‹ Éléments de chimieChapitre 372 sur 378 · DES FUMIGATIONS · texte numérisé non relu

DES FUMIGATIONS

normal , puis de les peindre. Sucquet n’a pas encore publié le procédé qu’il emploie pour obtenir ce beau résultat.

Désinfection. Les chlorures de soude et de chaux désinfectent inslantanément les matières animales pourries , comme l’a prouvé Labarraque (voy. mon Traité de médecine légale , 4® édit., article Exhumations juridiques).

DES FlinilGATIOlVS.

L’air atmosphérique est quelquefois imprégné de miasmes qui le rendent délétère ; on ignore au juste quelle est la composition intime de ces miasmes, mais tout porte à croire qu’ils sont formés des mêmes principes que les substances végétales ou animales ; assez souvent même, ne sont-ils produits que par des matières azotées à demi pourries. Le meilleur moyen connu pour les détruire est de les mettre en contact avec le chlore, comme l’a prouvé le premier l’illustre Guyton de Morveau; en effet, l’eau est décomposée, son hydrogène s’unit au chlore pour former de l’acide chlorhydrique, et son oxygène se combine avec la matière organique et la transforme en une substance qui n’exerce plus d’action nuisible sur l’économie animale. On dégage le chlore , comme je l’ai indiqué t. I , p. 67, en mettant du bioxyde de manganèse et de l’acide chlorhydrique dans une terrine, si l’on veut désinfecter un amphithéâtre, ou j(lans une fiole, si on veut purifier l’air d’une salle d’hôpital remplie de malades; car, dans ce dernier cas, on doit éviter de dégager une trop grande quantité de chlore à la fois.

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