sponanément, ou bien en la dissolvant dans l’alcool à 40 ou 42 degrés, et ! !ii abandonnant la dissolution dans un endroit froid sans être humide.

Si on chauffe fortement la quinine, elle se décompose à la manière » les substances végétales azotées. L’air ne l’altère point; elle n’en absorbe même pas l’acide carbonique. Elle rétablit la couleur bleue du I» ournesol rougi par un acide. L’acide azotique ne rougit point la quiiiine. La potasse fournit avec elle de la quinoléine (voy. Cinchonine, ). 414).

Extraction. On l’obtient en décomposant le sulfate par la magnésie 3U par la chaux, à l’aide de la chaleur; la quinine se dépose et reste mêlée avec l’excès de magnésie ou de chaux ; on traite le dépôt par l’alcool bouillant, qui ne dissout que la quinine, et qui la laisse précipiter par le refroidissement; on la purifie en la faisant dissoudre de nouveau dans l’alcool. La quinine n’est pas employée en médecine, tandis qu’on administre souvent le sulfate de quinine.

Sels de quinine. Ils ont un aspect nacré, et ils sont plus facilement

cristallisables que ceux de citichonine. Ils sont solubles ou insolubles dans l’eau ; les premiers sont plus amers que les sels de cinclionine. Ils se dissolvent en général dans l’alcool. Étendus d’eau ils se colorent fortement en bleu tirant au vert lorsqu’on les traite successivement par le chlore et l’ammoniaque. Le chlore , additionné d’une dissolution concentrée de cyanure jaune de potassium et de fer, leur communique une belle couleur d’un rouge clair, ce que ne font pas les sels de plusieurs autres bases alcaloïdes organiques (Vogel fils). Les sels de quinine sont précipités par les alcalis minéraux, qui en séparent la quinine en flocons trés-blancs; les oxalates et les tartrates neutres de potasse et de soude, les bichlorures de mercure et de platine, et l’azotate d’argent, les précipitent en blanc ; la teinture d’iode les colore en brun jaune, le chlorure d’or en blanc jaunâtre , et le permanganate de potasse en vert; il faut supposer que les dissolutions de quinine soient assez concentrées.

L’oxalate, le tartrate, le citrate, le gallate, le tannate, et l’iodate, sont peu solubles dans l’eau.

Sulfate neutre de quinine, H2'îC38Az20^, H0,S03,7H0. — Il est sous forme d’aiguilles ou de lames très-étroites, allongées, nacrées, et légèrement flexibles, semblables à l’amiante; ces aiguilles sont entrelacées de manière à imiter des mamelons étoilés ; il est soluble dans 750 parties d’eau froide ; l’eau bouillante en dissout V30 de son poids. L’eau acidulée le dissout très-bien et le laisse cristalliser par le refroidissement. L’alcool le dissout à merveille, tandis qu’il est à peine soluble dans l’éther. Chauffé il perd son eau et devient entièrement lumineux dans l’obscurité; il en est de même quand on le frotte, surtout lorsqu’il est pur et sec : il fond facilement, et présente alors l’aspect de la cire. Il s’effleurit promptement à l’air. IL, exerce la rotation vers la gauche.

Le sulfate de quinine est un médicament précieux qui peut remplacer le quinquina avec beaucoup d’avantage, excepté dans le traitement de l’empoisonnement par l’émétique, et dans les divers cas où l’écorce du Pérou est appliquée à l’extérieur, comme dans les ulcères atoniques, la pourriture d’hôpital, etc. Dans toute autre circonstance, il doit être préféré à cette écorce; en effet, il est beaucoup plus actif, et il produit, à la dose de quelques centigrammes , les mêmes effets que plusieurs grammes de quinquina ; son action est infiniment plus prompte, parce que le quinquina ne commence â agir que lorsque les quinates de quinine et de cinclionine qu’il renferme ont été séparés des autres matières qui entrent dans sa composition; il fatigue beaucoup moins restoniac, par cela seul qu’il n’a pas besoin d’être digéré, et qu’on ne l’emploie qu’à la dose de quel(|ues centigrammes; aussi voit-on tous les jours des

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