DU SUC PANCRÉATIQUE
mort subitement, dont Tâcreté était telle, qu’il suffit de piquer deux pigeons avec la pointe d’un scalpel qui en contenait un peu pour les faire périr subitement...
Bile d’ours. — Elle renferme une quantité notable de cholestérine, des acides margarique, oléique, etc.
Bile de porc. — Elle contient, d’après MM. Strecker et Gundlach, <88,8 p. d’eau, de l’acide hyocholique, une petite quantité d’un acide sulfuré, et une base organique sulfurée. L’acide sulfuré se transforme, î'par l’action des alcalis, en taurine et un acide azoté analogue à l’acide choléique, et que l’on pourrait appeler hyocholéique. La base sulfurée ‘fournit des sels solubles dans l’eau et pour la plupart dans l’alcool ; elle fforme, avec le chlorure de platine, un sel double bien cristallisé. La 'bile de porc est visqueuse, d’un jaune tirant sur le brun, d’une saveur M’abord douceâtre , puis très-amère.
Bilé de chien. — Elle renferme principalement du choléate de soude. [Décomposée par l’eau de baryte, après avoir été purifiée par l’alcool et ll’éther, elle fournit de l’acide cholalique et de la taurine, sans mélange tde glycocolle.
Bile de mouton. — Elle a beaucoup d’analogie avec la précédente; touitefois elle est plus colorée, et lorsqu’on la décompose par les alcalis, relie donne, outre l’acide cholalique et la taurine, un peu de glycocolle.
Bile des oiseaux. — Elle est composée d’eau, de beaucoup d’albumine,
' d’une matière très-amère, très-âcre et peu sucrée, d’un atome de soude,
' de résine et de différents sels : du moins telle est la composition de la Ibile de canard, de poule, de chapon et de dindon.
Bile de poisson (turbot, cabillaud , brochet, perche, etc.}. — Elle con- I tient de la cholestérine, une huile, beaucoup d’acide choléique, et un ipeu d’acide cholique, combinés avec h potasse et la soude. Les cendres 'des biles de poissons de mer renferment principalement de la potasse ; [tandis que la soude est contenue, en quantité proportionnellement plus I grande, dans les cendres des biles de poisson d’eau douce: ce résultat I paraîtra extraordinaire. (Strecker, /ourn. depharm., décembre 1849.) I La bile de raie et de saumon est d’un blanc jaunâtre , celle de carpe et ■ d’anguille est très- verte et très-amère.