‹ Éléments de chirurgie opératoireChapitre 181 sur 263 · POLYPES DES FOSSES NASALES · texte numérisé non relu

POLYPES DES FOSSES NASALES

La cautérisation^ combinée avec l'excision ou T arrachement, complète une ope'ration qui, sans elle, serait le plus souvent insuffisante.

A, B,C. Tige parcourant l'instrument dans toule sa longueur,

D, D. Crochets de l'extrémité supérieure de celle tige.

E,E. Fil engagé dans les crochets.

F, F. Lames susceptibles de s'écarter et faisant corps avec la tige.

H. Vis qui éloigne ou rapproche les lames l'une de l'autre.

FiG. 215.

M. Nélatoii, reconnaissant l'insuffisance de l'excision des polypes naso-pharyngiens, cautérise avec le fer rouge ou avec le caustique Filhos le pédicule des polypes excisés. M. Desgranges a imaginé un appareil instrumental au moyen duquel il porte la pâte au chlorure de zinc sur les polypes du pharynx ; pai' son procédé, il évite la division du voile du palais, qui est un inconvénient du procédé de M. Nélaton. (Voy., pour les détails, Traité de Philippeaux, p. 358.)

Depuis la publication de la première édition de ce livre.

492 OPÉRATIONS SUR l'aPPAREIL DE l'oLFACTION.

M. Middeldorpf a tenté de guérir les polypes naso-pharyngiens par le galvano-caustique.

Au lieu des fils dont nous avons parlé à l'article Tumeurs érectiles, M. Middeldorpf se sert;, pour enlever les polypes nasopharyngiens^ d'une anse coupante qui, après avoir été passée derrière le pédicule du polype^ est ramenée d'arrière en avant et fixée au conducteur de l'appareil électrique.

L'auteur de cette méthode s' étant aperçu qu'une partie du pédicule d'un polype n'avait pas été enlevée, imagina de remplacer l'anse coupante par un galvano-cautère en forme de pelle à manche très-mince, et l'ayant introduit par la narine, il le rougit en faisant passer un courant électrique. Au moyen de ce galvano-cautère, il parvint à détruire les derniers restes du polype.

Ablation du maxillaire supérieur. — Reconnaissant combien il est difficile de détruire les polypes naso-pharyngiens jusque dans leurs racines, même en incisant le voile du palais (procédé de Manne) ou en ouvrant une voie plus large en excisant une partie de la voûte palatine (procédé de M. Nélaton), quelques chirurgiens ont, dans ces dernières années, pratiqué l'ablation complète du maxillaire supérieur. (Voy. cette opération, p. 252.)

Luxation du maxillaire supérieur. — M. Huguier, pour conserver aux malades un os dont l'importance est incontestable, scie le maxillaire supérieur transversalement de sa face externe jusque dans la fosse nasale correspondante ; il peut alors le luxer sur celui du côté opposé et ouvrir ainsi un accès large et facile pour rechercher les polypes, les exciser et cautériser leur point d'implantation avec le fer rouge.

M. Désanneau a fait cette luxation d'avant en arrière, en faisant pivoter le maxillaire sur Tattache du voile du palais à la portion horizontale de l'os.

RUGINATION DE LA SURFACE d' IMPLANTATION DU POLYPE.

Procédé d'Alphonse Guérin. — Le malade étant assis et ayant la tête appuyée contre la poitrine d'un aide, le chirurgien, après lui avoir fait ouvrir la bouche, introduit l'indicateur de la main gauche derrière le voile du palais, et le pousse jusque sur le pédicule du polype.

Avec une rugine qu'il tient de la main droite et qu'il porte par une narine jusqu'au voisinage de l'extrémité de son indicateur, il tâche de mettre le pédicule du polype entre le doigt et la rugine. Quand il y est parvenu, portant l'extrémité de cet

Page 1