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INTRODUCTION HISTORIQUE. X

c'est l*observation clinique éclairée par Tanatomie, par l'autopsie, et par les enseignements puisés pendant les opérations elles-mêmes.

La liste des chirurgiens qui se sont illustrés et dont les noms ont été conservés, serait considérable, et leur énumération longue et peu profitable. Nous nous bornerons à signaler les plus remarquables^ Parmi ceux-ci, Thessalus Lydien, le médecin favori de Messaline^ surtout connu par son orgueil, doit être cité comme ayant appliqué à la chirurgie les doctrines du méthodisme. Ses écrits sur la chirurgie ne sont pas conservés, mais paraissent avoir eu, de son vivant, une vogue remarquable; d'ailleurs, nous savons que ce qu'il a écrit sur le traitement des plaies et des ulcères prouve une observation clinique très-attentive; mais cet auteur ne reste intéressant pour nous que par l'intervention du méthodisme en chirurgie ; cette doctrine se modifiait d'ailleurs pour les chirurgiens, et faisait appel aux connaissances anatomiques.

Nous ne ferons que citer Dioscoride, qui a écrit en grec sous Néron, et dont il nous a été transmis des médicaments et une étude sur la rage et sur les morsures des animaux venimeux.

Jl faut encore regretter la perte des ouvrages d'Arétée, si célèbre par ses œuvres médicales, vivant au i"' siècle^ sous Néron et sous Yespasien. Les quelques passages qu'il consacre à des affections chirurgicales, parmi ses œuvres médicales, nous montrent de grandes connaissances anatomiques qui lui ont permis de faire une description remarquable des dépôts purulents de la poitrine et de l'abdomen, des calculs et abcès des reins et de la vessie, des causes de la rétention d'urine; il affirme l'inutilité des ponctions dans l'hydropisie enkystée de la matrice, ou plutôt dans les kystes multiloculaires de l'ovaire.

Les plus célèbres des chirurgiens de cette époque sont : Soranus, Ârchigène et Rufus, qui ont vécu à la fin du i*' siècle et au commencement du it*, sous Trajan. Soranus d'Éphèse débuta à Técole d'Alexandrie, et vint à Rome sous Trajan, vers la fin du i*^ siècle; il nous est connu, grâce à Caelius Aurelianus, qui l'a traduit. On lui doit une classification assez complexe des fractures du crâne, des fractures du sternum, des vertèbres, laquelle prouve avec quel soin ces lésions étaient déjà étudiées.

Archigène Syrien, dont parle Juvénal, a vécu sous Domitien on sous Trajan (entre 90 et 100 apr. J. G. 7). Bien qu'il ait écrit sur la médecine, il nous est surtout connu comme chirurgien. Il a souvent inspiré Galien, et parmi les fragments qu-'Oribase lui emprunte, les plus remarquables sont le chapitre des Amputât tous. Arcbigètie recommande de lier les vaisseaux du membre dans un lacs, ou dans quelques brins de fil passés autour au moyen d'une aiguille, et avec lesquels on lie les vaisseaux. On a longuement discuté sur ce passage, qui semble répondre à la ligature des artères et même à l'acupressure, qu'on a dernièrement réinventée. Archigène n'oublie pas la rétraction de la peau, ni la compression du moignon; lorsque le sang coule, il cautérise les vaisseaux à travers une compresse, et prend soin d'éviter les nerfs.

Rufus d*Éphèse, cité par Aétius, vivait avant Galien et après Ârchigène, mais à une époque qui n'a pas été fixée; ses titres principaux sont une étude des maladies des reins et de la vessie; la description des héraorrhagies consécutives à la cautérisation des vaisseaux, au moment de la chute de l'eschare; une description de l'anévrysme faux.

Celui qui, de son vivant, parait avoir été le plus célèbre de tous, est Léonides, connu par les citations de Gaelius Aurelianus, de Galien, ou du moins de I' cmroM. I- ^

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