‹ Éléments de chimieChapitre 52 sur 378 · G SO · texte numérisé non relu

G SO

A, sulfurique.

II Cl

A, sulfureux.

A. chlorique.

A. thlorhydiiqilrt.

i76 iPREMlKRE PARTÎE.

2" H ne précipite pas les sels d’argent. 3" Un papier brouillard sec, plié en plusieurs doubles, qu’on plonge dans cet acide et qu’on relire, s’enflamme vivement, et il se développe une odeur forte, analogue à celle de l’acide azotique. 4° S’il est concentré et qu’on le verse sur de l’alcool à 40 degrés contenu dans un verre à pied, il y a ébullition, dégagement de chlore , et formation d’acide acétique ; s’il y a très-peu d’alcool et beaucoup d’acide, l’action est très-violente, et il y a inflammation. Il est formé de 47 de chlore et de 53 d’oxygène.

Extraction. Sérullas obtenait l’acide chlorique en décomposant une dissolution chaude de chlorate de potasse par l’acide hydrofluosilicique , qui précipite la base et laisse l’acide chlorique mêlé avec l’excès d’acide hydrofluosilicique ; on sature par l’eau de baryte, qui forme avec ce dernier acide un sel insoluble, et avec l’acide chlorique du chlorate soluble : on décompose le chlorate de baryte par l’acide sulfurique étendu d’eau ; il ne reste plus qu’à concentrer à une douce chaleur l’acide chlorique, en arrêtant l’évaporation au moment où la liqueur commence à jaunir.

DE lAACIDE PERCUEORIOCE €1 0\ Équivalent = 4143,9.

Il est solide, anhydre, très-acide, rougissant le tournesol sans détruire sa couleur, inodore, volatil à 140", se décomposant au rouge vif en chlore et en oxygène, et très-soluble dans l’eau. L’acide hydraté peut être concentré par la chaleur jusqu’à ce qu’il ait acquis la densité de 1,65, celle de l’eau étant 1. S’il bout dans un tube, et qu’on présente à sa vapeur, près de l’orifice, du papier sec, celui-ci s’enflamme vivement; mais il ne s’enflamme pas lorsque l’acide est liquide et froid , comme le fait l’acide chlorique; cependant le papier ainsi trempé, mis en contact avec un charbon incandescent, lance de vives étincelles avec un violent pétillement et souvent avec détonation. Quand l’acide perchlorique est concentré , il répand quelques vapeurs à l’air et en attire promptement l’humidité. j

L’acide sulfureux n’exerce aucune action sur lui , ce qui le distingue [ encore de l’acide chlorique. Si on le distille avec cinq fois son volume d’acide sulfurique concentré, il peut être obtenu cristallisé; cepwidanl l’acide sulfurique le décompose en partie en chlore et en oxygène, surlout par l’action de la chaleur. Il forme avec les oxydes métalliques des 'per chlorates, qui jouissent de propriétés qui ne permettent pas de les I confondre avec les chlorates. i

Caractèves distinctifs. Son action sur l’acide sulfureux, sur la potasse I

DE l’acîde CHLOROPERCHLORIQUE. 177

et la soude, et sur le papier sec. Il est formé de 38,77 de chlore'et de 61,23 d’oxygène.

L’acide perclilorique peut servir à distinguer la soude de la potasse et leurs sels, et même à séparer ces deux bases l’une de l’autre; en effet, il forme avec la soude un sel déliquescent, très-soluble dans l’alcool , tandis qu’il fournit avec la potasse un sel très-peu soluble dans l’eau et insoluble dans l’alcool.

Préparation. On introduit dans une cornue 500 p. de percblorale de potasse pur, 1,000 p. d’acide sulfurique contenant un dixième de son poids d’eau et exempt d’acide azotique. On adapte à la cornue une allonge munie d’un long tube qui se rend dans un récipient tubulé entouré d’eau froide; on évite de luter l’appareil avec des matières organiques; on chauffe lentement à 150® et de manière à ne pas faire bouillir. L’acide perchlorique distille dans le ballon; mais comme il contient un peu de chlore et d’acide sulfurique, on le purifie en le traitant successivement par le sulfate d’argent et par le carbonate de baryte hydraté. (Nativelle, Journal de pharmacie, année 1842.) Qmwl m perchlorate de potasse, on l’obtient en chauffant dans une cornue , jusqu’à un certain point, le chlorate: si la température dépassait 400®, il ne resterait que du chlorure de potassium dans la cornue (voy. Extraction de l’oxygène., P- 38); si, au contraire, on chauffe seulement jusqu’à ce que le sel, auparavant fondu et fluide , ait acquis une consistance pâteuse, il reste dans la cornue un mélange de perchlorate de potasse et de chlorure de potassium. En traitant ce mélange par une petite quantité d’eau froide, on dissout le chlorure, sans toucher sensiblement au perchlorate : on dissout alors celui-ci dans l’eau bouillante, et on le fait cristalliser.

DE L’ACIDE CULOROCHLORIQCE. 2 Cl C®, Cl O®.

Il est gazeux, susceptible d’étre liquéfié dans un mélange réfrigérant. Il bout à 32® et détone à 70®. On l’obtient en traitant le chlorate de poj' tasse par l’acide chlorhydrique.

de L’ACIDE CRLOROPERCBLORlftllE. 2 Cl 0% Cl O*.

Lorsqu’on expose à la lumière de l’acide chloreux humide, il se forme un liquide rouge, qui est l’acide chloroperchlorique.

Je terminerai en disant que presque toutes les combinaisons oxygénées du chlore peuvent se représenter par la réunion de l’acide chloreux à l’acide perclilorique. Ainsi :

Cl 0® Acide chloreux.

Cl 0’ Acide perchlorique.

Cl 0®, Cl 0^ = 2 Cl 0® Acide chlorique.

2 Cl 0®, Cl 0’ = Cl® 0^® Acide chlorochlorique.

3 Cl 0®, Cl 0^ = 4 Cl 0< Acide hypochlorique.

Cl 0®, 2 Cl 0^ == Cl® 0” Acide chloroperchloriqiie.

( Millon , Ann. de chimie, t. VII ; 1843. )

DE E’ACIDE BROMIQUE. Br 0®. Étiulvalcnt = 1478,30.

L’acide bromique, découvert par M. Balard , n’exisle point dans la nature. Il est sous forme d’un liquide à peine odorant, d’une saveur tièsacide, nullement caustique. U rougit d’abord le papier de tournesol, puis le décolore. Chauffé, il se vaporise en partie, tandis qu une aiUie portion se décompose en brome et en oxygène.

Caractères distinctifs. 1° Les acides iodhydrique , chlorbydiique, suif hydrique, et ceux qui ne sont pas saturés d’oxygène, le décomposent, s’emparent de l’oxygène qui entre dans sa composition et sépaient le lirome. 2° L’acide bromique précipite en blanc l’azotale d’argent et les dissolutions concentrées de plomb. 3” Mis en contact avec de 1 alcool à 40 degrés, il se colore; le mélange s’échauffe, bout; il se dégage des vapeurs de brome et d’éther acétique; il ne se forme point d acide caibonique. (Sérullas.)

11 est composé de 66,17 de brome et dé 33,83 d’oxygène.

Préparation. On traite le chlorure de brome par l’eau de baryte : la baryte est décomposée, et l’on obtient du bromate de baryte peu soluble et du chlorure de baryum beaucoup plus soluble. On décante poui sépai ei le bromate de baryte , que l’on décompose par l’acide sulfurique affaibli, ü se forme du sulfate de baryte insoluble et de l’acide bromique qui reste en dissolution.

On peut également décomposer le bromate dépotasse par l’acide Indrofiuosilicique, comme je l’ai dit en parlant de l’acide chlorique voyez page 176).

Il existerait, suivant M. Balard, un acide /ij/po^mnewaj correspondant à l’acide hypochloreux, et qui, comme ce dernier, serait le résultat de l’action du brome sur un excès de dissolution affaiblie de potasse.

DE l’acide lODIQUE.

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