‹ Éléments de chirurgie opératoireChapitre 249 sur 263 · APPLICATION DU FORCEPS · texte numérisé non relu

APPLICATION DU FORCEPS

du forceps ayant été appliquées comme dans la position occipito-iliaque gauche antérieure^ on imprime à la tête un mouvement de rotation de droite à gauche^ qui ramène l'occiput au-dessous de la symphyse pubienne.

f. Position occipito-iliaque gauche postérieure. — Les branches du forceps ayant été appliquées comme pour la position occipito-iliaque droite postérieure^ on fait décrire à la tête un arc de cercle qui porte l'occiput en arrière^ et le menton derrière la symphyse du pubis.

g. Position occipito-iliaque gauche transversale. — La branche mâle ayant été portée au fond du vagin, comme nous l'avons indiqué pour la position occipito-antérieure^ est dirigée vers la symphyse sacro-iliaque gauche^ d'où on la repousse vers la concavité du sacrum. La branche femelle, portée d'abord contre la fosse obturatrice interne, est ramenée ensuite derrière la symphyse pubienne, où on l'articule avec la branche mâle.

Les deux branches étant articulées, on imprime à la tête un mouvement de rotation qui amène l'occiput derrière le pubis, et le front en avant du sacrum.

2° La tête étant au détroit supérieur.

h. Position occipito-iliaque droite transversale. — La seule différence qu'il y ait entre cette position et la précédente, c'est que la branche femelle doit être appliquée la première.

Lorsque la tête est arrêtée au détroit supérieur du bassin, la main sur laquelle on glisse le forceps doit être introduite tout entière, et il faut que l'extrémité des doigts sépare la tête de l'enfant du col de l'utérus, qui, sans cette précaution, pourrait être saisi entre les branches du forceps.

Pour faire descendre la tête au détroit inférieur du bassin, on exerce des tractions sur elle en bas et un peu en arrière, c'est-à-dire dans Taxe du détroit supérieur.

Nous venons de dire comment on doit faire l'application régulière du forceps; mais il ne faut pas croire que dans la pratique le centre de la concavité des cuillers corresponde toujours aux bosses pariétales. Quand on a recours à cette opération, un peu de lenteur ou d'hésitation pourrait compromettre la vie de l'enfant. Il importe donc de passer les cuillers le plus tôt possible, en suivant les règles que nous venons de rappeler; mais si Ton s'apercevait que le forceps n'a pas saisi le crâne aussi symétriquement qu'il serait à désirer, ce n'est pas une raison

àO.

714 OPÉRATIOXS DYSTOCIQUES.

pour recommencer l'opération, pourvu que les branches de l'instrument s'articulent sans difficulté et que la convexité des cuillers soit, à la sortie du bassin, parallèle aux branches descendantes du pubis.

§ 2. — *• y%ccouctaeiiient prématuré artificiel.

Les opérations qui ont pour but de provoquer l'accouchement naturel sont : la dilatation du col. le tamponnement du vagin , la ponction de l'œuf, le décollement des membranes et l'injection utérine.

Bilatation du col (Kluge). — La vessie et le rectum ayant été préalablement vidés, la femme est couchée sur le bord de son lit ; ses cuisses étant fléchies et maintenues par des aides, le chirurgien, placé en face du périnée, introduit au fond du vagin le doigt indicateur gauche, dont la pulpe de la première phalange, appuyant sur la lèvre postérieure du museau de tanche, sert de guide à un cylindre d'épongé préparée, de 5 centimètres de long et de 1 centimètre de diamètre, que l'on introduit dans le col de l'utérus à l'aide d'une longue pince. M. P. Dubois se sert du spéculum pour porter l'éponge préparée dans le col. On peut indifféremment employer cet instrument, ou prendre pour guide le doigt introduit dans le vagin.

L'éponge préparée est traversée par une corde qui sert à en opérer l'extraction, lorsqu'au bout de douze heures on suppose que la dilatation est suffisante. Pour qu'elle reste dans la cavité du col, on tamponne le vagin avec de la charpie ou une grosse éponge ordinaire.

Quelques heures après l'extraction du corps dilatant, des douleurs surviennent, annonçant le commencement du travail de l'accouchement.

Tamponnement du vagin. — Il suffit de mentionner ici cette petite opération qui ressemble entièrement au tamponnement du rectum. M. Schœller (de Berlin), auteur de cette méthode, a-pratiqué cinq fois cette opération, et quatre fois les enfants vivaient en venant au monde .

Ponction de l'œuf. — Cette opération est pratiquée chaque jour par des sages-femmes dans un but criminel : elle n'offre aucune difficulté. Une sonde quelconque introduite dans l'utérus à travers l'orifice du col suffit pour perforer les membranes et donner issue au liquide amniotique. La sonde utérine serait très-commode pour cette opération.

Page 1