DES LIQUEURS ACIDES
Ces liqueurs sont le suc gastrique, l’humeur de la transpiration, l 'urine et le lait.
DE L’HUMEUR DE LA TRAIVSPlRATlOm.
La sueur, séparée du sang par les vaisseaux exhalants de la peau, :;st formée, suivant M. Thénard, d’acide acétique, d’un peu de matière îimimale, de chlorure de sodium, et peut-être de chlorure de potasliium, d’un atome de phosphate terreux et d’oxyde de fer. Berzelius l' l’admettait, dans cette humeur, que de l’eau, de l’acide lactique, du laciiate de soude uni à une matière animale, et des chlorures de potassium tde sodium : il niait l’existence des acides acétique et phosphorique, dmise par plusieurs chimistes. Haller et Sorg, pour expliquer l’odeur e la sueur, ont avancé qu’elle contenait les aliments à l’état de vapeur, ohn croit que la sueur des parties génitales de la femme renferme 1 même substance volatile et odorante que le chenopodium vulvaria. '’ajirès le D*" Anselmino, la sueur contient de l’eau, une matière azotée 'dorante , une matière qu’il appelle salivaire, qui est soluble dans l’eau d non dans l’alcool, de l’acide acétique libre, et non de l’acide lacque, un acétate alcalin, des chlorures de sodium et de potassium, tdes sulfates de soude et de potasse ; la sueur du cheval renferme plus e matière animale et de phosphate de chaux; il n’y a point décelé ''urée, comme Fourcroy l’avait annoncé {Journ. complém. des sciences médicales, mars et juin 1827).
■ La sueur est un liquide incolore, d’une odeur plus ou moins forte et ^'ariable, d’une saveur salée, et facilement putréfiable; elle tache les offes sur lesquelles elle tombe, et rougit le papier de tournesol, ex- -pté sous les aisselles, autour des parties génitales, et entre les or- •ils , où elle est manifestement alcaline, d’après M. Donné. J’ai dit que odeur de la sueur n’est pas toujours la même -, non-seulement elle
varie dans les divers animaux, mais encore suivant les parties du même animal d’où elle s’exhale. D’après Barruel , elle contiendrait le principe odorant qu’il a pu dégager en Iraitant le sang des animaux par l’acide sulfurique concentré (voy. p. 724).
On connaît les belles observations de Sanctorius, de Lavoisier et de Séguin , sur l’humeur de la transpiration ; ces observations sont entièrement du ressort de la physiologie. — Sueur des ictériques. John dit dans son ouvrage : «La sueur des ictériques paroii contenir la matière de la bile, qui jaunit fortement le linge.»— Swein’ (/ans la fièvre putride. Suivant Deyeux et Parmentier, elle renferme de l’ammoniaque, et porte le caractère de la putréfaction. — Sueur critique dans la fièvre de lait et la rougeole. Gærtner n’y admet point d’acide libre ; Berthollet affirme cependant qu’elle rougit quelquefois Vinfusum de tournesol.— Sueur des arthritiques en bonne santé. Elle contient, suivant Jordan, de l’acide phosphorique. — Sueur dans la colique des peintres. Je n’ai jamais pu y découvrir la moindre trace de plomb ni d’aucune préparation saturnine. 11 résulte des travaux intéressants de M. Donné, 1° que la sueur est souvent alcaline pendant l’agonie, et qu’il n’est pas rare de la trouver neutre dans quelques maladies; 2“ qu’elle paraît acidtj chez les animaux qui se nourrissent è peu près comme l’homme, tandis qu’elle serait alcaline chez les herbivores {Ann. de chim., déc. 1834 )|
M. Doyère a constaté que la sueur visqueuse des c/io/én^ues réduisaill à la manière du glucose, les composés cuivriques du réactif de M. Bar reswil (voy. Sucre ^ p. 69).
DE E’UKIIVE.
L’urine est sécrétée par les reins; sa composition varie suivant le animaux; celle que l’on rend le matin est beaucoup plus chargée qu celle qui est rendue immédiatement après le repas.
Urine de l'homme adulte. — Suivant Berzelius, 1,000 parties de ce 1? quide renferment 933 parties d’eau, 30,10 d’urée, 3,71 de sulfate d| potasse, 3,16 de sulfate de soude, 2,94 de phosphate de soude, 4,45 d|! chlorure de sodium, 1,65 de phosphate d’ammoniaque, 1,50 de chlorh^j' drate d’ammoniaque, 17,14 d’acide lactique libre, de lactate d’ammu' niaque uni à une matière animale soluble dans l’alcool, d’une maliè(’ animale insoluble dans cet agent, et qui est combinée avec une cerlaiilquantité d’urée, 1,00 de phosphate terreux avec un atome de chauM- 1,00 d’acide urique, 032 de mucus de la vessie, 0,03 d’acide siliciquÉ Suivant ce chimiste, l’urine contient encore de l’acide butyrique,
DE l’urine.
i;lle doit son acidité à l'acide lactique. Vauquelin, Proust, Jolm, etc., .’atlribuaienl à l’acide phosphorique ; M. Thénard pense qu’elle est due I l’acide acétique. Berzelius est le premier qui ait signalé dans l’urine ,:a présence de l’acide lactique et du laetate d’ammoniaque ; quant à l’ai;ide silicique, Fourcroy et Vauquelin l’avaient annoncé dans l’urine dès Van VII. Proust, John, et plus tard Vogel, ont trouvé dans ce liquide l-le l’acide carbonique. Plusieurs de ces chimistes pensent que l’urine venferme, en outre, de la gélatine, de l’albumine, du soufre, etc. V'roust y admettait encore du chlorure de potassium, de la résine, et une mbstance noire particulière que l’on peut séparer de l’extrait d’urine au i iioyen des acides. D’après Liebig, elle contiendrait de la créatine et de .;a créatinine. Suivant Wohler, l’urine des jeunes veaux renfermerait de
Vallantoïne. M. Alfred Becquerel a dressé le tableau suivant de la comii)osillon moyenne de l’urine chez l’homme et chez la femme :
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