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DES BAUMES

l’acide phénique, de l’élher benzoïque, et plusieurs huiles; on pense généralement que cet éther existait dans le benjoin, et qu’il s’y était formé par l’action de l’acide benzoïque, contenu dans le benjoin, sur le sucre renfermé dans le suc du styrax henzoin; il y aurait eu là une sorte :de fermentation. Le benjoin est entièrement soluble dans l’alcool, d’où il est précipité par l’eau et par les acides. Il est composé de plusieurs résines, d’acide benzoïque, d’une huile essentielle analogue à l’hydrure ide benzoïle, et susceptible de fournir de l’acide benzoïque en s’oxydant, enfin de débris ligneux et d’impuretés. On a conseillé de l’employer iJans les faiblesses du canal digestif, dans les fièvres dites ataxiques,. Hdynamiques, éruptives , et même dans les fièvres intermittentes, dans fcs catarrhes rebelles, l’asthme humide, les toux chroniques lorsque ’irritation n’est pas très-vive, dans les affections rhumatismales , paralytiques, etc. On l’administre aux mêmes doses et sous les mêmes formes (lie les précédents. Il entre dans la composition du baume du Comman- ' leur, dans celle des clous fumants , dans les pilules balsamiques de il'Iorton, etc. On s’en sert comme cosmétique, et pour préparer l’acide "lenzoïque.

Storax calamite. On l’obtient par incision du styrax officinale, ar- ^•re qui croît dans le Levant, et, suivant quelques auteurs, en Italie. jC storax blanc ou calamite est en larmes blanches opaques, molles, Tune odeur forte et suave , d’une saveur d’abord douce , puis amère.

Storax amygdalo'ide. Il est en masses sèches, cassantes; sa cassure •ffre des larmes amygdaloïdes d’un blanc jaunâtre, d’une odeur anaogue à celle de la vanille, et d’une saveur douce.

Storax rouge brun. Il est mélangé de sciure de bois; sa couleur est ouge brune, sa saveur douce, son odeur agréable; il offre çà et là uelques larmes rougeâtres.

Storax liquide pur. Il a l’aspect d’une térébenthine jaune brunâtre; on odeur est analogue à celle de la vanille; il ressemble beaucoup au iquidambar mou d’Amérique.

Storax noir. Il a un éclat un peu gras; son odeur agréable ressemble

celle du vanillon; à la longue, il se recouvre de petits cristaux très- '•rillanls; il est mêlé d’une assez grande quantité de sciure de bois.

Storax en pain. Il est d’un brun rougeâtre, d’une odeur analogue à -elle du précédent, facile à diviser en une poudre grasse et grossière.

1 jouit des propriétés médicinales des autres baumes, mais il n’est ;uère employé qu’à l’extérieur. On connaît encore le storax rouge du ommerce et le storax de Bogota (voy. Vllistoire naturelle des drogues impies, par M. Guibourt, t. II, 4® édition).

Shjraœ liquide. Il est obtenu par la décoction des jeunes branches du liquidambar orientale, arbre qui croît en Arabie. Il a la consistance du miel; il est gris brunâtre, opaque, d’une odeur forte, d’une saveur aromatique; abandonné à lui-méme, il fournit à sa surface de l’acide cinnamique sous forme d’une efflorescence. Il est peu soluble dans l’alcool froid, entièrement soluble dans l’alcool bouillant. Distillé, il fournit du styrole isomère avec le benzoène ; le résidu de la distillation , traité par l’alcool bouillant, laisse déposer, par le refroidissement, de la styracine (Bonastre). On ne l’emploie qu’à l’extérieur, comme excitant des parties gangrenées , des vieux ulcères , etc. Il entre dans la composition de l’onguent et de l’emplâtre de styrax, et dans l’emplâtre mercuriel de Vigo.

Stijracine, H28C6006. KUe est en écailles fines et légères, fusibles à 50“^ presque insolubles dans l’eau , solubles dans 3 parties d’alcool bouillant, dans 22 parties d’alcool froid et dans 3 parties d’éther. Sous l’influence de l’acide azotique, elle se change en liydrure de benzoïle. Le chlore gazeux et sec la transforme en chlorostyracine , H^iC^oCPO®. Distillée avec de la chaux, elle donne une huile semblable à la benzine. En la traitant par une dissolution concentrée et bouillante de potasse, on obtient de l’acide cinnamique et du styrone, substance cris-

tallisée en aiguilles déliées, satinées, d’une odeur de jacinthe, fusibles à 33°, laquelle , comme la styracine, fournit de l’huile d’amandes amères quand on la chauffe avec de l’acide sulfurique et du bioxyde de manganèse. En comparant la composition de l’acide cinnamique, de la styracine et du styrone, on voit que la styracine peut être représentée par de l’acide cinnamique , plus du styrone, moins 2 équivalents d eau, ou bien par de l’acide cinnamique et par du slyryloxyde , H21C4203.

Gomme d’olivier, ou suc concret des oliviers sauvages ou cultivé.s, qui croissent abondamment dans le royaume de Naples. Elle est impio prement nommée gomme; car elle est composée, suivant J. Pelletiei, , de résine, d’olivile, et d’un peu d’acide benzoïque. M. Paoli, qui la vait examinée d’abord , l’avait crue formée de beaucoup de lésine, et d’une petite quantité d’extractif oxygéné. La gomme d olivier est sousl forme de larmes ou de masses translucides sur les bords , presque dia phanes dans les endroits où elle est plus pure, d’un brun rougeâtie,, présentant çà et là des parties plus claires et moins transparentes, el e est fragile , et sa cassure offre un aspect gras, résineux, conchoïde,) son poids spécifique est de 1,208. Mise sur un fer chaud, elle entre en| fusion, bout, et exhale une odeur agréable de vanille. Les anciens 1 eni-ployaient dans les maladies des yeux, de la peau, contre les douleursl

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