DES TISSUS GLANDULEUX ET MUSCULAIRE
moitié de son poids d’eau, un peu de gélatine, une matière grasse, du ! mucus , et une substance qui ressemble à de la fibrine. Schœrer propose ide la considérer comme un composé de 2 équivalents de protéine, et de i2 équivalents des éléments de l’eau.
Tendons. — Suivant ‘ Fourcroy , les tendons de l’homme et des quaalrupèdes mammifères sont composés de beaucoup de matière gélali- ! lieuse soluble dans l’eau bouillante, d’un peu de phosphate de chaux , et t:de chlorures de sodium et de potassiumj; il en est de même des aponéwroses. D’après Schœrer , les tendons sont formés de 2 équivalents de iprotéine, à laquelle se trouvent ajoutés les éléments de 3 équivalents d’ammoniaque , de 1 d’eau et de 7 d’oxygène.
Ligaments. — D’après Thomson , les ligaments qui réunissent les os (dans les articulations de l’homme contiennent de la matière gélatiliiieuse, et paraissent composés , en grande partie , d’une substance parliiculière semblable à l’albumine coagulée; ils ne se dissolvent qu’en poartiedans l’eau bouillante, et le solutum se prend en gelée par le reffroidissement.
IFaitsses membranes. — Elles sont formées de fibrine contenant de la ■iérosité ou de l’albumine non coagulée. M. Donné est porté à croire que ■:es produits morbides ne sont que de l’albumine coagulée ou modifiée i>ar Vacide auquel donne naissance le travail inflammatoire (voy. li- (uides des membranes séreuses, p. 753).
Méîanose. — On désigne ainsi des sécrétions pathologiques formées en !/uelque sorte par les principes du sang; on y trouve, en effet, de la librine, de l’albumine, les sels du sang, et une matière colorante noire nuise rapproche considérablement, par sa nature, du charbon, ainsi l|ue l’a prouvé M. Melsens en 1844.
DES TISSES «LAMDELEEIK ET HIESCVLA1RE.
!0n distingue deux sortes de glandes: les lymphatiques ou conglobées, les conglomérées, telles que le foie, les reins, etc.
Glandes lymphatiques, — Suivant Fourcroy, elles sont formées d’une latière fibreuse tout à fait insoluble , d’un peu de gélatine soluble dans aau bouillante, de chlorures de sodium et de potassium, et d’un peu ï pliosphate de chaux.
Glande thyroïde. — John a fait l’analyse de la glande thyroïde d’une ersonne scrofuleuse; cette glande avait acquis le volume d’un œuf de ouïe. Elle fournit: 1° une substance qui, par l’ébullition, donna eaucoup de mucus animal caséeux, doni la noix de galle et l’alcool 11- 50
précipitaient un peu de gélatine; 2° une matière grasse, solide, particulière; 3° un peu d’albumine; 4° du chlorhydrate d’ammoniafpie, du phosphate de chaux, des traces d’oxyde de fer uni peut-être à l’acide phosphorique, un atome de carbonate de chaux j fort peu de soude, et de l’eau.
Glandes conglomérées. — Foie de bœuf. Cent parties de foie de bœuf ont fourni: tissu vasculaire et membranes 18,94, parenchyme 81,06. Cent parties de parenchyme contiennent 68,64 d’eau, 20,19 d’albumine desséchée, 6,07 d’une matière peu azotée , soluble dans l’eau et peu soluble dans l’alcool, 3,89 d’huile phosphorée soluble dans l’alcool, analogue à celle du cerveau, 0,64 de chlorure de potassium, sans indice de chlorure de sodium, 0,47 de phosphate de chaux ferrugineux, 0,10 d’un sel acidulé, insoluble dans l’alcool, formé d’un acide combustible uni à la potasse , et une petite quantité de sang (Braconnot). Suivant Fromherz et Gugest, le foie humain d’un jeune guillotiné contenait une grande quantité d’albumine., de l’osmazôme, de l’acide résino-picromélique, delà stéarine et de l’oléine, des acides stéarique et oléique libres, de la fibrine, et 2,634 de chlorure de potassium et de phosphate dépotasse, de phosphate et de carbonate de chaux, et d’un atonie d’oxyde fer. Cent parties de ce foie renfermaient 61,79 d’eau. Fôurcroy fit l’analyse d’un foie qui était resté à l’air pendant dix ans, et qui avait été un peu attaqué par les insectes; il y trouva une matière soluble dans les alcalis caustiques, une substance analogue à la cholestérine, une matière huileuse concrète, des parties membraneuses, des vaisseaux, de la soude , et un peu d’ammoniaque (?).
Dans ces derniers temps, M. Bernard a prouvé que le foie jouit de la propriété de former du sucre (glucose). Les foies des oiseaux sont trèsriches en sucre ; il y en a beaucoup chez les mammifères; les reptiles en ont peu, la raie et l’anguille n’en renferment pas. Les foies des cadavres humains n’en ont jias toujours fourni. Si on irrite le voisinage des nerfs pneumogastriques, on augmente tellement la formation du sucre dans le foie, que l’animal, ne pouvant le détruire en même proportion qu’il le sécrète, devient diabétique, c’est-à-dire qu’il rend l’excès de sucre avec l’urine. Ce sucre est formé aux dépens du sang; après avoir été sécrété par le foie , il est porté au cœur par les veines sus-hépatiques, et il est incessamment détruit dans le sang, en sa qualité de corps combustible. M. Bernard termine son travail par les conclusions suivantes : 1° la présence du sucre dans l’organisme animal est ^ un fait constant et indispensable dans l’accomplissement régulier des J ])hénomènes nutritifs; 2" la présence du sucre chez les animaux n'est