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DE LA LIQUEUR SPERMATIQUE

«uvant précipiter l’albumine et plusieurs autres matières animales, ne jffit pas pour en faire admettre l’existence.

Cataracte. — Chenevix fait entrevoir que la formation et le développement de la cataracte pourraient tenir à ce que l’albumine aurait élé ’Oagulée par de l’acide pliospliorique qui se serait produit dans l’œil ijalade Suivant. Granpengiesser, dans la cataracte laiteuse, l’albumine e l’humeur vitrée subirait une espèce de coagulation, deviendrait omme graisseuse, dissoudrait une portion de l’albumine demi-coaguée, et aurait un aspect laiteux.

Matière noire de la choroïde. — Elle est azotée et insoluble dans l’eau, alcool , l’éther et l’acide acétique , soluble à chaud dans l’acide sulfuque qu’elle colore en noir, soluble dans les alcalis caustiques, d’où le est précipitée, sans altération , par les acides.

DES LABMES.

Les larmes sécrétées par la glande lacrymale sont composées, suivant lourcroy et Vauquelin, de 0,96 d’humidité, et de 0,4 des matières so- 'des suivantes : de quelques traces de soude caustique, de phosphates •e chaux et de soude, de chlorure de sodium et de mucus, qui devient iisoluble dans l’eau par l’action de l’air atmosphérique ou de l’oxy- ;ène, et qui est précipité par l’alcool. Jacquin les croyait formées d’eau, 5 soude, et de chlorure de sodium. Suivant Pearson, elles ne renferlent point de soude , mais de la potasse. Le liquide lacrymal d’un chelal a fourni à Landerel de l’eau, de l’albumine, du chlorure de solium, du phosphate et du carbonate d’ammoniaque, du carbonate de ')ude et une substance jaune qui , traitée par l’éther, a donné de l’urée ' iiinàtre , d’une saveur désagréable et alcalescenle.

DE L.% I.IQVEER SPERilIlTIQUE.

Le sperme sécrété dans les testicules se mêle, lors de son émission , l’humeur liquide et laiteuse de la prostate. Il est alors formé , suivant ■ auquelin , de 900 parties d’eau, de 60 parties de mucus animal d’une •lature particulière, de 10 de soude, de 30 de phosphate de chaux, et quelques traces de chlorure de sodium, et peut-être d’azotate de Miaiix. Jordan le considère comme composé d’eau, d’albumine, de géminé, de phosphate de chaux et de matière odorante; John y admet de ' fan , une matière muqueuse particulière, des traces d’albumine modiéf et analogue au mucus, une (rès-pclile quantité d’une matière so-

lubie dans l’éther (?) , de la soude, du phosphate de chaux, un chlfirure, du soufre, et une matière odorante. Berzelius a annoncé, dans le: Annales de chimie , qu’il était composé d’une matière animale particulière, et de tous les sels du sang. J’ai cru devoir rapporter les princi pales opinions émises sur ce liquide important; la différence de résultats obtenus par des chimistes aussi distingués prouve combiei l’analyse animale est peu avancée, et combien il est difficile de juge quels sont les travaux qui doivent être préférés.

Le sperme est incolore et épais; si on l’abandonne à lui-même, i devient liquide au bout de vingt ou vingt-cinq minutes, et même plu tôt , si on l’a soumis à une douce chaleur. Vu au microscope, on y dé couvre une grande quantité d’animalcules ayant la forme de têtards oi de petites anguilles , dont l’une des extrémilés présente une sorte d’an neaii, et qui se meuvent avec une grande vitesse. Selon plusieurs ob servateurs , les propriétés fécondantes du sperme seraient dues A ce animalcules. Distillé, il fournit une très-grande quantité de sesquicar bonate d’ammoniaque. Exposé à l’air sec et chaud, il s’épaissit, si prend en écailles solides, fragiles, demi-transparentes, semblables à 11 corne, et fournit du phosphate de chaux cristallisé; si l’air est chaui et humide, il s’altère, jaunit, exhale l’odeur du poisson pourri , dei vient acide, et se recouvre d’une grande quantité de 6i/ssms septicà L’eau ne le dissout que lorsqu’il a été liquéfié; le solutum fournit ul précipité floconneux par le chlore ou par l’alcool. Il est très-solubi dans les acides et moins soluble dans les alcalis. '

La liqueur spermatique du cheval a fourni à M. Lassaigne du mucu: de la soude, des chlorures de potassium et de sodium , des phosphattf de chaux et de magnésie, et une substance à laquelle il a proposé o donner le nom de spermatine. Cette substance est soluble dans l’eau qu’elle rend visqueuse; ainsi dissoute, elle n’est point coagulée par ■ chaleur; les alcalis, les acides, l’azotate d’argent, le tannin, lesublin'j corrosif, le sulfate de fer, et l’acétate de plomb, ne la précipitent pas; n’en est pas de même du sous-acétate de ce dernier métal , de l’azolai de protoxyde de mercure, du protochlorure d’étain et de l’alcool, qui font naître des précipités blancs caséiformes ou floconneux.

Matière qui enduit le vagin pendant le cdü, — Elle renferme de l’«1 cali libre (Vauquelin). Suivant Fourcroy, celle qui lubrifie le vagin col tient de l’eau, une matière animale visqueuse, déliquescente, semblall à la gélatine et à l’albumine.

nu MUCUS ANIMAL.

DU AMIAIAL.

Le mucus se trouve A la surface de toutes les membranes muqueuses , lans les cheveux, les poils, la laine, les plumes, les écailles de poisi.on, etc. ; on dit que lorsqu’il est desséché il constitué presque à lui seul es durillons, les ongles, les parties épaisses de la planté des pieds et ■es cornes ; les écailles sèches que l’on remarque quelquefois à la surface de la peau en sont entièrement formées ; la bile en contient également. On ne sait pas encore si le mucus de ces diverses parties est idenique.

Mucus liquide. — Il est transparent, visqueux, filant, inodore et iniipide. Exposé à l’air, il se dessèche; chauffé, il ne se coagule point et i:e se prend point en gelée. Il ne précipite pas le bichlorure de mercure, lomme le font les liquides albumineux; il ne trouble pas l’infusion de noix de galle, ce qui le distingue des dissolutions de gélatine et d’albunine ; il précipile par l’acétate de plomb.

jUmcus 5o/irfe. — Il est demi-transparent comme la gomme, fragile, insoluble dans l’eau, dans l’alcool et dans l’élher, susceptible de se ronfler et de se ramollir dans le premier de ces liquides; il est peu roluble dans les acides. Chauffé dans des vaisseaux fermés, il se dé- • ompose et fournit une très-grande quantité de sesquicarbonate d’amloniaque; mis sur les charbons ardents, il fond, se boursoufle, et épand l’odeur de la corne décomposée par le feu. On doit à Fourcroy tà Vauquelin, à Berzelius et Halchelt, presque tout ce que l’on sait i iir le mucus.

Après avoir parlé de ce corps en général, je vais examiner quel- Inies espèces en particulier, et noter, d’après Berzelius, les différences ; u’elles présentent.

Mucus des narines et de la trachée. — Il est alcalin et formé, suivant iTzelius, de 933,9 d’eau, de 53,3 de matières muqueuses, de 5, G de iilorures de potassium et de sodium, de 3 de lactate de soude uni A une 1 ibstance animale, de 0,9 de soude, de 3,5 de phosphate de soude, d’al- ! umine , et d’une matière animale insoluble dans l’alcool et soluble dans eau. Ce mucus était très-consistant, et aurait fourni une plus grande uantité d’eau s’il eût été plus flitide. Suivant Fourcroy et Vauqiieliii ,

: mucus des narines, dans le coryza ou rhume de cerveau, conlicnt e l’eau, du chlorure de sodium, de la soude libre, du mucus, et quclues traces de phosphate de chaux et de soude. Les propriétés du mucus es narines ne diffèrent presque pas de celles que J’ai attribuées au mu-

'^52 DEUXIÈME l’AUTlE.

eus en général, d’après Fourcroy et Vauquelin. Brande dit que le mucus de la^trachée-artère n’est précipité ni par l’alcool ni par les acides.

Mucus de la vésicule du fiel. — l\ est plus transparent que celui des narines, et a une teinte jaunâtre qu’il reçoit de la bile. Quand il est desséché, il se ramollit dans l’eau; mais il perd une partie de ses propriétés muqueuses. Il se dissout dans les alcalis , devient beaucoup plus fluide, et peut en être précipité par les acides. L’alcool le coagule en une masse grenue, jaunâtre , à laquelle on ne peut pas rendre les propriétés du mucus. Tous les acides y font naître un coagulum jaunâtre qui rougit Vinfusum de tournesol.

Mucus du canal digestif. — Le mucus de Vœsophage paraît neutre jusqu’au cardia, au moins pendant la digestion. Mucus de l’estomac ( voy. Suc gastrique). Mucus des intestins. — 11 estalcalin dès le cominepcement du duodénum ; mais, de môme que la salive, il peut changer de caractère dans quelques affections (Donné). Lorsqu’il a été desséclié, on ne peut pas lui rendre ses propriétés muqueuses par l’addition dti l’eau ; les alcalis produisent cet effet , mais le mucus est toujours opaque]

Mucus des conduits de l’urine. — Il est alcalin et perd lolalement sei| propriétés par la dessiccation ; alors il paraît cristallisé, et acquier une couleur rosée qu’il doit à l’acide urique; il est très- soluble dans Ici alcalis , et ne peut être séparé de ces dissolutions par les acides ; le tannin le précipite sous forme de flocons blancs.

Mucus de la salive. — Il est blanc, insoluble dans l’eau, soluble e| grande partie dans la potasse et dans la soude, d’où il peut être précipiq par les acides ; la portion qui ne se dissout pas dans ces alcalis disparal| facilement dans l’acide chlorhydrique, et ne peut pas être précipité par une nouvelle quantité d’alcali. Les acides acétique et sulfuriqiiej, étendus d’eau, ne le dissolvent pas, mais le rendent transparent q corné. Suivant Brande, l’acétate de plomb ordinaire le précipileti tandis que Vinfusum de noix de galle, les bichlorurcs de mercure <j d’étain, ne le précipitent point; ce chimiste croit, aj)rès avoir soumis mucus à l’action du fluide électrique, qu’il pourrait bien être compo^ d’albumine et de sel commun, ou d’albumine et de soude. Berzelius [)en| que le mucus de la salive est fourni par la membrane muqueuse <| la bouche, et par conséquent qu’il n’entre pas comme partie essc( tielle de la composition de la salive : celte opinion n’est pas général ment parlagée. D’après M. Caventou, la salive devient bleuâtre par l’j eide chlorliydrique. i

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