‹ Éléments de chirurgie opératoireChapitre 169 sur 263 · C. Point du lambeau droit · texte numérisé non relu

C. Point du lambeau droit

D.Bord droit de la division , avivé et rapproché de la partie correspondante du tubercule.

E. Bord gauche de a division.

FiG. 195.

Il y a des cas où ce tubercule n'a pas une longueur égale à celle des parties auxquelles il doit être soudé; alors on avive ses bords de manière à lui donner la forme d'un iriangie dont le sommet, tourné en bas, est reçu dans l'angle de séparation des deux bords rapprochés au-dessous : ce qui donne à la cicatrice la forme d'un Y (tig. 198). Quelques chirurgiens ont pensé que les deux côtés du tubercule ne devaient pas être réunis en même temps aux bords correspondants du reste de la lèvre. Je

crois que rien n'empêche qu'on opère ainsi, et il y a tout avantage à ne faire qu'une opération^ après laquelle la guérison est complète dans l'immense majorité des cas; mais il est bon de se servir de petites épingles pour la suture des bords du tubercule.

Procédé de M. Robert. — Dans un cas où le tubercule médian était large sans avoir une hauteur égale à celle de la lèvre^ M. Robert fit pourtant cet avivement en deux temps; mais ce fut une opération très-différente de celle que nous venons de décrire. Il aviva d'abord le bord droit et le bord inférieur du tubercule; puis le bord droit de la division labiale étant ensuite avivée comme dans le procédé de Malgaigne, la surface saignante du lambeau résultant de cet avivement fut appliquée contre le bord inférieur du tubercule, et elle y fui fixée par un point de suture. Un point de suture mettait également en contact le bord droit du tubercule et la surface correspondante de la division labiale.

L'union des surfaces mises en contact ayant eu lieu et la cicatrisation étant complète au bout de deux mois environ^ il aviva de la même manière le bord gauche de la division labiale et la partie correspondante du tubercule ; puis^ avivant la surface libre du premier lambeau^ qui adhérait d'une manière définitive au tubercule dont il augmentait la hauteur, le chirurgien réunit par la suture à points séparés le bord gauche du tubercule avec la partie correspondante de la division labiale,, et la surface saignante du lambeau nouveau avec la partie avivée du premier.

De cette manière, la lacune qui correspond ordinairement à l'extrémité inférieure du tubercule fut comblée par les lambeaux provenant de F avivement des deux bords de la division labiale. (Voyez figure 195.)

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