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Base de la langue

J. Orifice supérieur du laryn.x.

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FlG. 205.

Les muscles glosso-staphylins et pharyngo-staphylins, recouverts parla membrane muqueuse buccale, tirent en bas le voile du palais, dont ils constituent les piliers antérieur et postérieur.

Il y a, en outre, les muscles péristaphylins (fig. 205), dont l'interne, s'insérant au rocher et à la trompe d'Eustache, se dirige d'abord verticalement de haut en bas, puis se porte transversalement de dehors en dedans, quand il est arrivé à la hauteur du voile du palais : l'externe, d'abord vertical comme le précédent, se réfléchit sur l'aileron interne de l'apophyse ptérygoïde.

Le voile est élevé par les muscles péristaphylins internes; les péristaphyHns externes sont tenseurs de la portion aponévrotique.

/i70 OPÉRATIONS SUR L APPAREIL DE LA GUSTATION.

Cette action des muscles est plus évidente encore lorsque le voile du palais est divisé. On peut alors constater que ceux qui sont constricteurs à l'état normal sont devenus abducteurs.

Opération. — La staphyloraphie consiste à aviver les bords de la division et à les réunir par la suture. Ce n'est une opération difficile qu'à cause de la situation de la partie divisée. Disons d'abord comment on pratique l'avivement.

Avivement. — Le malade étant assis sur une chaise, sa tête solidement tenue par un aide^ sa bouche étant largement ouverte^ sa langue étant abaissée par le manche d'une cuiller ou mieux par l'abaisseur de M. Colombat, confié à un aide^, le chirurgien saisit l'extrémité inférieure de l'un des bords de la division avec une pince à dents de souris, et, d'un coup de ciseaux coudés sur le bord, il enlève une bandelette mince comprenant toute l'épaisseur du voile du palais et s' étendant tout le long de la division. L'autre bord étant avivé de la même manière, le malade se gargarise et on le débarrasse des caillots de sang qui restent collés au fond de la bouche.

L'opération ainsi faite est très-expéditive ; je préfère pourtant la pratiquer en commençant l'incision avec des ciseaux et en terminant avec le bistouri boutonné, à la manière de Roux, parce que les ciseaux coudés, prenant trop de place dans la bouche, appuient sur la langue par leur partie coudée, quand il faut que leur pointe arrive jusqu'au bord adhérent du voile du palais.

Le moment où l'on doit aviver n'est pas le même pour tous les chirurgiens. Les uns veulent qu'on place les fils de la suture avant de procéder à l'avivement, parce que, disent-ils, il est plus difficile de les placer quand les bords de la division sont saignants et lorsque le malade est obligé d'interrompre sans cesse l'opération pour cracher le sang qui tombe sur la base de la langue. Les autres objectent qu'en commençant par placer les fils, on s'expose à les couper dans l'avivement. Pour moi, je dirai qu'avec un peu de dextérité et de prudence, il importe peu que l'on avive les bords de la plaie avant ou après le placement des fils de la suture. Je crois pourtant qu'il vaut mieux commencer par l'avivement, parce que si ce temps de Fopération était incomplètement fait, si l'on n'enlevait pas une petite bandelette tout le long du bord de la division, on échouerait, quelque soin que l'on pût apporter à faire la suture; il ne faut pas oublier aussi que la piqûre du voile du palais par les aiguilles suffit pour donner lieu à un écoulement de sang qui peut mas-

quer une partie de la ligne que doit suivre l'instrument avec lequel on avive. Ajoutez à cela qu'il est difficile de ne pas être gêné parla crainte de couper Tanse de fil qui correspond au fond de l'intervalle des bords de la division.

Suture. — L'introduction des fils dans les deux bords du voile du palais divisé constitue la plus grande difficulté de l'opération 3 c'est pour ce temps que tant d'instruments ont été imaginés. Pour ne pas fatiguer le lecteur, je commencerai par la description du procédé le plus généralement employé.

Procédé de M. Depierris. — L'instrument imaginé par M. Depierris consiste dans une aiguille à crochet^ cachée dans une canule qui est mobile et qui peut, au moyen d'un ressort, s'approcher ou se reculer d'une partie fixe vers laquelle est tournée

A. Tige de l'instrument,

B. Canule renfermant l'ai-

guille à crochet.

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