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DU .SUC PAIVCKIÔATI^UE

Le suc pancréati(|ue du chien a fourni â MM- Tiedemann et Gmelin 91,28 d’eau, et 8,72 de matières solides contenant de l’osmazome , une

DEUXIÈME PARTIE, matière qui rougit par le chlore, une matière analogue à la caséine, et probablement associée à la matière salivaire , beaucoup d’albumine constituant environ la moitié du résidu sec et des sels. Il existe aussi, dans ce suc, de la piyaline ; du moins est-il que MM. Bouchardat et Sandras ont vu ce suc transformer l’amidon en glucose (voy. Ptyaline, ]i. 667). Cent, parties des matières solides incinérées donnèrent 8, 28 de cendres consistant en une grande quantité de carbonates alcalins, en chlorures des métaux dits alcalins, en une petite proportion de phosphates et de sulfates à base alcaline, et surtout à base de soude, et en une très-petite quantité de carbonate et de phosphate de chaux. Le suc pancréatique de la brebis, visqueux et abondamment coagulable par la chaleur et par les acides énergiques, fournit aux mêmes expérimentateurs 94,81 d’eau, et 5,09 de parties solides, analogues aux matières solides retirées du suc pancréatique du chien; elles ne contenaient pas toutefois la matière qui rougit par le chlore. Cent parties de matières solides incinérées laissèretit 2,97 de cendres.

Il résulte de ces analyses que le suc pancréatique diffère notablement de la salive, et que si MM. Leuret et Lassaigne avaient cru le contraire, c’est qu’ils avaient analysé le suc pancréatique du cheval altéré par suite de l’opération laborieuse qu’ils lui avaient fait subir, et du malaise qu’il avait éprouvé.

Le suc pancréatique normal du chien, c’est-à-dire celui qui est sécrété aussitôt après l’opération qu’il a fallu faire pour se le procurer, et avant que le pancréas soit devenu malade , est un liquide limpide, incolore, visqueux et gluant, inodore, d’une saveur salée analogue à celle du sérum du sang, coulant par grosses gouttes perlées ou sirupeuses, et moussant par l’agitation. Il est coagulé par la chaleur et précipité par les acides sulfurique, azotique et chlorhydrique concentrés, par les sels métalliques, les alcools vinique et méthylique. Lesj acides acétique, lactique et chlorhydrique étendus, ainsi que les al-i calis, ne le précipitent pas. Quelle que soit l’analogie qui existe entre! les propriétés du suc pancréatique et celles de l’albumine, l’action de ces deux corps sur les matières alimentaires, pendant la digestion , est on ne peut plus différente. En effet, M. Bernard a prouvé, par une série d’expériences ingénieuses: que le suc pancréatique possède, en dchors\

de L'animal, la propriété d' émulsionner instantanément , et d’une ma-' nière complète, les matières grasses neutres, et de les dédoubler en' acides gras et en glycérine ; 2" qu’il est destiné, à l’ exclusion de tous les autres liquides intestinaux, à digérer les matières grasses neutres contenues dans les aliments, et à permettre, de cette manière^ leur absorption

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