CHAPITRE VI
OPÉRATIONS QU'ON PRATIQUE SUR LE THORAX. § 1'^''. — Estiriîatioâi de la aîsasiielic.
mjaiiioïÊiic. — La glande mammaire repose sur le muscle grand pectoral enveloppé de son aponévrose, dont elle est séparée par du tissu cellulaire à mailles peu serrées. Sa surface superficielle est unie à la peau par des prolongements de la glande, qui adhèrent au derme d'autant plus intimement qu'ils sont plus rapprochés du mamelon.
Les vaisseaux lympalhiques de la mamelle vont se rendre aux ganglions de Taisselle, dans lesquels se propagent les affections organiques dont le sein est si souvent le siège.
OPÉRATIOA'S OU ON PRATIQUE SUR LE THORAX
Les artères pro\iennent de la mammaire interne et des intercostales.
Opération. — Le malade étant allongé sur un lit et un peu
tourné du côté opposé à celui sur lequel on fait l'opération^ le membre thoracique du côté afFecté étant écarté par un aide^ quij pour que cet écartement soit moins pénible, soutient l'ayant-bras fléchi sur le bras, le chirurgien, placé entre ce membre et le tronc du malade^ saisit le sein avec sa main gauche^, et, le poussant vers la ligne médiane (fig. 228), il tend la peau qui le recouvre en dehors; puis tenant comme un couteau à découper un bistouri légèrement convexe, dont il porte la pointe vers le creux de l'aisselle sur le prolongement du plus grand diamètre de la glande mammaire, il pratique une incision convexe en dehors et de forme semi-elliptique, dont la
Fig. 228.
A. Main gauche du chirurgien tenant peau en dehors de la mamelle.
B. Main droite tenant le bistouri, ce. Première incision.
direction va obhquement du creux de l'aisselle vers la région épigastrique, et dont les extrémités seraient réunies par une