HÉMOSTATIQUE PENDANT ET APRÈS LES OPÉRATIONS
§ 2. — Point où Ton doit exercer la compression.
1° Pour la tête, on peut comprimer l'artère temporale audessus de l'apophyse zygomatique; la faciale, en avant du masséter^ à 2 ou 3 centimètres de l'angle de la mâchoire inférieure.
C'est une prétention exagérée que celle des chirurgiens qui soutiennent qu'on peut exercer la compression médiate des artères carotides.
2° Membre supérieur. — On peut comprimer l'artère sousclaviére sur la première côte avec le pouce ou un cachet garni qu'on enfonce derrière la clavicule^ un peu en dehors des muscles scalènes.
La compression de l'artère axillaire n'est possible qu'au niveau de la tête de l'humérus.
Pour le reste du membre supérieur^ c^est toujours l'artère humérale qu'on doit comprimer^ en appliquant les quatre derniers doigts de la main droite sur le trajet du vaisseau, sous le bord interne du muscle biceps. Le milieu du bras est le point où il est le plus facile d'exercer la compression.
Quoiqu'il soit très-facile de comprimer l'artère radiale à la partie inférieure de l'avant-bras^ on a rarement recours à cette compression, parce que son efficacité serait empêchée parles anastomoses de cette artère avec la cubitale. Pour les opérations que l'on pratique sur la main, c'est donc encore Partère humérale qu'il faut comprimer. -
3° Membre inférieur. — Ce n'est qu'avec la plus grande peine, et seulement chez les sujets maigres, que la compression des artères iliaques primitive et externe est possible.
Le calibre de l'artère fémorale est facilement effacé par une pression exercée perpendiculairement sur la branche horizontale du pubis, dans le point qui correspond à l'éminence iliopectinée. C'est à cette compression qu'on doit avoir recours pour toutes les opérations que l'on pratique sur le membre inférieur.
ARTICLE IL