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UN LITRE

Azote

001 lit.

Moriosulfure de sodium

0,er. 025,360

Sulfate de soude

Chlorure de sodium

Acide silicique

Chaux

Magnésie

Soude caustique

Potasse caustique. .

Barégine

traces.

0,sr. 195,638

Les eaux Bonnes ont fourni à M. Henry, pour un litre d’eau, 0 lit. 0064 d’acide carbonique.

Voyons maintenant si le soufre que renferment les eaux sulfureuses des Pyrénées y existe réellement à l’état de monosulfure de sodium, ainsi qu’il résulte des travaux de Bayen, d’Anglada, de Longchamp, des miens, et de ceux plus récents de M. Filhol. M. Fontan , dans son beau travail sur les eaux minérales des Pyrénées, publié en 1833, avait annoncé que,^ le principe sulfureux des eaux minérales sulfureuses des Pyrénées était un suif hydrate de monosulfure de sodium. On peut lire dans le Journal de j)harmacie (années 1843 et 1847) deux mémoires de MM. Boullay et Henry, dont le dernier se termine par les conclusions suivantes ; 1« on doit admettre que le sulfure de sodium ne se trouve pas dans ces eaux à l’état neutre, mais accompagné de proportions plus ou moins grandes d’acide sulfhydrique libre; 2° que l’opinion qui consiste à les considérer comme contenant un sulfhydrate de sulfure hydraté ne saurait être admise, parce que l’excès de l’acide sulfhydrique ne s’y trouve pas en proportion convenable pour donner lieu à ce composé.

M. Filhol, dans un travail encore inédit , après avoir étudié les eaux de Bagnères de Luchon pendant plusieurs mois,*combat l’existence d’un sulfhydrate dans ces eaux par les considérations suivantes :

1® Le sulfhydrate de sulfure de sodium est un sel très-instable; l’expérience démontre qu’il ne peut pas supporter une température supé- ; rieure à 50° ou 60° sans se décomposer en acide sulfhydrique qui se ; dégage, et en sulfure neutre de sodium; comment donc pourrait-il se | maintenir dans des sources dont l’eau marque de 58° à 68° ? |

Si ces eaux renfermaient un sulfhydrate de sulfure, elles devraient verser des torrents d’acide sulfhydrique dans les galeries où elles s’écou- I lent avant d’arriver dans les réservoirs, et pourtant il n’en est pas ainsi, I

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