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DE LA TÉNOMIE EN GENERAL

Dans la contraciure^ il n'y a pas d'altération organique du muscle, il n'y a qu'un plissement permanent de ses fibres. Dans la rétraciion, au contraire, le muscle devient fibreux.

Il résulte de là que. dans le premier cas, il est possible de ramener les parties dans leur état naturel par une simple extension, ce qui devient, dans le second, d'une très grande difficulté.

2" Le premier effet de la section du tendon d'un muscle rétracté est Técartement de ses deux bouts; mais la continuité se rétablit par une cicatrice c[ui se forme aux dépens du tissu cellulaire ambiantetparun dépôt plus oumoins considérable delymphe plastique.

D'après les recherches de M. Bouvier, unécartementde 2 pouces (6 centimètres) n'empêche pas les deux bouts divisés de se réunir par une substance intermédiaire ; mais si cette distance est portée plus loin, les extrémités du tendon se cicatrisent isolément.

3° Du rôle important que remplirait la gaîne cellulo-fibreuse dans la réparation du tendon divisé, quelques auteurs ont déduit le précepte de la ménager autant que possible dans l'incision. M. J. Guérin pense que la gaîne est étrangère au travail de réparation, mais il veut qu'on la ménage parce que, sans cette précaution, on courrait grand risque de donner lieu à une cicatrice adhérente aux tissus voisins, qui nuirait infailliblement aux fonctions du muscle. Ce précepte est surtout utile pour les tendons qui ont une gaîne aponévrotique très résistante.

Mode opératoire. — Jusqu'à Delpech , la ténotomie avait été pratiquée directement par une section à peu près égale de la peau et du tendon. Depuis, ce procédé a été complètement abandonné, et il n'est plus personne qui ose le mettre en parallèle avec la méthode sous-cutanée.

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