ACIDES
Acide carbolique.
Hydrate de phényle, H®C’»02.
Anthracites. — On les trouve dans l’étage inférieur des terrains de transition, rarement dans l’étage supérieur j il en existe aussi dans les Merrains secondaires. M. Régnault les a rangés parmi les houilles. Ils ^sont ordinairement très-compacts, d’un éclat vitreux , quelquefois iri- 'sés à leur surface , et donnent une poussière d’un noir pur ou d’un noir hgrisàlre. Ils brûlent difficilement , quoique très-riches en carbone , et I perdent très-peu de matières volatiles par la calcination. Ils contiennent du carbone, de l’hydrogène , de l’oxygène et de l’azote ; celui du pays 'de Galles a fourni 91,29 de carbone, 3,33 d’hydrogène, 4,80 d’oxygène et d’azote, et 1,58 de cendres; il a donné par la calcination 91,3 de coke pulvérulent. On l’emploie pour le chauffage des fourneaux à réverbères.
Coke.— Le coke, n’est autre chose que le charbon qui reste ajirès avoir distillé la houille pour la priver de son hydrogène, de son oxygène, etc. n ne brûle bien qu’en grandes masses; mais il brûle .sans llamnie ni fu-
mée, et sans répandre d’odeur; son pouvoir rayonnant est bien supérieur à celui de tous les autres combustibles, ce qui le fait préférer pour tous les chauffages à foyer ouvert.
Bitumes. — On les trouve , dans les terrains tertiaires , sous forme d’amas irréguliers ou de couches présentant un gisement analogue à celui des ligniles, ou bien ils imprègnent des couches de schiste ou de grès appartenant aux divers étages géologiques. Il en est qui renferment beaucoup d’azote, et qui fournissent une grande quantité de carbonale d’ammoniaque quand on les décompose par le feu. On n’est point d’accord sur leur origine; il semblerait cependant que plusieurs d’entre eux proviennent de la putréfaction de substanees animales, notamment de poissons ; toujours est-il qu’on trouve souvent beaucoup d’empreintes de ces animaux dans les roches voisines.
Ils sont solides, liquides, ou de la consistance du goudron; leur couleur est noire, brune ou jaunâtre; quelquefois même ils sont presque incolores ; ils ont une odeur particulière, qui se manifeste principalement lorsqu’on les frotte ou qu’on les chauffe; leur poids spécifique est très-variable ; ils sont fusibles et inflammables ; ils sont insolubles dans l’eau et dans l’alcool. Distillés, ils se décomposent, et ne fournissent point d’ammoniaque.
DU MytPUTE OU PÉTROLE.
On a désigné sous le nom de naphte ou de pétrole des luiiles de nature très-diverse, qui sortent du sol accompagnées d’eaux chaudes ou froides, de gaz combustibles, etc.; les principales sources de ces huiles existent à Baku en Perse, à Amiano dans les duchés de Parme et de Plaisance, à Modène, en Calabre, en Sicile, en Suède, etc.
L’huile de naphte ne contient pas d’oxygène, et paraît formée de plusieurs carbures d’hydrogène. Elle est liquide, incolore, d’une odeur particulière, légèrement bitumineuse, presque insipide, d’une densité de 0,84 environ, entrant en ébullition à 120° ou à 140°; les dernières portions ne distillent qu’au delà de 300°; entre ces deux extrêmes, si l’on fractionne les produits, on obtient diverses huiles; mais aucune d’elles ne présente un point d’ébullition constant, ce qui fait qu’on les considère comme des mélanges; la plus volatile d’entre elles parait isomère avec le gaz oléfiant, HC; les moins volatiles renferment moins d’hydrogène. L’huile de naphte est décom]>osée, à une chaleur rouge, en charbon , en carbure d’hydrogène gazeux, et en huile bitumineuse tenant en dissolution une quantité notable de carbure <rii\-