H LA FIBRINE
combinaison de protéine et d’acide cliloreux; celle matière, traitée par de la potasse ou de la soude, fournil de l’ammoniaque et se trouve transformée en tritoxyde de protéine, H25C36Az'î0^3,H0.
Les alcalis bouillants en dégagent de l’ammoniaque et donnent un magma poisseux durcissant beaucoup par la dessiccation; on a utilisé cette propriété pour faire un lut très-dur (voy. p. 637).
La protéine, ainsi que les autres dissolutions albumineuses, est co- . orée en rouge, surtout à la température de 100°, quand on la met en 'Contact avec le mélange d’azotate et d’azolite de mercure que l’on obtient en dissolvant 675 parties de mercure dans 675 parties d’acide azo- ' tique monohydralé mêlé de 500 parties d’eau , et en étendant ensuite la dissolution du double de son volume d’eau.
La protéine est précipitée par le tannin.
Acide xanthoprotéique , Hï®C30Az30io,HO. — Il est pulvérulent, jaune 'Orangé, insipide, insoluble dans l’eau, l’alcool et l’éther; il se combine ^5oilavec les acides, soit avec les bases, avec lesquels il forme des com- I posés Jaunes. Les xanthoprotéates de potasse, de soude et d’ammoniaque, ssont solubles; les autres sont insolubles.
DE liA FiBRlIVE.
Chez les animaux, on trouve la fibrine dans le chyle, dans le sang et Hans les muscles, qui en sont presque exclusivement formés ; d’après HIM. Boussingault , Dumas et Liebig, elle existe aussi dans un grand lombre de végétaux, tels que les céréales; le gluten et le suc de 'arbre à vache en contiennent une proportion notable. Elle est solide, blanche ou grisâtre, insipide, inodore, plus pesante que l’eau, et i.ans action sur Vinfusum de tournesol et sur le sirop de violettes; elle sst molle et légèrement élastique; lorsqu’on la dessèche, elle acquiert lune couleur jaune plus ou moins foncée, devient dure et cassante.
1 hauffée à 200°, elle fournit beaucoup de carbonate d’ammoniaque et ■ l'ne plus grande quantité de charbon que la gélatine et l’albumine; le charbon est excessivement léger, très-brillant, et très-difficile â inlinérer; la cendre que l’on en obtient, et dont la proportion est de
â 3 pour %, renferme une grande quantité de phosphate de chaux,
' n peu de phosphate de magnésie et de carbonate de chaux, et du car- ' ' onate de soude. La fibrine est insoluble dans Veau froide : si on la met l n contact avec ce liquide, et qu’on le renouvelle de temps en temps,
^ lie se putréfie et ne se transforme pas en graisse; le corps gras que l’on Obtient en mettant la chair musculaire dans l’eau existait tout formé
dans le muscle , et a seulement été mis à nu à mesure que celui-ci a éprouvé la putréfaction (Gay-Lussac). Si l’on fait bouillir la fibrine pendant quelques heures avec de l’eau , elle se décompose et donne une matière soluble et une autre insoluble dans l’eau ; cette dernière serait, d’après Mulder, du bioxyde^ et l’autre du tritoxyde de protéine. Enfin, à une douce chaleur, la fibrine extraite du sang des jeunes animaux est complètement soluble dans l’eau, et présente alors tous les caractères de l’albumine. L’alcool, d’une densité de 0,810, mis sur de la fibrine, même à la température ordinaire, ne l’altère pas; il dissout la matière grasse qu’elle renferme, et précipite par l’eau, h éther agit sur elle de la même manière.
L’acide chlorhydrique pur et concentré ne bleuit point la fibiine qui a été parfaitement lavée a l’eau bouillante, même loisquil est employé en assez grande quantité; U la rend bistre avec une teinte légèrement violacée. Si, au lieu de prendre de 1 acide chloihydiique concentré, on fait digérer de la fibrine dans de leau qui n en contient qn’un millième, elle se transforme en une gelée transparente, qui se dissout complètement et en quelques heures, ce qui lient sans doute à ce que la matière animale, rendue insoluble par les sels calcaires avec lesquels elle est combinée , s’en trouve dépouillée par l’acide que contient l’eau, et qui pourtant n’est pas assez considérable pour précipiter la fibrine en s’unissant avec elle ; si l’on mettait trop d’acide, la dissolution n’aurait pas lieu. Si l’acide chlorhydrique très-faible était mélangé de quelques gouttes de suc gastrique, la dissolution de la fibrine serait hâtée, ce qui peut rendre raison de la rapidité avec laquelle elle est dissoute dans l’estomac (Bouchardat et Sandras).
L’acide sulfurique concentré à froid commence par donner, avec la fibrine du sang, une liqueur fauve; la matière insoluble, d’un gris verdâtre, est légèrement gonflée, d'une structure fibreuse, et semble n’avoir rien cédé au li(|uide. Le lendemain , la liqueui est d un bistie fauve et précipite des flocons blancs par l’eau; cependant la matière, dont on reconnaît encore la texture fibreuse, est gonflée et ne paiaît jias avoir été sensiblement dissoute. Le jour suivant, on napeiçoit plus que les fibres brunes non dissoutes, et le solutum est d un biuii presque noir. La fibrine provenant de la chair musculaire épuisée par l’eau froide n’est guère dissoute qu’û moitié au bout de 72 hein es par l’acide sulfui’iflue concentré ; le liquide, d’un brun rouge, précipite en blanc par l’eau ; la portion non dissoute est d’un brun rouge, demi-transparente, comme gélatmcuse , et sans aspect fibreux. La même fibrine, épuisée par Veau bouillante, se comporte à peu