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CM2 — C18H30O

PO

LES MATIÈRES GRASSES

en partie le dissolvant, de manière à déterminer la précipitation d’une partie de la lécithine dissoute, celle-ci se dépose sous forme de petits globules sphériques qui, examinés au microscope polarisant, présentent le phénomène de la croix de polarisation, c’est-à-dire, suivant la position des niçois polariseur et analyseur, une croix noire sur fond blanc ou une croix blanche sur fond noir.

Par la carbonisation des lécithines, le phosphore de leur molécule passe à l’état d’acide phosphorique : les lécithines donnent un résidu charbonneux acide. Ajoutons aux lécithines du salpêtre et de la potasse caustique, et calcinons : il se formera, aux dépens du phosphore des lécithines, du phosphate tripotassique.

Solubilité dans l'alcool et dans l'éther, croix de polarisation des globules, acidité du résidu de carbonisation, ce sont les 3 propriétés caractéristiques des lécithines. Un tissu contient-il une substance soluble dans l’alcool et l’éther, substance se déposant par évaporation du dissolvant en globules présentant la croix de polarisation, et donnant à la carbonisation un charbon acide, on peut affirmer dans ce tissu la présence d’une lécithine.

Les lécithines quatre fois éther sont décomposées par les alcalis caustiques, comme le sont tous les éthers : les alcools sont régénérés, les acides se combinent avec l’alcali pour donner un sel d’alcali.

Traitons les lécithines, ou pour fixer les idées, la lécithine distéarique, par la soude caustique à chaud,

LES LÉCITHINES.

il se formera de la glycérine, de la choline, du phosphate trisodique et du stéarate sodique, c’est-à-dire un savon. On dit que la soude saponifie les lécithines.

Il existe deux procédés permettant de doser les lécithines dans une liqueur ou dans un tissu : le procédé de saponification et le procédé d’incinération.

Supposons une lécithine sans mélange de graisses neutres ou d’acides gras libres, saponifions par la soude, séparons et dosons les savons formés, nous en conclurons la quantité de lécithines qui leur a donné naissance.

Supposons une lécithine non mélangée de phosphates, (par exemple une lécithine dissoute dans l’alcool-éther, qui ne dissout pas les phosphates métalliques), additionnons-la de nitrate de potasse et de potasse, calcinons le mélange, et, dans le résidu de calcination, dosons les phosphates. Nous en conclurons la quantité de lécithines qui leur a donné naissance.

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