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CORPS MOBILES DANS LES ARTICULATIONS

haut que la membrane synoviale. Mais quel que soit le point vers lequel on aura tiré la peau . pour obtenir sûrement une réunion par première intention, le chirurgien doit appliquer une compresse graduée sur l'intervalle qui existe entre l'incision de la synoviale et celle de la peau . parce que cette compression sera une sorte de barrage qui s'opposera à l'infiltration de la synovie et produira l'oblitération prompte des parties divisées.

Après l'opération, le membre du malade sera tenu sur un coussin, dans une situation intermédiaire à la flexion et à l'extension. Je crois que lorsqu'on étend la jambe sur la cuisse, comme le conseillent tous les auteurs, on s'expose à faire bâiller les lèvres de la plaie dont la direction est dans le sens de la longueur du membre.

Des compresses froides, souvent renouvelées, et recouvrant le genou, sont le meilleur moyen de prévenir l'inflammation. Après cette opération, le malade doit rester au lit pendant dix ou quinze jours.

Exiraciion en deux temps. — M. Goyrand, s'appuyant sur l'innocuité des incisions sous-cutanées, a imaginé le procédé suivant : Le corps étranger étant fixé par les doigts d'un aide, le chirurgien fait à la peau, au-dessus de la limite supérieure de la membrane synoviale . un pli transversal à la base duquel il glisse à plat un bistouri long et étroit avec lequel il fait à la synoviale une incision suffisante pour que le corps étranger, pressé par un aide ou mieux par la main gauche du chirurgien , vienne s'engager dans le trajet que le bistouri a suivi, et où il est fixé par une compression que l'on exerce entre lui et l'incision articulaire. La plaie extérieure étant fermée par une bandelette de sparadrap, le membre du malade est maintenu dans l'immobilité pendant plusieurs jours. On extrait ensuite le corps étranger par une incision directe, ([uand on suppose que la communication entre lui et l'articulation n'existe plus.

Appréciation. — Lorsque les corps mobiles des articulations s'opposent à la marche par la douleur qu'ils produisent, il faut les extraire, si l'on ne parvient pas à les fixer dune manière définitive.

Le procédé de M. Goyrand a l'avantage de ne point exposer à linflammation de la synoviale , et cette innocuité mérite assurémont d'ôlre prise en grande considération ; car j'ai vu dans le service de Lisfranc des malades qui avaient été opérés par le procédé de l'incision directe sur les corps mobiles. Le seul reproche (|u'on puisse lui faire, c'est d'obliger le malade à sui)ir une seconile incision.

250 OPÉRATIONS QUI SE PRATIQUENT SUR LE SYSTÈME NERVEUX. Le procédé par lequel on extrait les corps étrangers en détruisant le parallélisme des incisions externe et interne compte trop de succès, et il est d'ailleurs trop rationnel, pour qu'on hésite à y avoir recours, toutes les fois que la douleur engagera les malades à se faire opérer ; mais en pratiquant cette opération, il faut être prévenu qu'elle n'est pas sans danger.

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