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INTRODUCTION HISTORIQUE. XIII

d'Alexandrie, Celse sépare la médecine en trois parties : la diététique, la phermacoiogie et la chirurgie.

Dans les premiers livres, on trouve cependant des indications chirurgicales sur la saignée, les maladies des articulations, les plaies pénétrantes de la poitrine et du ventre, la double ligature et la section intermédiaire des vaisseaux donnant lieu i des hémorrhagies, l'emploi de la cautérisation dans les hémbrrbagies.

La chirurgie de Celse se distingue de celle d*Hippocrate par une précision beaucoup plus grande dans le diagnostic anatomique et dans les indications thérapeu- Uques; on y retrouve les grandes divisions de la pathologie externe, et aussi les prf^^rès accomplis par les spécialistes de Técolc d'Alexandrie.

Les termes de diagnostic et d'anatomie sont pour la plupart empruntés au grec.

Dans le VIP livre, on trouve une étude remarquable sur les abcès en général, des descriptions des opérations nombreuses pratiquées déjà pour les maladies des yeux, tumeurs des paupières, encanthiSi aukyloblépharon, et même l'abaissement de la cataracte.

I..es affections de l'abdomen, les hernies avec diverses variétés, suivant leur contenu, y sont traitées avec de grands détails ainsi que les maladies des organes génitaux, l'étude des calculs et la taille y sont indiquées; l'amputation est décrite.

Dans le VHP livre, les plaies et les fractures du crâne, la trépanation, sont envisagées à un point de vue différent de celui d'Hippocrate; la compression, les épanchements intra-crâniens sont l'origine de déductions thérapeutiques.

En résumé, tandis qu'avec Hippocrale les grandes lignes des indications chirurgicales sont tracées, et que les maladies des yeux, des femmes, les fractures, ont seules reçu un développement, on trouve, dans Celse, les premières bases d'un enseignement chirurgical complet, divisé par chapitres, dont quelques-uns constituaient des spécialités à Alexandrie, ou plutôt avaient été l'objet d'études particulières des professeurs de cette école. Les citations nombreuses faites par Celse nous prouvent qu'au temps d'Auguste les classiques se trouvaient à Alexandrie. Tandis qu'en médecine se fondaient des sectes, hérophiliens, érasislraiiens, dogmatiques, empiriques, spécialistes, la chirurgie, profitant de l'impuUion donnée par l'école deCnide, utilisait l'étude analytique des maladies; la nature elle-même indiquait les classiGcations, et empêchait la chirurgie de se perdre dans les conceptions théoriques. Il est vrai que l'anatomie éclairait déjà d'une vive lumière le diagnostic Il ne faut cependant pas méconnaître, d'autre part, que les empiriques, pour toute la partie non essentiellement chirurgicale, les spécialistes, par la minutie des procédés, semblent plus souvent s'être préoccupés de la recherche d'une vogue momentanée, que des progrès de la science et de l'art.

En mettant de côté l'influence fâcheuse des pharmacopoles, il nous apparaît comme parfaitement démontré que l'école d'Alexandrie, en créant l'anatomie, a donné à la chirurgie une base certaine. Certains procédés, tels que les opérations autoplastiques pour les paupières, les lèvres, le nez, la taille, le traitement des affections des organes génitaux, ont acquis une précision remarquable, et, de même que Celse, en chirurgie, a été le vulgarisateur de la science grecque développée et transformée à Alexandrie, nous retrouverons parmi les Arabistes les enseignements de cette même école. Les progrès accomplis à cette époque par la chirurgie ont si bien apparu dès longtemps aux historiens de cet art, que plusieurs ont été amenés à Gxer à la période alexandrienne la séparation de la médecine et de la chirurgie.

Or^ il faut, pour résoudre ce problème, bien s*entendre sur la significatiqa

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