‹ Éléments de chimieChapitre 309 sur 378 · D’HOMME · texte numérisé non relu

D’HOMME

DE CHIEN nourri de viande pendant

2 mois Va

DE

LA farine.

Carbone

Hydrogène. . . .

Azote

Oxygène

O’où il suit que sa composition est la même, quelle que soit la source ; cependant il faut remarquer que celle des carnivores contient un peu :noins d’hydrogène que les autres (1).

Les analyses publiées depuis par M. Liebig, et exécutées par MM. Schœ- ■er et Mulder, donnent des résultats un peu différents :

Schoercr.

Mulder.

Carbone

Hydrogène

Oxygène j

Soufre. /

Phosphore. . • . )

^ZOt6« •

Préparation. Si on bat le sang avec un petit balai , immédiatemment près sa sortie de la veine, la fibrine vient s’attacher au bois; on la

(I) Voir les Comptes rendus des séances de l’Académie des sciences , ovenibre 1842.

soumet à des lavages réitérés pour la décolorer, puis ou la dessèche, et on la traite successivement par l’alcool et l’éther, qui enlèvent les matières grasses , et enfin par un acide faible et par l’eau.

Pour obtenir la fibrine végétale, on commence par former une pâle ferme avec de la farine ordinaire ; on la lave doucement sous un filet d’eau , en ayant soin de la pétrir en même temps avec les doigts ; il reste dans la main de l’opérateur une masse plastique grise, formée du gluten des anciens chimistes; cetté masse, bouillie à plusieurs reprises avec de l’alcool concentré d’abord, puis avec de l’alcool faible, laisse pour résidu une substance fibreuse, grise, qui constitue la fibrine végétale.

DK L’ALBÏIMUVK.

Il existe deux variétés d’albumine : celle qui provient des animaux , et celle que produisent les végétaux. La première est toujours unie à une certaine quantité de soude, tandis que la seconde n’est pas ordinairement accompagnée d’alcali libre; toutefois Mulder, et depuis M. Dumas, ont prouvé que la composition de ces albumines était la même. On peut encore considérer l’albumine sous deux états différents, suivant qu’elle est liquide ou solide (coagulée).

L’albumine existe en très-grande quantité dans le chyle , dans le sérum du sang, dans la synovie, dans les liqueurs exhalées par les membranes séreuses, surtout dans les diverses liydropisies, dans la bile des animaux, dans la chair musculaire, dans le blanc d’œuf, etc. On peut l’extraire aussi d’un très-grand nombre de plantes , de la farine , des pommes de terre , etc.

Albumine liquide {hXmc d’œuf délayé dans l’eau distillée et filtré). — Elle est incolore, transparente, inodore, plus pesante que l’eau, et douée d’une saveur particulière; elle est susceptible de mousser par l’agitation^ surtout lorsqu’on l’a mêlée avec de l’eau; elle verdit le sirop de violettes, propriété qu’elle doit à une certaine quantité de carbonate de soude qu’elle renferme. Elle dévie vers la gauche le plan de polarisation des rayons lumineux.

Lorsqu’on la soumet à la température de 60“, si elle n’a pas été affaiblie par une trop quantité d’eau, elle se coagule, et donne l’albumine solide, dure, opaque et blanche; ralbumine du sérum de riiomme ne se coagule qu’à 70”: ce phénomène n’a pas lieu, même A la température d’ébullition, si l’albumine est étendue de beaucoup d’eau; cependant, si on continue à faire bouillir, la liqueur se concentre et se coa-

DE l’albumine.

jule iorsqu’elle est parvenue au degré de concentration convenable, toslock a prouvé qu’on pouvait découvrir par ce moyen V900 d’albuniiie dissoute dans l’eau. On a beaucoup disserté sur la cause de cette oagulation; Fourcroy l’a expliquée en supposant que l’albumine s’emiiarait de l’oxygène de l’air et se transformait en une substance noutelle; mais cette explication tombe d’elle-méme, dès qu’il est établi lue le phénomène a lieu aussi bien dans des vaisseaux fermés qu’à l’air ! bre. Thomson, ayant égard à la composition de l’albumine liquide, a «ensé que sa liquidité était due à la soude qui la tenait en dissolution , it que, lorsqu’on la faisait chauffer, l’alcali s’unissait intimement avec eau , et abandonnait l’albumine , qui se déposait à l’état solide. Cheireul a démontré que cette coagulation est due à une véritable moditiislion isomérique, et qu’elle se produit sans perte d’eau. Si on chauffe .lalbumine à 150°, dans un tube fermé des deux bouts, elle se coagule, ji uis se redissout sous l’influence de la température et de la pression.

! Lorsqu’on dessèche l’albumine en l’exposant au soleil ou en la souiiettant à une température de 40° à 50°, elle ne se coagule pas, et l’on ’btient une masse jaunâtre , parfaitement soluble dans l’eau froide , qui l’aspect de la gomme.

Soumise à l’action de la pile volta'ique, l’albumine liquide se coagule iir-le-champ (Brande). Les expériences faites par E. Home prouvent iii’il ne faut, pour produire le phénomène, qu’un appareil voltaïque un très-petit pouvoir, celui, par exemple, qui n’est pas assez fort nir affecter tes électromètres les plus délicats; le coagulum formé se Olive tout autour du pôle positif. Brande pense que ce moyen peut : re employé avec succès pour découvrir les petites quantités d’albuine qui font partie de certains fluides animaux; toutefois la propriété ■: se coaguler par l’électricité n’appartient pas à l’albumine pure ^ mais ■en au sel commun, qui fait partie du blanc d’œuf, comme l’a démon- <:ü M. Lassaigne : que l’on sépare de la dissolution du blanc d’œuf la ■lajeure partie du sel, au moyen de l’alcool, la pile n’agira plus sur l ie , tandis que l’action commencera aussitôt qu’on aura ajouté quel- ' les gouttes de chlorure de sodium : dans ce cas , le sodium du sel et i "xygène de l’eau sont attirés par le pôle négatif, tandis que le chlore » '1 sel et l’hydrogène de l’eau se portent au pôle positif, et l’acide t lorhydrique produit se combine avec l’albumine, avec laquelle il 1 rme un corps insoluble, que l’on avait pris à tort pour de l’albumine ! nple coagulée.

f ^L'iode trituré avec l’albumine la coagule; le coagulum est brun, se ll'isout dans les alcalis, et devient blanc lorsqu’on le lave avec de l’eau

bouillante. Le chlore ne tarde pas à coaguler l’albumine liquide, et à en séparer des flocons blancs , formés , d'après Mulder, de protéine et d’acide cbloreux, H25C36Az'î010,C103. Le brome la précipite aussi. Les acides un peu forts, excepté les acides pbosphorique fn%drate et acétique, se combinent avec elle et la coagulent sur-le-champ ou au bout de quelques heures; le coagulumeü formé, d’après M. Thénard, d’albumine et d’acide. L’acide métaphosphorique la précipite en blanc, et le précipité peut èlre dissous par l’acide phosphorique trihydraté. L’acide sulfurique concentré la colore en violet presque instantanément , et la couleur persiste longtemps sans qu’il y ait apparence de carbonisation. L’acide azotique la jaunit et la coagule avec une telle intensité, qu’on peut s’en servir pour reconnaître des traces de cette substance dans leî li(iueurs animales; un excès d’acide redissout le précipité. L’acide chlorhxjdrique, s’il est très-étendu, dissout l’albumine; s’il est concentré, il la coagule, et le coagulum se’ dissout dans un excès d’acide; pei de temps après, la liqueur devient bleue, comme celle du sulfate de cuivre ammoniacal. Si, au lieu d’agir avec l’albumine dissoute, or traite par l’acide chlorhydrique concentré et pur, avec le contact de l’air le blanc d’œuf desséché au soleil ou coagulé, la dissolution acquiert, ai bout de quelques heures , une belle couleur violette ou d’un rouge violacé Dix ou douze jours après , celte couleur est remplacée par une couleui bleue, semblable à celle du sulfate de cuivre ammoniacal; si, dans ce état, on chauffe la dissolution dans un petit tube de verre, trois oi (juatre minutes suffisent pour lui faire reprendre la couleur violette et, si on la fait bouillir, on ne larde pas à la décomposer ; alors elle ressemble à du café à l’eau foncé. Avec l’acide acétique, l’albumine, s elle n’est pas étendue d’eau, prend un aspect gélatineux, comme l’acid( silicique récemment précipité, surtout si l’on agite le mélange pendau quelques instants.

Lorsqu’on ajoute quelques gouttes d’acide sulfurique ou acétique à um dissolution d’albumine, elle devient opaque, et se remplit bientôt d« corpuscules arrondis qui engendrent le mycoderme désigné sous le non de penicillum glaucum ( Dutrochet , Andral et Gavarrel).

Si l’on abandonne à elle-même une dissolution albumineuse, elle s» décompose, et se transforme en un ferment qui peut produire la fermentation alcoolique du sucre (Thénard).

Aucun des six alcalis minéraux dissous dans l’eau ne coagule l’albuu)ine; ils la rendent au contraire plus fluide, s’ils sont en dissolution étendue; mais, si l’on prend une dissolution de potasse ou de soudi très-coiiceulrée, marquant 45 degrés, l’albumine est immédiatemeni

DE l’albumine.

uisfonnée eu une niasse demi-solide, gélatineuse, très-transparente, lieele lit une expérience curieuse que je crois devoir rapporler : il mbina de l’albumine étendue d’eau avec une dissolution de potasse uslique, privée par conséquent d’acide carbonique ; le composé, parlement transparent, fut coagulé aussitôt que la potasse fut saturée par l’acide chlorliydrique ; le calorique, dégagé pendant la combinaison l’acide avec la potasse, occasionna, suivant Scheele, la prompte foration du coagulum. Il répéta l’expérience en substituant à l’alcali ujstique du carbonate de potasse, et il n’y eut point de coagulation : ns ce dernier cas, le calorique, mis à nu par l’action de l’acide sur ael, fut employé à transformer en gaz l’acide cai bonique qui se déf,jea pendant la décomposition du carbonate.

S5i l’on fait bouillir l’albumine avec une dissolution concentrée de Masse, jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus d’ammoniaque, on obtient carbonate et du formiate de potasse, de la leucine, de la protide, (G*3Az20‘î, et de V érytroprotide , H^Ci^AzO^.

alcool coagule l’albumine sur-le-champ; suivant MM. Prévost et I imas, il agit en s’emparant de la soude, qui tenait l’albumine en dis- , Lution. Vacide tannique la précipite; le dépôt, d’une couleur jaune, i s5-abondant, a la consistance de la poix; il est insoluble dans l’eau, I r^essemble à du cuir trop tanné, lorsqu’il a été desséché (Séguin), j i iBs dissolutions salines exercent sur ce fluide une action remarqua- ; presque toutes celles qui appartiennent aux cinq dernières classes lit décomposées et précipitées par lui ; la nature des précipités obtenus l 'St pas assez connue pour pouvoir être indiquée d’une manière géné- •3; il est cependant probable que, dans un assez grand nombre de ., ces précipités sont formés d’albumine , d’oxyde métallique, et d’une itaine quantité d’acide.

.'.es sels de cuivre, dissous dans l’eau, donnent, avec l’albumine, un 'cipité abondant, d’un blanc verdâtre, qui est beaucoup moins déléa que le sel de cuivre : aussi ai-je proposé l’albumine comme le meilir contre-poison des sels cuivreux, quoique le précipité soit légèrel'iit soluble dans un excès d’albumine. Les sels de cuivre, traités ainsi une grande quantité d’albumine, n’ont plus de saveur.

-’acélate et le sous-acétate de plomb, les sels de bismuth, d’étain et •gent, sont précipités en blanc, et l’on observe les mêmes phénomes qu’avec les sels de cuivre, si ce n’est que l’azotate d’argent coii- 1 ^ve une forte saveur styptique.

■ i l’on verse une très-grande quantité de bichloriire de mercure (su- I né corrosif dissous), ou de tout autre sel mercuriel, dans l’albumine,

il SP, forme un précipité blanc floconneux , (pii se ramasse sur-le-champ ; ce précipité, composé d’albumine et de sublimé, lorsqu’il a été parfaitement lavé, se dissout lentement, et en petite quantité, dans un excès d’albumine ; desséché sur un filtre , il est ordinairement sous forme de petits morceaux durs, cassants, faciles à pulvériser, demitransparents, principalement sur leurs bords, d’une couleur jaunâtre sans saveur, sans odeur, inaltérables à l’air, et insolubles dans l’eau chauffé dans un petit tube de verre, il se boursoufle, noircit, et se décompose à la manière des matières animales, en dégageant une odeui de corne brûlée et beaucoup de fumée: si l’on casse le tube après Topé ration , on trouve le fond rempli d’un charbon extrêmement léger, e les parois internes tapissées, vers le milieu de leur hauteur, de globule mercuriels.

Si, au lieu de verser beaucoup de sublimé corrosif dans l’albumine on n’en met qu’une très-petite quantité, la liqueur se trouble, devien très-laiteuse, et ne précipite qu’au bout de quelques heures; si lo filtre, on obtient le précipité blanc dont je viens de parler, et il pass un liquide parfaitement limpide, qui n’est autre chose que de l’albu mine retenant en dissolution une portion du précipité.

Lorsqu’on emploie moins d’albumine que dans les cas précédents, h mêmes phénomènes ont lieu, avec cette légère différence, que le 1 quide filtré est composé d’une iiortion du précipité dissous dans l’albi; mine, et d’une certaine quantité de sublimé corrosif; en effet, il roug la teinture de tournesol et verdit le sirop de violettes; il précipite e noir par les sulfures ; il agit sur une lame de cuivre absolument comn le sublimé corrosif; il précipite en blanc par une nouvelle quanti d’albumine , et alors il ne contient plus de sublimé. Ajoutons à ces e> périences, qui prouvent l’existence du sublimé corrosif dans ce liquid' celles qui y démontrent la présence de l’albumine; l’acide azotique précipite en blanc ; la dissolution du sublimé corrosif en sépaie sui h champ des flocons blancs ; enfin le calorique le coagule ou le lend sei lement opalin, suivant que la quantité d’albumine est plus ou nmii considérable. Il faut conclure de ce qui précède que l’albumine, ain combinée avec ce précipité, peut former un corps soluble avec le si blimé corrosif.

Ces expériences m’ont conduit à examiner si le précipité obtenu lice moyen exerçait une action quelconque sur l’économie animale, j’ai conclu, après une nombreuse suite d’essais faits sur les animail vivants, ([u’il n’agissait point; en conséquence , j’ai proposé l’albumii comme le meilleur antidote du sublimé corrosif et des sels mercurieli

DE l’albumine.

j’ai eu la satisfaction depuis de pouvoir en faire une application henuse dans un cas d’empoisonnement par la liqueur mercurielle de Van vieten (voy. ma Toxicologie générale, t. F'', 4*^ édit.).

•Le blanc d’œuf devient rosé en quelques minutes s’il est mis en conct avec l’azotate de mercure, préparé comme il a été dit en parlant la protéine (voy. p. 627); un quart d’heure après, il est rouge, et la uleur persiste : s’il avait été préalablement desséché au soleil , il selît devenu d’abord et promptement d’un rouge intense, qui aui’ait : ssé au grenat très-foncé en quelques heures.

[Les divers composés insolubles d’albumine et de sels métalliques, mis contact avec des dissolutions de potasse ou de soude caustiques, sont 'Composés; l’oxyde métallique se redissout dans l’albumine, à la faveur ;in excès d’alcali , et forme avec eux des combinaisons particulières .lassaigne).

1 * 3n emploie l’albumine pour clarifier une multitude de sucs troubles ;

I te opération se fait à chaud ou à froid; dans le premier cas, l’albu- ^ me se coagule, tandis qu’elle précipite l’acide tannique contenu dans 1 matières que l’on veut clarifier, si l’on agit à froid ; mais A chaud , j lilbumine, en se coagulant, entraîne avec elle les molécules ténues j ii altéraient la transparence des liquides. On prépare avec l’albumine I lia chaux vive un lut très-siccatif. Délayée dans beaucoup d’eau, on j: administrée avec succès à l’intérieur, dans certains cas de fièvi'c 1 une. Mêlée avec l’huile, elle sert à calmer les douleurs dans les parjp5 qui ont été bridées. Le blanc d’œuf a encore été employé pour eniiire des petites bandelettes de linge dont on entoure les membres des ■ants nouveau-nés, dans les cas de fracture; Vétoupade dont Moscali ;>>ait usage dans les fractures du col de l’humérus n’est autre chose les diverses pièces de l’appareil trempées dans de l’albumine, iiie à d’autres principes immédiats, l’albumine doit être regardée imme un aliment très-nutritif, ce qui fait que l’on ne doit s’en servir médecine, A titre d’adouci.ssant , qu’après l’avoir étendue de beauiqi d’eau, surtout lorsque le malade est à une diète sévère, llle doit être administrée, dans tous les cas d’empoisonnement, dès début et alors que l’on ne sait pas encore quelle est la nature du son ingéré ; en effet, on se la procure facilement, elle n’exerce aille action nuisible sur l’économie animale , elle décompose un grand Tibre de poisons qu’elle rend beaucoup moins actifs, et elle pro- • pie des vomis.sements abondants, surtout si elle est donnée dans l’eau le; on conçoit toute son utilité, même quand elle n’agit pas chimi- 3menl sur la substance vénéneuse ,/nmv/n’e//c favorise son expulsion

en faisant vomir. De tous les médicamenls que l’on a sous la main, celui-ci est sans contredit le plus efficace, en attendant que l’on ait pu déterminer quel est le poison qui détermine les accidents, et quel es! l’antidote avec lequel on doit chercher à le rendre inerte. On doit faire prendre au malade , en peu de temps , plusieurs verres de blanc d’œul délayé dans de l’eau tiède.

Albumine solide. — Elle offre à peu près les mêmes propriétés physiques que la fibrine, et fournit les mêmes produits à la distillation excepté qu’elle donne un peu moins de charbon. L’alcool, l’éther, ei l’acide azotique, agissent sur elle comme sur la fibrine. L’eau boiiil lante , au bout de cinquante à soixante heures , la change en tritoxydi de protéine. L’acide chlorhydrique la colore , et agit sur elle comm* sur l’albumine liquide (voy. p. 634) (1).

L’acide sulfurique concentré et froid \a dissout; celle qui provien du sang fournit d’abord un liquide fauve rougeâtre et une matièn gélatineuse d’un gris verdâtre, qui finit par se dissoudre au bout d' quelques heures : alors le solutum est verdâtre vu par réflexion et fauve rougeâtre vu par réfraction ; l’eau en précipite des flocon blancs grisâtres abondants. L’albumine d'œuf, coagulée par le feu est presque entièrement dissoute par cet acide au bout de plusieiu heures, mais la liqueur ne larde pas à devenu' violette, et la porlio gélatineuse non dissoute ressemble à de la gelée de groseilles; l’ea en précipite des flocons blancs abondants. Le blanc d’œuf non coagulé celui qu’on obtient immédiatement en vidant un œuf, se comporte d même, si ce n’est qu’il se dissout avec beaucoup plus de rapidité. L coagulum du lavage de la chair musculaire est presque enlièren)er dissous par l’acide sulfurique concentré au bout de vingt-quatre heu res ; la partie indissoule est rouge. Il en est â peu près de même d V écume du pot. L’acide sulfurique, l’eau et le bioxyde de manganèse, s comportent avec elle comme avec la fibrine (voy. p. 629).

La potasse et la soude caustiques opèrent la dissolution de celle nia lière à froid. L’albumine coagulée de l’œuf exige un peu plus de lenii pour se dissoudre que celle du sang ; Vécume du pot n’est pas entière

(1) L’albumine du sérum du sang, de la liqueur des hydropiques, et, suivar M. Bonastre, celle qui fait partie du cristallin et de quelques graines des légü mineuses , bleuit également par l’acide chlorhydrique : je n’ai pas vu bleuir rdl de la viande (écume du pot) qui avait été parfaitement lavée à l’eau bouillantfl elle prit au contraire une couleur de café à 1 eau clair.

DE l’albumine. 039

lent dissoiile, et lai!«5e un peu de matière grasse; le coagulum du laige de la cliair musculaire se comporte à peu près comme l’écume, es diverses dissolutions alcalines précipitent abondamment par l’acide ilorliydrique, mais le précipité se redissout dans un excès d’acide. 'ammoniaque caustique à froid dissout à peine des traces des variétés albumine coagulée dont je parle, car au bout de soixante-douze heures jaclion , les liqueurs louchissent à peine par les acides.

[Elle ne décompose pas le bioxyde d’hydrogène.

' Composition. Selon M. Dumas , elle contient :

ALBOMliNB.

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