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CHAPITRE XII

Nous décrirons dans autant d'articles les opérations qu'on pratique : '1° pour remédier aux cicatrices vicieuses; 2° pour l'ongle incarné ; 3° pour restaurer des parties mutilées ou détruites (anaplastie) ; 4" pour les abcès ; 5" pour les tumeurs.

Nous ne parlerons dans ce chapitre que des opérations qui portent exclusivement sur la peau , ses annexes et sur le tissu cellukiire.

ARTICLE I"

MALADIES DES C1C.\TRICES,

La rétraction de la peau et les cicatrices vicieuses donnent lieu à des difformités pour lesquelles la chirurgie doit souvent intervenir. Nous allons décrire successivement les opérations qui ont été pratiquées dans ce but.

Incision simple, — Dans cette méthode, on incise transvorsa-

272 OPÉRATIONS SDR LA PEAU ET SUR LE TISSU CELLULAIRE. ' 'i

lement, avec le bistouri, les brides formées par les cicatrices ; !

puis, étudiant les parties dans le sens de leur direction normale, '

on les maintient étendues au moyen de bandages qui les fixent ;

contre des attelles, suffisamment garnies pour que la pression ne j

produise ni excoriations ni douleur. Les plaies sont pansées avec de t la charpie recouverte de cérat, comme pour toute autre plaie simple, dont on ne voudrait pas obtenir la réunion par première intention.

Excision. — Enlevez la cicatrice difforme ou indurée par deux :

incisions qui la circonscrivent ; rapprochez les bords de la* plaie. ; faites-en la suture, et tâchez d'en obtenir la réunion immédiate.

Incision et suture. — Pour mieux faire comprendre les opéra- i

tiens que nous allons décrire, nous supposerons l'union de deux i doigts, l'un des accidents qu'on observe le plus fréquemment à la

suite des brûlures. i -

SYNDACTYLIE.

La membrane qui unit l'un à l'autre deux doigts voisins ayant été' incisée, il résulte de cette incision, pour chaque doigt, une plaie ; dont les deux bords peuvent être réunis par la suture à points sépa- ; rés. Si les lèvres de la plaie ne peuvent être mises en contact qu'a-" vec peine, le chirurgien doit préalablement les séparer des parties soLis-jacentes, dans une étendue plus ou moins considérable, suivant le précepte général donné par Dieffenbach. '

Formation d'une commissure par la suture. — M. Velpeau con- i

seillait pour la syndactyhe [Méd. opér., 1 839) la même suture que j

pour le phimosis. Trois ligatures d'attente ayant élé placées à la i

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