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OPÉRATIONS SUR LES MILIEUX DE L ŒIL

pour qu'une certaine quantité de l'humeur aqueuse s'écoule et que la cornée s'affaisse.

L'instrument étant plus large à sa base qu'à sa pointe, il suffit de lui faire trayerser la cornée pour qu'il la coupe, et sépare du reste de l'œil toute la partie vers laquelle son tranchant est tourné.

Quand le lambeau ne tient plus que par une bride étroite, le chirurgien retire l'instrument lentement, pour être plus sûr d'achever la section sans secousse.

Dans ce temps de l'opération, il importe surtout de ne pas chercher à couper en passant le tranchant du couteau directement en haut, parce que l'on exercerait nécessairement une pression sur le globe de l'œil, qui pourrait alors se vider. La section sera nette et sans danger quand on la fera en poussant la lame de l'instrument vers le grand angle de l'œil, et en évitant soigneusement de la pousser vers l'arc de cercle sous-tendu de la partie horizontale du couteau qui doit ici, plus que dans toute autre circonstance, couper en sciant et non en pressant.

Quelques chirurgiens se servent d'un ophthalmostat pour empêcher Tœil de se porter trop en dedans. La figure 189 montre la manière dont on emploie cet instrument. Mais depuis

A. Kératotonie de Béer coupant

Ja moitié inférieure de la cornée.

B. Pointe du kératotome soutenue

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