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HÉMOSTATIQUE PENDANT ET APRÈS LES OPÉRATIONS

Lorsqu'on pratique une opération sur une partie qui reçoit des vaisseaux de plusieurs points différents, ou bien lorsque la

2/l ACCIDENTS QUI PEUVENT SURVENIR PENDANT UNE OPÉRATION.

compression faite par l'aide est insuffisante, les branches artérielles que le bistouri coupe laissent jaillir du sang en plus ou moins grande abondance^, suivant le volume de ces vaisseaux.

On peut s'opposer à cette hémorrhagie par la compression directe, par la compression indirecte, par la ligature, la torsion, la cautérisation ou les agents chimiques.

La compression directe consiste à appliquer sur l'orifice béant de l'artère^ soit la pulpe du doigt indicateur, soit un morceau d'épongé, jusqu'à ce qu'on puisse en faire la ligature.

La compression indirecte est celle qu'on exerce en saisissant avec force les chairs au milieu desquelles sont les artères qui donnent lieu à l'hémorrhagie.

Ces moyens hémostatiques ne servent que pour suspendre l'écoulement du sang pendant l'opération.

Ceux dont nous allons nous occuper maintenant peuvent aussi être employés dans ce but; mais on y a plus souvent recours pour s'opposer d'une manière définitive aux hémorrhagies auxquelles expose la section d'une branche artérielle.

§ 1" — ' Ligature.

Pour faire la ligature d'une artère qui a été coupée pjendant une opération, le chirurgien en saisit l'orifice béant avec une pince à disséquer ordinaire, ou mieux avec une pince fixe, appelée aussi p2«ce à torsion.

L'extrémité libre de l'artère étant un peu tirée en dehors du plan des chairs, un aide passe une anse de fil ciré autour d'elle, fait un premier nœud, immédiatement au-dessous des mors de la pince qu'il doit avoir soin de ne pas saisir, et il le serre en faisant de ses deux doigts indicateurs ou de ses deux pouces une espèce de poulie de renvoi (fig. 21), qui permet d'étreindre horizontalement l'artère, sans s'exposer à la lâcher. Un second nœud ayant été fait de la même manière, on coupe près de lui une des extrémités du fil.

Il est souvent difficile de ne pas saisir avec l'artère les veines qui l'accompagnent, mais cela est sans le moindre inconvénient lorsqu'elles sont d'un petit calibre. Pour être plus sûr de ne pas manquer l'artère qui donne du sang, on est parfois obligé de comprendre dans la ligature un peu des tissus qui avoisinentle vaisseau. Dans ce cas, le tenaculum inventé par Bromlield est bien préférable à la pince. On s'en sert en piquant l'extrémité

TORSIO]S\ ♦ 25

de l'artère et en l'attirant contre soi^ ou, ce qui est plus facile^ en passant la pointe de l'instrum'^nt à travers les parties molles qui la recouvrent en partie. Pendant que le chirurgien soulève l'artère, avec ou sans les tissus qui l'enveloppent^ un aide passe une anse de fil autour d'elle et fait la ligature avec deux nœuds^ comme lorsqu'on se sert de la pince.

FiG. 21.

Les fils dont on se sert sont simples pour les petits vaisseaux; il vaut mieux qu'ils soient doubles pour les artères d'un gros calibre.

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