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DES PRODUITS IMMÉDIATS GRAISSEUX, HUILEUX OU CIREUX

Ces produits sont : 1" la stéarine, la margarine, l’oléine, la butyréoline, lapalmine,la palmiline, la myristine, la phocénine, la bu(yrine, l’hircine, l’élaïdine, que l’on peut considérer comme étant formés de glycérine et d’un acide gras; 2° la cétine et la niyricine, que l’on peut envisager comme des composés, la première d’acide éthalique et d’éthal, et l’autre d’acide palmitique et de mélissine, substance qui se rapproche beaucoup de l’éthal; 3° les graisses et les huiles; 4° les cires.

Avant de parler de chacun de ces corps en particulier, je crois utile de doniier leurs principales propriétés générales.

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Les corps gras composés existent dans le règne végétal et dans le règne animal; les plantes en contiennent surtout dans les graines et dans les ! péricarpes des fruits; on les désigne sous le nom d'huiles, tandis qu’on appelle cires des matières grasses que l’on trouve à la surface des feuilles et des écorces. Quant aux graisses, elles n’existent que dans le règne animal, constituant , en grande partie le tissu cellulaire graisseux, si abondant surtout sous la peau, où il forme une couche d’autant plus épaisse que les animaux sont plus gras.

Les corps gras composés sont solides ou liquides, cependant leur fluldilé n’est jamais très-grande; tout le monde connaît la consistance huileuse; ils ont une saveur douce fade lorsqu’ils sont récents et purs; il en est de même de Todeur, qui est presque nulle ordinairement; toutefois , lorsque ces corps ont subi une altération provenant soit de l’air, soit de tout autre agent, en même temps qu’il se développe une odeur plus ou moins forte, ils acquièrent une saveur âcre désagréable; quant à ceux qui possèdent une odeur particulière, on sait qu’elle est due à la présence d’un acide volatil uni à la glycérine. Étendus à l’état liquide sur du papier, les corps gras le rendent translucide, et forment des taches persistantes huileuses ou graisseuses.

Ils fondent assez facilement à une température peu élevée, et sans exception plus basse que celle à laquelle fondent les acides qu’ils renferment ; le point de fusion varie de — 5° à -f- Le froid les durcit et solidifie ceux qui étaient liquides.

Une température plus élevée que le point de fusion, celle de 250° par exemple, fait éprouver aux corps gras une décomposition particulière caractéristique.

Lorsqu’on les maintient longtemps en ébullition , ils dégagent de l’acide carbonique, des gaz inflammables, de l’acro^éme^ corps très- volatil qui irrite fortement les yeux et prend à la gorge , et qui provient de la décomposition de la glycérine; ils se colorent et donnent, en outre, des produits solides ou liquides , selon l’époque de l’opération et sa durée : c’est ainsi que, pendant la première période, le produit présente, à la température ordinaire, la consistance du beurre, et n’est formé que d’acides gras libres ; plus on ménage la distillation , plus ce produit est abondant et solide : il s’élève en général à 30 ou 40 pour 100; on n obtient plus ensuite qu’une huile volatile, des gaz inflammables, tandis que ce qui reste du corps soumis à la distillation est devenu visqueux, biTiii, et très-soluble dans les alcalis. Il est évident que ces produits doivent varier, selon la nature même du principe qui les fournit : ainsi l’acide stéarique se transforme en acide margarique , l’acide oléique fournit de l’acide sébacique. Le point d’ébullition des corps gras, et ))articulièrement des huiles, est plus élevé que celui de la fusion du plomb. Si l’on fait chauffer à 300° les corps gras dans un appareil que l’on fait traverser dans un courant de vapeur d’eau, sous une pression |)liis faible que celle de l’atmosphère , la glycérine est décomposée en plusieurs produits solubles dans l’eau, et les acides gras qui étaient combinés avec elle distillent sans altération. V oxygène peut se combiner avec certaines matières grasses directement ; cette action finit par produire la

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