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DE LA PUTRÉFACTION

vant Gelilen, de l’acide formique et de l’huile éthérée. — Charançons. Ils contieunenl un acide analogue à l’acide gallique, une substance semblable au tannin, des matières grasses fixes, une matière résineuse, un principe amer, une matière animale particulière, delà chitine, des phosphates de chaux et de magnésie, des sulfates , de l’acide silicique, et un principe colorant particulier. (Bonastre et Henry.)

Polypiers. — Hatchett a fait un très -grand nombre d’analyses de polypiers, qu’il divise en quatre classes sous le rapport de leur composition chimique. 1° Les madrepora muricata et labyrinthica , les millepora cœrulea et alcicornis , contiennent beaucoup de carbonate de chaux et fort peu de matière animale; 2“ le madrepora fascicularis , les millepora cellulosa, fascicularis et truncata, renferment beaucoup de matière animale et du carbonate de chaux; 3® le madrepora polymorpha , Visis ochracea, le coralina opuntia, le gorgonia nobilis (corail rouge), sont formés d’une assez grande quantité de matière animale, de beaucoup de carbonate de chaux et d’un peu de phosphate de chaux; 4° l’éponge officinale est presque entièrement composée de matière animale gélatineuse, et d’une substance mince, membraneuse, analogue à l’albumine coagulée.

DE LA PVTRÉFACriOM.

Les animaux ou leurs parties, soustraits à l’influence de la vie, et placés dans des circonstances favorables , ne tardent pas à se putréfier : examinons quelle est l’influence de l’eau, de l’air et du calorique, sur cette décomposition spontanée, quels en senties phénomènes et les produits, et par quels mdyens on peut l’empêcher de se manifester.

La présence de l’eatt est indispensable pour que la putréfaction se développe: en effet, Gay-Lussac a conservé pendant plusieurs mois, sans aucune altération , de la viande suspendue dans l’intérieur d’une cloche, au bas de laquelle se trouvait du chlorure de calcium, substance très-avide d’humidité, qui agissait en absorbant l’eau contenue dans la viande:] d’ailleurs il est généralement connu que le sel commun, l’alcool , et plusieurs autres matières ayant de l’affinité pour l’eau, empêchent la putréfaction de la chair, dont elles absorbent l’humidité; ne 'Sait-on pas encore que des cadavres ont été conservés pendant longtemi)s ' dans les terrains arides et secs?

V air atmosphérique n’est pas indispensable pour que la putréfaction -se manifeste, puisqu’elle a lieu dans l’eau qui a bouilli, ou dans l’inté- I rieur de la terre: cependant il exerce une action qu’il importe de con- II. 52

nallre. Lorsqu’il est très-sec et souvent renouvelé, il retarde la putréfaction, probablement parce qu’il s’empare de l’humidité de la matière animale ; si , au contraire , il est humide et stagnant, il la favorise en cédant de l’eau et une certaine quantité de son oxygène , comme l’a

prouvé Hildebrand (voy. mon Traité de médecine légale, 4® édition). Dès que l’oxygène favorise la putréfaction en se combinant avec l’hydrogène et le carbone. des matières animales, et dès que cet oxygène est un corps éminemment électro-négatif, il suffira, pour retarder la putréfaction des matières qui se pourrissent à l’air, de constituer ces matières dans un état d’électricité négative; alors l’oxygène sera en quelque sorte repoussé: c’est ce qui a été prouvé par M. Matteucci en faisant pourrir comparativement des morceaux de la même viande qu’il avait abandonnés à eux-mêmes , et d’autres qu’il avait placés sui des plaques de zinc , les premiers étaient pourris lorsque les autres ne donnaient encore aucun signe d’altération; le zinc effectivement s’était électrisé positivement, et la viande négativement, (voy. Ann. de chim., novembre 1829.)

La température de 15° à 25° est la plus favorable pour que la putréfaction se développe; si la chaleur était beaucoup plus forte, la matière animale se dessécherait; si la température était à 0° ou au-dessous, elle se conserverait pendant longtemps: combien de cadavres intacts n’at-on pas tirés de la neige , où ils avaient été ensevelis pendant plusieurs

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Phénomènes généraux gui accompagnent la putréfaction à l'atr libre. — La nialière animale se ramollit si elle est solide, elle devient plus ténue si elle est liquide ; sa couleur passe au rouge brun ou au vert; elle exhale une odeur fétide insupportable;' on observe un boursouflement léger qui soulève la masse ; quelque temps après , la maliere s’affaisse , son odeur change et devient moins désagréable. Il se forme, pendant celle décoraposilion , de l’eau, du gaz acide carbonique, de >’“><)« «elique, de l’ammoniaque, du carbure d’hydrogène, el de 1 acide sultliydrique: ces gaz, en se dégageanl, entralnenl une portion de maliere a demi pourrie, qui les rend si infecls el qui constitue sans doule les miasmes ; il ne reste qu’un produil terreux si la substance qui se pourri est dans l’air. Si la malière qui subit la décoraposilion spontanée est musculeuse, et qu’elle soit plongée dans l’eau, ou, mieux encore, enfouie dans un terrain humide, elle se Iransforme en un corps gras niele de tissu cellulaire. Ce corps , appelé gras des cadavres, esl forme ^ un peu d’ammoniaque, de potasse el de chaux, combinés avec une ti&grande quantité d’acide margarique et un peu d un au le acide blable èVacide oléique; il conlieni, eu outre, de l’acidc lactique.

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