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II. Vis qui éloigne ou rapproche les lames l'une de l'autre

courbées à leur terminaison, qu'une canule, dans laquelle elles glissent, peut rapprocher ou éloigner. Toutes les trois elles sont percées, près de leur extrémité, d'un trou qui se continue avec une fente dont les deux parties, en s'écartant, permettent de retirer un fil engagé dans le trou.^

Ce procédé ne ditîère du précédent que par l'instrument. L'opé-

POLYPES DES FOSSES NASALES. /i33

ration s'exécute avec le polypodome de M. Rigaud comme avec le porte-ligature de M. Hatin.

M. Leroy d'Étiolles a, lui aussi, imaginé un instrument ingénieux qui remplit les mêmes indications que ceux dont je viens de donner la description. Pour ne pas fatiguer Fesprit du lecteur, je me contenterai de le représenter par une figure (fîg. 2! 1 ).

D. Cautérisalion. — Beaucoup de caustiques ont été employés pour détruire les polypes. Je ne pense pas qu'il soit utile de les énumérer et de décrire leur mode d'application.

La cautérisation se pratique dans les fosses nasales comme partout ailleurs. Le chirurgien devant s'efforcer de borner l'application des agents caustiques aux parties qu'il veut détruire, ceux qui produiront leur effet le plus promptement sont nécessairement ceux qui méritent la préférence.

La cautérisation, combinée avec l'excision ou l'arrachement, complète une opération qui, sans elle, serait le plus souvent insuffisante. J'ai la conviction de m' être opposé à la reproduction d'un grand nombre de polypes que j'avais arrachés chez un jeune homme, en barbouillant à plusieurs reprises avec un pinceau imbibé d'ammoniaque pure la partie de la membrane pituitaire sur laquelle ils étaient implantés.

M. Nélaton, reconnaissant l'insuffisance de l'excision des polypes naso-pharyngiens, cautérise avec le fer rouge ou avec le caustique Filhos le pédicule des polypes excisés. M. Desgranges a imaginé un appareil instrumental, au moyen duquel il porte la pâte au chlorure de zinc sur les polypes du pharynx; par son procédé, il évite la division du voile du palais, qui est un inconvénient du procédé de M. Nélaton. (Voy. , pour les détails, Traité de Philippeaux^ p. 358.) Depuis la publication de la première édition de ce Hvre, M. Middeldorpf a tenté de guérir les polypes naso-pharyngiens par la galvano-caustique.

Au lieu des fils dont nous avons parlé à l'article Tumeurs crectiles, M. Middeldorpf se sert, pour enlever les polypes nasopharyngiens , d'une anse coupante qui , après avoir été passée derrière le pédicule du polype, est ramenée d'arrière en avant et fixée au conducteur de l'appareil électrique.

L'auteur de cette méthode s'étant aperçu qu'une partie du pédicule d'un polype n'avait pas été enlevée, imagina de remplacer l'anse coupante par un galvano-cautère en forme de pelle ii manche très mince, et l'ayant introduit par la narine, il le rougit en faisant passer un courant électrique. Au moyen de ce galvanocautère, il parvint à détruire les derniers restes du polype.

k^k OPÉRATIONS SUR l' APPAREIL DE l'oLFACTION.

Appréciation. — V excision est une méthode qui pourrait convenir s'il n'y avait qu'un polype, que ce polype fût fibreux et qu'il fût situé près de l'orifice antérieur des fosses nasales. Pour tous les autres cas, l'arrachement et la ligature sont préférables. V arrachement, lorsqu'il est complet, est la méthode la plus sûre, parce qu'elle enlève les racines de tumeurs qui sont remarquables par leur tendance à se reproduire ; mais on ne peut y avoir recours avec' confiance que lorsque .les polypes ont leur siège dans la moitié antérieure des fosses nasales. La ligature convient au contraire pour ceux qui, étant pédicules, sont implantés à la paroi supérieure près du pharynx. Pour Her ces polypes, on peut se servir indifi'éremment de l'un ou de l'autre des divers instruments indiqués plus haut.

Je crois qu'il ne faut pas reculer devant la gravité d'une incision du voile du palais et d'une résection d'une portion de la voûte palatine, lorsque les polypes situés à la partie postérieure des

Cloison des fosses nasales.

Extrémité supérieure du pharynx.

Coupe de la langue.

Sonde de Bellocq introduite dans

la fosse nasale gauche.

Extrémité de la sonde dans le

pharynx,

Tige sur laquelle on presse pour pousser le ressort hors de la sonde.

E'. Œil du ressort dans lequel on passe les deux chefs de la ligature.

F. Bourdonnet de charpie.

G. Chefs de la ligature qui serre le

bourdonnet.

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