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INTRODUCTION HISTORIQUE. XXI

Montpellier, de Frédéric en Italie, les universités sont consiitoées et consacrent leur enseignement par la création des grades, à Paris en 1270, à Montpellier en 1220. La chirurgie était alors enseignée dogmatiquement par des professeurs à la fols médecins et chirurgiens, presque toujours clercs, mais n'observant pas tous scrupuleusement la loi du célibat. A côté d*eux existaient des chirurgiens praticiens/ plus ordinairement laïques, et enfin un grand nombre de praticiens spécialistes non titrés; les barbiers, entre tous, profitaient du dédain trop prononcé des clercs pour Faction manuelle^ et tantôt leur servant d'aides, tantôt pour leur propre compte, s'cxet'çaient sur les tumeurs et même les hernies, les yeux, la vessie. L'intervention des papes sur les universités, celle même de l'Université, appuyée de la favenrdeff rois à Paris et en Italie, des ducs à Montpellier, contribua, à la vérité, à répandre l'enseignement classique, c'est-à-dire galénique^ mais elle fut aussi un obstacle au développement de la pratique et aux progrès que l'initiative des praticiens aurait dû accomplir. Cependant le terrain semblait bien préparé, puisque l'on commençait à combattre le Galien arabe par le Galien traduit; mais la scolastique, les luttes des corps enseignants et des corporations tinrent une place trop considérable pour permettre à l'esprit d'observation de se débarrasser des entraves de la discipline traditionnelle et cléricale.

Âu XIII* siècle, c'est encore en Italie, à Salerne, à Bologne, à Plaisance, Padoue et Naples, que la chirurgie est enseignée avec le plus d'éclat. Hugues de Lucques (vers 1214) est à la fois chirurgien militaire, chirurgien municipal, et écrivain très-estimé.

Roger de Parme (vers le milieu du xdi* siècle), et son élève Roland, professeur à Bologne (126/ii), les quatre maîtres restés inconnus, commentent et vulgarisent la chirurgie de Paul et d'Albucasis; Brunus, à Padoue, Théodoric, à Bologne, interprètent dans des sens différents la chirurgie de Galien. Tandis que Roger el Roland conseillent dans les plaies les fomentations chaudes, humides, adoucissantes, Théodoric,' après Hugues, préconise les lotions vineuses.

Guillaume de Salicet, de Plaisauce, vulgarisateur intelligent et plus complet que ses prédécesseurs, a pratiqué à Glerm^nt, à Bologne, à Vérone, et rédigea en 1275 un Traité de chirurgie. Bien qu'il fût clerc, il ne négligea pas les maladies des femmes; il intervenait directement, comme le prouvent ses observations sur l'hydrocéphale, les plaies de tête, le pneumatocôlc, le bubonocèle, les hernies et les plaies de l'intestin. Il parait cependant avoir été plus instruit qu'audacieux dans sa pratique, et il a fait une part très-large aux onguents et aux emplâtres doux.

Les discordes italiennes des démocrates et des aristocrates, les luttes entre les Guelfes et les Gibelins, les papes et les empereurs, étaient peu propices au développement des sciences en Italie; les proscriptions frappèrent des chirurgiens qui cherchèrent un asile en France. L'Université de Paris recueillit les plus célèbres d'entre eux, et Lanfranc vint à Paris, où il ne fut pas seulement le vulga^ risatenr de la science italienne, mais où il trouva un théâtre bien préparé pour un enseignement classique dégagé des discussions des sectes italiennes. Il résista d'ailr leors aux entraînements et aux luttes dogmatiques des autres Italiens, qui faillirent transporter dans Paris l'esprit intolérant des sectes et les luttes qui en sont les conséquences habituelles. Lanfranc coopéra, avec Pitard, le médecin de Philippe le Bel (1311), devenu son ami, à l'organisation de la corporation des chirurgiens, qui alors éuit une école annexe de l'Université. Cependant, cette période d'organisation n'a produit que des praticiens^ et la chirurgie ne parait pas t r gr^né notaUement. , ^ '

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