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PRÉCIPITATION DES ALBUMINOÏDES

convient d’employer une solution obtenue en dissolvant 4 grammes de tannin dans 190 centimètres cubes d’alcool à 45 pour 100, et ajoutant à la solution 2 centimètres cubes d’acide acétique glacial. — Pour des quantités suffisantes de la solution de tannin, la précipitation albuminoïde peut être totale : par exemple, en mélangeant volumes égaux d’une solution albuminoïde et de la solution de tannin acétique, on obtient en général une précipitation totale. Cette précipitation des substances albuminoïdes par le tannin s’accomplit surtout bien dans les liqueurs qui contiennent en solution une petite quantité de sels neutres.

Les solutions sulfuriques clés acides phosphomolybdique et phosphotungstique précipitent les substances albuminoïdes naturelles, et, pour une quan tité convenable de réactif, les précipitent totalement. On emploie généralement une solution obtenue en dissolvant 1 partie d’acide phosphomolybdique ou phosphotungstique cristallisé dans 5 parties d’eau, et ajoutant à cette solution 2 p. 100 d’acide sulfurique concentré.

La liqueur de Briicke est une solution aqueuse d’iodure double de mercure et de potassium. On peut préparer cette liqueur de la façon suivante : on dissout dans l’eau distillée à saturation du chlorure mercurique (sublimé) et on verse dans cette solution une solution saturée d’iodure de potassium : il se forme d’abord un précipité rouge d’iodure mercurique soluble dans un excès d’iodure de potassium : on ajoute la solution d’iodure de potassium goutte

68 LES SUBSTANCES PROTÉIQUES.

à goutte jusqu’à dissolution totale du précipité rouge d’iodure mercurique. La liqueur de Brücke ajoutée aux solutions albuminoïdes ne les précipite pas lorsqu’elles sont neutres; elle les précipite au contraire lorsqu’elles ont été acidifiées par l’acide chlorhydrique.

Pour préparer le réactif de Tanret on ajoute à 20 centimètres cubes d’acide acétique cristallisable, 3BP,32 d’iodure de potassium pur et 1^,33 de bichlorure de mercure ; et on additionne d’eau distillée pour faire 60 centimètres cubes. Ce réactif précipite les substances albuminoïdes de leurs solutions, et le précipité est insoluble à froid ou à chaud dans un excès de réactif, insoluble dans l’alcool, insoluble dans l’éther — caractères qui permettent de le distinguer des précipités produits par le môme réactif dans des liqueurs contenant soit certaines substances albuminoïdes de transformation, soit certains alcaloïdes.

L'iodure double de bismuth et de potassium précipite les solutions albuminoïdes acidifiées par l’acide chlorhydrique comme le fait la liqueur de Brücke chlorhydrique ouïe réactif de Tanret.

Enfin les solutions aqueuses concentrées d'acide picrique précipitent également les solutions des substances albuminoïdes naturelles.

Mais si ces différents réactifs précipitent les substances albuminoïdes naturelles de leurs solutions, il ne faudrait cependant pas considérer comme démontrée la présence de substances albuminoïdes dans une liqueur lorsque un quelconque de ces réactifs précipite cette liqueur. En

coagulation et précipitation.

effet les substances albuminoïdes ne sont pas les seules substances que ces différents réactifs peuvent précipiter. En d’autres termes, ces différents réactifs ne sont pas indifféremment applicables à toutes les liqueurs : il faut savoir choisir. Ainsi, pour n’en citer que quelques exemples: on ne peut employer l’alcool lorsque la solution contient des substances précipitables par l’alcool, telles que des sulfates d’alcalis, le sulfate d’ammoniaque par exemple ; — on ne peut employer les acides phosphomolybdime et phosphotungstique dans les liqueurs contenant des sels ammoniacaux, parce qu’il se formerait des pliosphomolybdate et phosphotungstate d'annnoniaque insolubles ; — on ne peut employer l’acide picrique dans les liqueurs contenant des sels ammoniacaux ou de la créatinine, ou de l’acide urique, ces différents corps étant précipités par l’acide picrique, etc.

Les substances albuminoïdes naturelles sont coagulables.

Qu’est-ce donc qu’une substance albuminoïde coagulable? Qu’est-ce que la coagulation ? Quelle différence y a-t-il entre la coagulation et la précipitation des substances albuminoïdes ?

Quelques exemples vont nous renseigner sur ces questions :

Supposons qu’on ait préparé une solution de blanc d’œuf dans l’eau. Ajoutons à 1 volume de cette solution plusieurs volumes, 10 volumes par exemple, d’une solution saturée de sulfate d’ammoniaque, nous déterminons l’apparition de flocons albuminoïdes. Ces flocons, séparés par filtration du liquide dans lequel ils ont pris naissance, peuvent être redissous dans l’eau, comme le blanc d’œuf luimème pouvait être dissous dans l’eau, et celte solu-

70 LES SUBSTANCES PROTÉIQUES.

tion présente toutes les propriétés de la solution primitive de blanc d’œuf. On dit que le blanc d’œuf a été précipité de sa solution par le sulfate d’ammoniaque.

Supposons qu’on chauffe cette même solution de blanc d’œuf à une température de 80° à 100°, il se produira un dépôt floconneux albuminoïde; mais, ces flocons, séparés du liquide dans lequel ils se sont produits, ne peuvent plus être dissous dans l’eau. On dit que le blanc d’œuf est coagulé par la chaleur.

La précipitation est un simple changement d'état physique : la substance précipitée passe de l’état dissous à l’état solide. La coagulation est un changement de propriétés et probablement de constitution chimique.

Lorsqu’on ajoute à une solution de blanc d’œuf de l’alcool en quantité suffisante, on provoque l’apparition de flocons albuminoïdes. Si, aussitôt après leur apparition, on sépare par le filtre ces flocons de la liqueur dans laquelle ils se sont formés, et si, par expression entre deux lames de papier filtre, on les débarrasse de la plus grande partie de la liqueur alcoolique qu’ils retiennent, on peut, sans peine, les redissoudre dans l’eau et obtenir une solution analogue, quant à ses propriétés, à la solution primitive de blanc d’œuf. L’alcool, d’après nos définitions, a donc précipité le blanc d’œuf de sa solution. — Mais si, après avoir produit par addition d’alcool des flocons albuminoïdes, on laisse pendant plusieurs jours, ou mieux pendant plusieurs semaines,

ALBUMINES ET GLOBULINES.

ces flocons en contact avec l’alcool fort, ils deviennent absolument insolubles dans l’eau. L’alcool, en nous reportant à nos définitions, par un contact prolongé avec le blanc d’œuf précipité, le coagule.

Les substances albuminoïdes naturelles sont coagulables par la chaleur : qu’on élève progressivement la température de leurs solutions, on voit, à partir d’une température variable suivant la substance considérée, se produire un louche, puis des flocons qui deviennent plus volumineux et plus abondants à mesure qu’on élève la température (1). Si la liqueur a une réaction neutre, la coagulation n’est pas totale, même si l’on porte la température à 100°. Pour que la coagulation soit totale, il faut aciduler légèrement (à \ ou 2 p. 1000 en général] la liqueur au moyen de l’acide acétique.

Les albumines se distinguent des globulines par les caractères suivants :

Les albumines sont solubles dans l’eau distillée, — dans les solutions étendues de sels neutres d’alcalis ou de terres alcalines (chlorure de sodium, sulfate de soude, sulfate de magnésie, etc.) ; — dans les solutions étendues d’alcalis caustiques. Leurs solutions salines peuvent être diluées ou soumises à la dialyse sans précipiter ; leurs solutions dans les alcalis peuvent être diluées et saturées de gaz carbonique sans précipiter. Les solutions d’albumines

(I) Lorsque par une dialyse prolongée en présence d’eau distillée on débarrasse une solution d’albumines des sels minéraux qu'elle contient, on lui fait perdre la propriété de coaguler par la chaleur. Elle recouvre cette propriété par l’addition de petites quantités de matières salines.

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ne sont pas précipitées par l’acide acétique : elles ne sont pas précipitées par le chlorure de sodium ou par le sulfate de magnésie dissous à saturation à la température ordinaire, 15° à 20°; — elles sont, au contraire, précipitées par ces sels, lorsqu’elles ont été acidulées par l’acide acétique.

Les globulines sont insolubles dans l’eau distillée ; elles sont solubles dans les solutions étendues (à 1 p. 100 par exemple) de sels neutres d’alcalis ou de terres alcalines (chlorure de sodium, sulfate de soude, sulfate de magnésie, etc.); elles sont solubles dans les solutions très étendues d’alcalis caustiques. Leurs solutions salines sont précipitées partiellement par dilution par l’eau distillée, et par la dialyse : la dilution diminuant la proportion du sel dissolvant, la dialyse éliminant ce sel dissolvant. Leurs solutions dans les alcalis sont précipitées partiellement lorsque après dilution elles sont saturées de gaz carbonique. Les solutions de globulines sont précipitées partiellement par l’acide acétique. Elles sont précipitées, les unes partiellement, les autres totalement, parle chlorure de sodium dissous à saturation à la température ordinaire; elles sont précipitées et totalement précipitées par le sulfate de magnésie dissous à saturation à la température ordinaire.

Applications. — 1. Une substance albuminoïde naturelle coagulable est-elle une albumine ou une globuline?

Si la solution ne précipite ni par dilution, ni par dialyse, ni par acidification acétique, ni par saturation par le chlorure de sodium ou le sulfate de magnésie, la substance

ALBUMINES ET GLOBULINES.

en solution est une albumine. Si la solution précipite par dilution, par dialyse, par acidification acétique, par saturation par le chlorure de sodium ou le sulfate de magnésie, la substance en solution est une globuline.

2. D’une solution contenant un mélange d’albumines et de globulines comment peut-on retirer l’albumine pure et la globuline pure ?

Soumettons ce mélange à la dialyse, ou diluons-le par 10 à 20 volumes d’eau distillée, ou acidifions-le par l’acide acétique, ou saturons-le de sulfate de magnésie ou de chlorure de sodium, le précipité est un précipité de globuline sans albumine. — Saturons le mélange de sulfate de magnésie pour précipiter la totalité des globulines, jetons sur le filtre pour retenir le précipité formé, et acidulons la liqueur par l’acide acétique, il se produit un précipité d’albumines.

3. Dans une solution contenant un mélange d’albumines et de globulines, comment peut-on séparer les albumines des globulines et les doser ?

La liqueur est saturée de sulfate de magnésie à saturation. On jette sur le filtre pour retenir le précipité de globulines. On lave ce précipité sur le filtre avec une solution saturée de sulfate de magnésie, tant que cette solution entraîne des substances albuminoïdes; on porte ensuite le filtre et le précipité qu’il contient à 100° pour coaguler les globulines retenues et on lave à l’eau distillée pour enlever le sulfate de magnésie. Les globulines sont ainsi isolées à l’état coagulé. — La liqueur saturée de sulfate de magnésie et les eaux magnésiennes de lavage sont réunies et portées à l’ébullition : les albumines sont coagulées, et, en présence de cet excès de sulfate de magnésie, totalement coagulées. 11 suffit alors de jeter sur le filtre et de laver à l’eau distillée pour enlever le sulfate de magnésie : les albumines restent isolées à l’état coagulé.

En étudiant l’œuf, le lait, le sang, le muscle, nous apprendrons àconnaître plus spécialement quelquesunes des albumines et des globulines :

74 LES SUBSTANCES PROTÉIQUES.

Parmi les albumines : l’ovalbumine, la lactalbumine, la sérumalbumine ; — parmi les globulines, la lactoglobuline, la sérumglobuline, le fibrinogène, la fibrine, la myosine.

B. Substances albuminoïdes de transformation. — Ces substances présentent les réactions colorées des substances albuminoïdes naturelles. Ce sont des substances colloïdes, donnant, sous l’influence des mêmes réactifs, les mêmes produits de décomposition que les substances albuminoïdes nalurelles.

Nous considérons 3 groupes de substances albuminoïdes de transformation :

( Substances albuminoïdes coagulées.

1 Alcalialbuminoides et acidalbuminoïdes .

( Protéoses.

a. Les substances albuminoïdes coagulées. — Les substances albuminoïdes naturelles coagulées (albuminesetglobulines),sousl’influence de la chaleur, ou par l’action de l’alcool, sont des corps insolubles dans l’eau, insolubles dans les alcalis très étendus, insolubles dans les solutions de sels neutres. Ces produits sont encore de nature albuminoïde, car ils présentent toutes les réactions colorées des substances albuminoïdes, notamment celles que nous avons décrites, la réaction xanthoprotéique, la réaction du biuret, la réaction de Millon.

b. Alcalialbuminoides et acidalbuminoïdes. — Lorsqu’on fait agir sur les albumines et sur les globulines un acide ou un alcali, on transforme la substance

LES PROTÉOSES. 75

albuminoïde naturelle en acidalbuminoïde ou alcalialbuminoïde.

Ces substances sont insolubles dans l’eau et dans les solutions salines neutres. Elles sont solubles dans les alcalis et dans les acides; elles sont précipitées de ces solutions alcalines ou acides par neutralisation de la solution. Leurs solutions ne sont pas précipitées par la chaleur, même à la température d’ébullition. Elles sont précipitées par le suiïate de magnésie dissous à saturation à froid.

c. Protéoses. — Lorsqu’on fait agir sur les substances albuminoïdes naturelles, ou coagulées, le suc gastrique ou le suc pancréatique à une température convenable, 40° par exemple ; — ou la vapeur d’eau surchauffée, — ou les acides et les alcalis étendus à la température d’ébullition, on obtient une série de produits qu’on doit désigner sous le nom général de protéoses. Suivant que la substance albuminoïde qui a servi de matière première est une albumine, une globuline (myosine, par exemple), on donne à laprotéose le nom d’albumose, de globulose (myosinose, par exemple).

Les protéoses sont des substances non coagulables.

La plupart des protéoses sont solubles dans l’eau distillée (celles seulement, que nous apprendrons à connaître sous le nom d’hétéroprotéoses, ne sontpas solubles dans l’eau distillée) ; — toutes sont solubles dans les solutions salines neutres étendues (chlorure de sodium, sulfate de soude, sulfate de magnésie, etc. à 1 pour 100 par exemple). Leurs

76 LES SUBSTANCES PROTÉIQUES.

solutions peuvent être bouillies sans précipiter.

Toutes sont précipitées de leurs solutions par les réactifs suivants :

Alcool.

Solution aqueuse de sublimé.

Solution de tannin acétique.

Solution sulfurique d’acide phosphomolybdique.

Solution sulfurique d'acide phosphotungstique .

Elles ne sont pas précipitées par les acides minéraux tels que l’acide chlorhydrique, l’acide sulfurique, soit à froid, soit à la température d’ébullition.

On divisait autrefois les protéoses en 2 groupes de substances :

j Los propeptones.

I Les peptones.

Les propeptones étaient caractérisées par 3 réactions dites réactions propeptontques :

a. Les solutions de propeptones additionnées d’acide nitrique donnent à froid un précipité : ce précipité disparait à chaud pour se reformer par refroidissement.

(3. Les solutions de propeptones donnent à froid un précipité par le ferrocyanure de potassium et Y acide acétique; ce précipité disparaît à chaud pour se reformer par refroidissement.

y. En acidulant à froid par l’acide acétique un mélange à volumes égaux d’une solution de propeptones et d’une solution saturée de chlorure de sodium, on détermine la production d’un précipité, soluble à chaud, réapparaissant par refroidissement.

LES PROTÉOSES. 77

Los peptoncs ne donnaient aucune de ces réactions.

On divise aujourd’hui les protéoses en 2 groupes de substances :

( Les protéoses vraies.

? Les peptones (peptones de Kühne).

Les protéoses vraies sont précipitées et totalement précipitées de leurs solutions par saturation de ces solutions à la température d’ébullition par le sulfate d’ammoniaque, d’abord en réaction neutre puis en réaction alcaline et enfin en réaction acide : c’est là leur caractère spécifique.

Les peptones ( peptones de Kühne) ne sont pas précipitées de leurs solutions par le sulfate d’ammoniaque dissous à saturation à la température d’ébullition, quelle que soit la réaction du milieu : c’est là leur caractère spécifique.

Les protéoses vraies donnent un précipité par l’acide picrique ou par la liqueur de Brücke chlorhydrique. Les peptones vraies ne précipitent ni par l’acide picrique, ni par la liqueur de Brücke chlorhydrique.

Les protéoses vraies comprennent elles-mêmes 3 groupes de substances :

Les hétéroprotéoses.

Les protoprotéoses.

Les deutéroprotéoses .

Les hétéroprotéoses et protoprotéoses forment le groupe des protéoses primaires, groupe qui correspond à peu près à l’ancien groupe des propeptones;

LES SUBSTANCES PROTÉIQUES.

— les deutéroprotéoses forment le groupe des protéoses secondaires.

Les protéoses primaires présentent très nettement les 3 réactions propeptoniques. — Les liétéroprotéoses sont insolubles dans l’eau, solubles dans les solutions salines neutres étendues; leurs solutions salines sont précipitées par la dialyse, totalement précipitées par le chlorure de sodium dissous à saturation à froid.

— Les protoprotèoses sont solubles dans l’eau distillée, partiellement précipitées de leurs solutions par le chlorure de sodium dissous à saturation à froid, totalement précipitées par saturation par le chlorure de sodium et acidification à 30 pour 100 par l’acide acétique.

Les protéoses secondaires ou deutéroprotéoses ne présentent plus ou tout au moins ne présentent plus nettement les réactions propeptoniques. Elles sont solubles dans l’eau. Elles ne sont pas précipitées de leurs solutions par le chlorure de sodium dissous à saturation ; elles sont partiellement précipitées par le chlorure de sodium dissous à saturation et l’acide acétique ajouté à raison de 30 pour 100.

Applications. — Une liqueur renferme-t-elle des protéoses? Sont-ce des protéoses vraies ou des peptones?

La solution albuminoïde que nous supposons neutre est acidulée par l’acide acétique et portée à l’ébullition : les substances albuminoïdes naturelles (albumines et globulines) sont coagulées. La liqueur filtrée renferme les protéoses. Neutralisons la liqueur et saturens-la de sulfate d’ammoniaque à la température d’ébullition (1): s'il

(1) La saturation se fait d'abord en milieu neutre; puis la liqueur refroidie débarrassée du précipité de sulfate d'ammoniaque et de pro-

LES PROTÉTDES.

se produit un précipité, la liqueur contient des protéoses. La liqueur saturée de sulfate d’ammoniaque, séparée du précipité de protéoses vraies, s’il y a lieu, renferme-t-elle des peptones, on peut s’en convaincre par 2 réactions : la présence depeptone vraie est indiquée soit par la réaction du biuret, soit par précipitation par le tannin acétique; la réaction du biuret peut se faire directement sur la liqueur saturée de sulfate d’ammoniaque; — le tannin ne doit être ajouté qu’après dilution de la solution salée par un égal volume d’eau.

II. — Protéides. — On désigne sous le nom de protéides des substances qui peuvent être considérées comme résultant de la combinaison d’une substance albuminoïde et d’une autre substance organique non albuminoïde.

Tantôt cette dernière substance est une matière ferrugineuse, l’hématine ; tantôt c’est un hydrate de carbone, tantôt c’est une nucléine, ou une paranucléine, etc.

Nous considérerons 3 groupes de protéides intéressant le physiologiste :

1 . L 'hémoglobine, résultant de la combinaison d’une substance albuminoïde et de l’hématine, substance métallo-organique ferrugineuse.

2. Les mutines, résultant de la combinaison de substances albuminoïdes et d’hydrates de carbone.

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