DES ALCALIS VÉGÉTAUX ARTIFICIELS
énéneuse, fort soluble dans l’eau, dans l’alcool, et insoluble dans éther.
La cusparine a été extraite par Saladin de l’angusture vraie (Bonplania trifoliata)^ en traitant cette écorce par de l’alcool froid et absolu, et 111 laissant évaporer spontanément. Elle cristallise en tétraèdres, et fond . une douce chaleur; elle est soluble dans l’eau et dans l’alcool, et insojble dans l’éther.
La daphnine a été signalée par Vauquelin dans l’écorce du garou idaphne gnidium et mezereum). On l’obtient en faisant bouillir celte icorce avec de l’eau, et en distillant sur la magnésie; le produit disi lié est alcalin, et possède une odeur et une saveur très-irritantes.
La fumarine a été extraite de la fumeterre {fumaria officinalis).
La capsicine existe, selon Braconnot , dans la graine du capsicum an- Luum. Elle est difficilement cristallisable , insoluble dans l’eau froide et jans l’éther, et peu soluble dans l’alcool.
La crotonine est préparée, suivant Brandes, avec la graine du pignon rinde {croton tiglium). Elle forme une masse compacte, composée de cetits cristaux fusibles , non volatils, et fort peu solubles dans l’eau.
La sanguinarine , extraite de la racine du sanguinaria canadensîs , s’Jt couleur gris de perle , et forme avec les acides des sels rouges trèsjilubles, d’une amertume très-prononcée. — Composition. Carbone, i),03; hydrogène, 5,27; azote, 5,23; oxygène, 19,47 (Schiel).
DEUXIÈME GROUPE
Alcalis végétaux qui sont le produit de l'art.
En décomposant lantèt par le feu , tantôt par les alcalis ou par d’au- >'es agents, le goudron de charbon de terre, la cinchonine, du cyanalc ' e potasse , etc., on obtient des alcaloïdes qu’on n’a pas encore trouvés ^ans la nature. La plupart de ces corps peuvent être représentés par de ''ammoniaque, H3Az, plus un carbure d’hydrogène, ainsi que je le dénontrerai bientôt ; quelques-uns dérivent de plusieurs carbures d’hyh’ogène, d’autres des éthers cyanique et cyanurique. On peut dire \ü ils sont presque tous volatils , sans décomposition'., aucun d’eux ne enferme d’oxygène, et ils sont tous formés d’hydrogène, de carbone et l’azote. On peut les diviser en trois séries : 1° ceux que l’on a désignés ous le nom d'ammoniaques composées ou de bases amidées, parce qu’ils
446 DEÜXIÊME PARTIE.
présentent une grande analogie de composition et de propriétés avec r ammoniaque ; on peut les envisager comme de l’ammoniaque dans laquelle 1 équivalent d’hydrogène est remplacé par 1 équivalent d’tiii groupe organique composé, H^C^, fl^C6,H9C8 oü : tels sont
l’éthylamine, là méthylamine, l’amylamine ou valéraminè, la butyramine et l’aniline. 2° Ceux qui résultent de la substitution de 2 équivalents d’hydrogène par 2 groupes organiques qui peuvent être différents l’un de l’autre : ce sont les bases imidées. 3® Ceux qui résultent de la substitution de 3 équivalents d’hydrogène de l’atiimoniaque par trois groupes organiques composés. Indépendamment de ces alcaloïdes, il en existe un certain nombre qui ont moins d’analogie avec l’ammoniaque : ce sont la qiiinéioïne , le pyrrhol et la picoline.
S l®**. — DES ALCALIS DE LA PREMIÈRE SÉRIE , ou des bases amldées, ou des timmoulaqnes composées.
On doit à M. Wurtz un travail remarquable sur celle classe de corps, et notamment sur l’élliylamine, la méthylamine et l’amylamine. M. Hoffmann a particulièrement étudié l’aniline. M. Wurtz a vu que lorsqu’on traite par la potasse l’acide cyanique hydraté , on obtient de Y ammoniaque; si l’on substitue à l’acide cyanique l’éther cyanique de l’alcool vinique, on produit Y étMjlamine ; avec l’éther cyanique méthylique ou d’esprit de bois, on produit la méthylamine; avec l’éther cyanique amylique ou de pommes de terre, on forme la valéraminè. Ces composés peuvent être représentés par 1 équivalent d’ammoniaque et 1 de carbure d’hydrogène constamment isomérique; ainsi :
Ammoniaque H®Az
Méthylamine H®Az,H*C®, ou bien H®C*Az.
Éthylamine H®Az,H*C*, ou bien H’C*Az.
Valéraminè H='Az,H‘®C®, ou bien H'®C'°Az.
On va voir, par les détails dans lesquels je vais entrer, que ces différents corps, composés des éléments de l’ammoniaque et d’un carbine d’hydrogène, possèdent la plupart des propriétés de l’ammoniaque.
De l’éthylaminc. H’G^Az (H®Az,H*C*).
L’élhylamine est liquide, incolore, très-légère , très-mobile , d’une odeur et d’une saveur semblables à celle de l’ammoniaque, bleuissant le papier de tournesol rougi, bouillant à 13", 7, inflammable, et briV
DE LA MÉTHYLAMINE. 44Î
lant avec une flamme bleiiâlre lorsqu’on l’approche d’un corps en combustion , ce que ne fait pas V ammoniaque, soluble dans l’eaü én toutes proportions, et se comportant avec les sels de magnésie, d’aluhiine, de [ manganèse, de fer, de plomb, de mercure, de cuivre, etc., comme l’ammoniaque liquide. Quant aux sels de nickel, elle leS précipite J mais l’oxyde déposé ne se dissout pas dans un excès d’éthylamirte, tandis que l’ammoniaque dissout parfaitement l’oxyde qu’elle a séparé de ces ^sels. L’éthylamine forme avec les acides des sels cristallisables, semblaîbles aux sels ammoniacaux; en approchant une baguette mouillée d’a- :cide chlorhydrique , on voit apparaître des vapeurs blanches extrêmelifnent épaisses , comme avec l’ammoniaque. L’éthylamine donne aussi iides composés analogues aux amides (voy. p. 403) : ainsi ^ avec l’éther oxalique, elle fournit des cristaux aiguillés, HSC'îAz, €20^, correspon- Jlants à l’oxamide.
Préparation. On chauffe légèrement, dans un tube fet’mé par un f)Out , du chlorhydrate d’éthylamine bien sec , mélangé du double de son ooids de chaux vive; l’éthylamine se volatilise, et vient se condense!' Hans un récipient refroidi. Pour obtenir le chlorhydrate d’éthylamine, on commence par préparer l’éthylamine en faisant bouillir dans un apoareil distillatoire de l’éther cyanique avec un excès de potasse; l’àlcali •le rend dans le récipient, dans lequel on a mis un peu d’eau, et qüé ' ’on a entouré d’un mélange réfrigérant; on sature par l’acide chlorhy-» ilrique l’élhylamine condensée dans le récipient; on évapore, et le miorhydrate cristallise. Il reste dans la cornue du carbonate de poasse.
H6C40,C2Az0 2 KO, HO 2K0,C02 H^G^Az
Ether cyanique. ’ Potasse. Garb. de potasse. ’ Ethylaidine.
D’après M. Strecher, on pourrait encore préparer Véthylamine en faîliant réagir l’ammoniaque sur les chlorures et les bromures des radicaux de l’alcool, ou sur l’éther vinique (voyez Comptes rendus des séances de l’Académie des sciences, numéro du 12 août 1850, elJourn. lepharm., septembre 1850).
De lai méthylamlne. H®C*Az, ou H'Az, H*C*.
La mélhylamine est un gaz incolore, odorant, et saplde Comme l’àml' nioniaque , d’une densité de 1,08, presque double de celle de ce dernier I gaz, bleuissant le papier rougi par un acide, condensable à 0“, brûlant
avec une flamme jaunâtre, excessivement soluble dans l’eau, puisque à 12“ ce liquide en dissout 1040 volumes. Le charbon l’absorbe avec énergie. Elle agit sur les acides et sur les sels , comme l’étliylamine. On l’obtient, comme celle-ci, en chauffant le chlorhydrate de cette base avec de la chaux vive, et en recueillant le gaz sous des cloches pleines de mercure; on voit que l’on prépare ces deux bases exactement comme on extrait l’ammoniaque du chlorhydrate par la chaux.
De In valéramine ou de l’amylamiue. H*^C’®Az, ou
Elle est liquide, incolore, d’une saveur et d’une odeur ammoniacales, très-soluble dans l’eau, se comportant avec les acides et les sels comme les deux bases précédentes, si ce n’est qu’il faut l’employer en plus forte proportion que l’éthylamine , la méthylamine et l’ammoniaque, pour dissoudre le chlorure d’argent et le bioxyde de cuivre hydraté bleu. Elle donne avec l’acide chlorhydrique un chlorhydrate neutre en écailles blanches, grasses au toucher, non déliquescentes, assez solubles dans l’eau , solubles dans l’alcool , et que l’on peut représenter par H13C10AZ, HCl. On l’obtient en distillant avec de là chaux vive le chlorhydrate de valéramine, préparé lui-méme en décomposant l’éther amylique par la potasse (voy. Éther amijlique, p. 210, et Éthylamine, p. 446).
De la butyraminc ou pétinine. H”C®Az, OU H®Az, H®C®.
Elle est liquide, incolore, fluide comme l’éther, et fortement réfringente-, sa saveur est chaude et piquante, son odeur est désagréable et semblable à celle des pommes. Elle bout à environ 80°. Elle se dissout en toutes proportions dans l’eau, l’alcool, l’éther, et les huiles. Elle ramène au bleu le papier de tournesol rougi par un acide, et répand d’épaisses vapeurs lorsqu’on en approche une baguette imprégnée d’acide chlorhydrique. Elle s’unit aux acides avec dégagement de chaleur, et fournit des sels. Elle j)récipite le chlorure d’or en jaune pâle, et les sels de cuivre en bleu ; l’hydrate de bioxyde de cuivre déposé se dissout dans l’ammoniaque, qu’elle colore en bleu. Elle donne des sels doubles avec le bichlorure de platine et le bichlorure de mercure. Elle est à l’acide butyrique, H^C^O^, HO, ce que l’éthylamine est â l’acide acétique, H^G^O^.HO.
Préparation. 11 a été jusqu’à présent impossible de l’obtenir par le procédé qui fournil les trois bases dont je viens de parler; mais on la
DE l’aniline. 449
prépare en décomposant par le feu les matières animales , et notamment le produit huileux qui se produit dans la fabrication du noir d’ivoire ]xu’ les os (Anderson, Journ. depharm., octobre 1849).
Action de l’éthylamine et de la méthylamine sur l’économie animale, 11 importait de savoir si les analogies que je viens de constater entre ces deux bases et l’ammoniaque se retrouveraient aussi dans les effets que ces substances produisent sur nos organes. Mon neveu, I.-L. Orfila, s’est livré à des recherches nombreuses à ce sujet, qui ont donné les résultats suivants :
Les chiens soumis comparativement à l’action de ces alcalis et de l’ammoniaque ont présenté les mêmes symptômes d’empoisonnement et tes mômes lésions de tissu. L’analogie est complète, soit qu’on introduise ces corps par le tube digestif, soit qu’on fasse respirer les animaux dans des atmosphères cliargées de ces substances.
De l’auiliue. H’C“Az.
5n obtient V aniline lorsqu’on traite l’indigo par un excès de potasse, ou lorsqu’on soumet la nitrohenzine , AzO'î (voy. p. 334), à l’ac-
I lion de l’hydrogène naissant, de l’acide sulfhydrique, ou de tout autre corps réducteur qui lui enlève de l’oxygène.
H5Ç12,Az04 6H H7Ç12AZ 4 HO
Mitrobenzioe. ’ Hydrogène. Aniline. ’ Eau.
L’aniline est liquide, môme à — 20°, incolore, d’une odeur vineuse agréable, d’une saveur brûlante, d’une densité de 1,028, bouillant à 182", A peine soluble dans l’eau, très-soluble dans l’alcool et l’éther. Exposée à l’air, elle se résinitie, et verdit le sirop de violettes. Elle dissout à ‘ chaud le soufre et le phosphore, et fournit avec plusieurs acides des sels que l’on peut faire cristalliser. Elle colore en bleu les hypochloriles alcalins. Le chlore et le brome lui enlèvent de l’hydrogène, et donnent de l’aniline monocA/orée cl monobromée , qui sont de véritables bases formant des sels, et de l’aniline trichlorée ou fnôromée = Hi2G4Cl3Az, et ' Hi2C4Br3Az, qui ne possèdent plus de propriétés basiques. Il existe au.ssi une aniline wonoiodée, qui est une base. En général , quand la subsli- ' tulion n’a pas été poussée trop loin, les corps dérivés de l’aniline restent l>asiques. Quant au cyanogène, il n’agit pas sur l’aniline en lui enlevant tie I hydrogène , mais bien en se combinant avec elle pour former une base
cristallisable, la cyaniline, H'G^^AzGy, qui produit des sels bien définis, et cristallisables avec les acides. Les expériences de M. Gerhardt l’ont conduit à admettre que, dans ses réactions, l’aniline se comporte comme l’ammoniaque, qu’elle fournil des amides correspondants aux amides de la série ammoniacale, qui ne diffèrent des sels d’aniline que par de l’eau : ainsi que l’on distille de l’oxalate ou du sulfate d’aniline , on aura dans le premier cas Voxanilide, G202,H6G^2Az, correspondant à l’oxamide, et, dans le second, de l’acide sulfanilique, S^O^, H^Gi^Az, correspondant à l’acide oxamique. L’aniline peut être représentée par de l’ammoniaque et par un carbure d’hydrogène, H3Az,H^Gi2.
De la nitr aniline, H®G^2^ AzO'^jAz. — Elle est le résultat de l’action de l’hydrogène ou du sulfhydrale d’ammoniaque sur le binilrobenzide; ici 1 équivalent d’hydrogènedu binilrobenzide a été remplacé par 1 équivalent d’acide hypoazotique.
H^G12,2AzO'î ’ 6H __ H6Ç12^ AzQ4,Az 4H0
Binitrobenzine. ’’ Hydrogène. Nitraniline. * Eau.
La nitraniline est en aiguilles jaunes, fusibles à 110°, bouillant à 285°, volatiles, presque insolubles dans l’eau froide, solubles dans le même liquide bouillant. Elle forme des sels avec les acides.
De la cyaniline, H7Gi2GyAz. — On la produit en combinant le cyanogène avec l’aniline. Elle est en lames cristallines d’un grand éclat, incolores, inodores, insipides, fusibles à 220°, insolubles dans l’eau, formant des sels avec les acides azotique, chlorhydrique, iodhydrique, etc.
De la mélaniline, Hi3G26Az3. — Elle est le résultat de 1 action du chlorure ou du bromure de cyanogène gazeux et secs sur l’aniline. Elle est solide, inodore, d’une saveur amère, fusible entre 120° et 130°, à peine soluble dans l’eau froide, soluble dans l’éther, l’alcool , etc., foimanl avec les acides des sels que l’on peut transformer, par la substitution , en sels chlorés et bromés.
Si l’on fait agir à la fois le chlorure de cyanogène gazeux et de l’eau, on obtient de Vanilurée.
De Vanilurée, H8G14AZ2Q3. — L’anilurée est en cristaux aciculaires, peu solubles dans l’eau froide, Irè, s-solubles dans l’eau chaude, sans action sur les acides et les alcalis étendus. Ghauffés, ils fondent, puis donnent de l’ammoniaque et un mélange de carbanilide et d’acide cyanurique; ce qui fait croire à M. Hoffmann que Vanilurée est une
DES BASES ALCALINES DITES IMîDÉES. 451
amide conjuguée, formée d’une molécule de carbamide el d’une de carbanilide.
H2Az,C0 H6Ci2Az,C0
Carbamide. ^ Carbanilide.
(Voyez, pour plus de détails, le numéro d’octobre 1849 du Journal de i pharmacie.)
De quelques antres nlealis artlflcicls ayant moins d’analogie avee l’ammoniaque que les précédents.
Do la quinéoline ou Icnkol. H^C’®Az (voy. p. 414).
Du pyrrhol.
Il fait partie du goudron de charbon de terre , d’après Runge.
De la ptcollne. H’C^’Az.
Elle existe dans le goudron de charbon de terre. Elle est liquide, d’une densité de 0,955, bouillant à 133®, soluble dans l’eau, l’alcool, l’éther, et les huiles grasses et essentielles. Elle est isomérique avec l’aniline; on peut donc la considérer comme étant formée de H^Az (ammoniaque) et de (carbure d’hydrogène).
S II. — DES BitSES AECAEIMES DITES IIIIIDÉES.
En faisant réagir l’éther bromhydrique sur une base amidée ou sur une ammoniaque composée, M. Hoffmann a pu, en éliminant une seconde molécule d’hydrogène, la remplacer à son tour par le terme H^C^, ou un autre analogue, et passer de la première série des alcaloïdes artificiels à une seconde série complètement nouvelle, la série des bases imidées. Cette série comprend surtout V éthijlaniUne.
De rétiiylanlilue. H”C'“A7,.
Lorsqu’on chauffe doucement un grand excès d’éther bromhydrique, H^C-îBr, et de Vanüine, on obtient, par le refroidissement, une masse crislalUne, composée de bromhydrate d’d%/am7me; d’où il suit qm** le brome s’est emparé d’un équivalent d’hydrogène ^de l’aniline pour fois
mer de l’acide bromliydrique, tandis que l’aniline a pris à l’éllier bromhydrique; en sorte qu’elle s’est transformée en éthylaniline : en effet,
H7Ç12AZ — H H5Ç4 HiiÇieAz
Aniline. ’ Hydrogène. ’ Carb. d’hydrogène. Ethylaniline.
Si l’on décompose le bromhydrate d’éthylaniline par la potasse, on obtient l’éthylaniline, sous forme d’une huile brune, que l’on purifie en la desséchant sur la potasse caustique et en la rectifiant. Ainsi purifiée, elle est huileuse, incolore, fortement réfringente, se colorant rapidement à l’air et à la lumière, d’une densité de 0,958 à 18°, bouillant à 204°, ne devenant pas bleue, comme l’aniline, lorsqu’on la traite par l’hypochlorite de chaux, donnant, avec les acides, des sels très-solubles,, difficiles à obtenir cristallisés au sein de l’eau. Le bromhydrate, cristallisable en tables d’une grande beauté, après avoir été dissous dans l’alcool, s’il est fortement et brusquement chauffé, se dédouble en aniline et en éther bromhydrique.
S lll. — DF.!^ DAiSEjS AFCAFIIVES DITES IVITXllLES.
Lorsqu’on fait réagir l’éther bromhydrique sur réthylaniline, on élimine une troisième molécule d’hydrogène, qui est remplacée à son tour par c’est-à-dire par les éléments de l’éther bromhydrique, moins le brome , et l’on forme la biéthylaniline.
De la biéthylaniline. H‘®C®°Az.
La biéthylaniline est liquide, et ne se colore pas à l’air comme l’étln^laniline; sa densité est de 0,939 à 18°; elle bout à 213", 5; elle n’est pas colorée en bleu par l’hypochlorite de chaux; mais, comme l’éthylaniline, elle colore un copeau de sapin en jaune.
De fiuclqucs autres hases obtenues par HI. Uofrniann.
Lorsqu’on traite la nitraniline par l’éther bromhydrique, on forme V éthylonitr aniline. La méthylaniline est le résultat de l’action de l’éther méthylbromhydrique ou méthyliodhydrique sur l’aniline et sur les bases qui en dérivent. On prépare Vamylaniline en faisant agir sur l’aniline, un excès d’éther amylbromhydrique, L’amylaniline donne, avec l’éther amylbromhydrique , de la hinmylamih. On forme de Y amylélhylani-
GÉNÉRALITÉS SUR LES CORPS GRAS COMPOSÉS. line avec l’éllier bromhydrique et l’amylaniliiie. Eu chauffant une dissolution aqueuse (ï éthylamine avec un excès d’éllier bromhydrique , on produit la hiéthylamine ; celle-ci est è son tour transformée par cet éther en triéthylamine (voyez, pour plus de détails, le mémoire de M. Hoffmann dans le numéro d’août 1850 du Journal de pharmacie).
CLASSE DEUXIÈME