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XIV INTRODUCTION HISTORIQUE

exacte da root chirurgien. D'une part, il n'est pas douteux que, du temps mémo ^^ d'Hippocrate, et surtout à Guide, il n'y ait eu des médecins se consacrant à lai ^ pratique des affections chirurgicales proprement dites, c'est-à-dire comptant l'intervention manuelle comme moyen thérapeutique principal. Il y avait déjà des spécialistes se consacrant à l'étude des maladies des yeux, des praticiens non titrés analogues aux rebouteurs ou aux barbiers, comme on les retrouve à toutes les époques. Mais les œuvres d*Hippocrate nous prouvent que les écoles de médecine ne distinguaient pas l'art médical de Tart chirurgical. A Alexandrie, il y avait aussi des spécialistes, des professeurs qui se sont occupés des maladies des yeux, des maladies des femmes, des lésions traumatiques des os, fractures et luxations; mais Hérophile, l'anatomiste, et Érasistrate, fondateurs de deux écoles médicales célèbres, ont exercé la chirurgie avec un succès dont la tradition nous a été léguée.

De la division de la médecine en trois parties, admise à Alexandrie, reproduite par Gelsç, on peut conclure seulement que la chirurgie était assez développés pour que des praticiens se consacrassent à cette partie de la médecine « qvuB manu curai », comme dit Celse; mais oA n'est pas autorisé à penser que la chirurgie formât un enseignement particulier distinct de la médecine, de même que de l'existence de spécialistes |X)ur les maladies des yeux, on ne peut conclure que les chirurgiens aient négligé cette |)artie de l'art.

Celse clôt une première période, plus distincte en chirurgie qu'en médecine, et qui se termine aux premiers temps de l'ère chrétienne, nous la considérons volontiers comme la période grecque, commençant à Esculape, constituée ))ar Hippocrate, portée à sa splendeur par l'école d'Alexandrie, vulgarisée à Rome par Celse.

Dans celte période, la chirurgie, grossièrement empirique au début, a été sonmise à l'observation raisonnée par Hippocrate, et sous l'influence des éludes analomiques, du souffle scientifique qui animait Técole d'Alexandrie à une époque d'encyclopédie, elle a atteint un degré de certitude qu'elle ne dépassa pas ou même né conserva pas pendant plusieurs siècles.

§ Y. — État de la ehlmrsle depuis le règ^e d*Aagoste fosqu'ii eela

de Hare-Aorèle, de Cdoe ék. Clallen.

Pendant cette période de cent cinquante ans qui sépare Celse de Galien, la chirurgie parait avoir accompli de grands progrès, dont nous ne pouvons apprécier l'importance que par les citations des compilateurs et des encyclopédistes, Galien, Aétlus, Oribase et Paul d*Égine ; mais, à en juger par les citations et même par les copies de ces divers auteurs, le nombre de chirurgiens célèbres, pendant cette période, a été considérable ; il est souvent difficile, par l'absence de leurs œuvres originales, de désigner l'école à laquelle ils se sont inspirés, souvent môme la date précise de leur existence; mais, pour la plupart, il semble que si leur réputation a été acquise à Rome ou dans les colonies de l'empire romain, beaucoup d'entre eux se sont formés par les enseignements d'Alexandrie; ayant eux-mêmes étudié dans cette ville, ils sont les continuateurs de la science grecque. Ils ont été classés dans lea diverses sectes de l'école d'Alexandrie ou dans celles qui florissaient à Rome; mais, s'ils méritent les dénominations de méthodistes, pnenmatistes, épisyntbétiques ou éclectiques, par cette partie de leur doctrine qui est purement médicale, physiologique, on môme philosophique, ce qui domine dans leurs découvertes,

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