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C. Intervalle des deux mors

mors sont ensuite rapprochés l'un de l'autre au moyen d'une vis, de manière à arrêter la circulation veineuse du cordon. Chaque jour, on ajoute un tour de vis jusqu'à mortilication des parties comprises dans la pince.

Le m;ilado. doit rester au lit jusqu'à ce que la plaie résultant de la section de la peau soit en voie de guérison.

Les testicules sont soutenus par un coussinet placé entre les cuisses du malade. La pince est fixée par des cordons qui vont s'attacher à un bandage de corps dont le bassin du malade est entouré.

La cicatrisation n'est complète qu'au bout d'un temps qui varie d'un mois à six semaines.

M. Robert a modifié ce procédé de la manière suivante : il saisit les veines du cordon et le scrotum qui les recouvrent avec une première pince, puis il en place une autre au-dessus ou au-dessous de la première, en ayant soin que ces pinces soient dirigées obliquement, de manière qu'en se touchant presque par leur extrémité, elles circonscrivent sur le scrotum un espace en Y; à la chute des pinces, les bords de la perte de substance peuvent être rapprochés par seconde intention.

Pî^océdé de M. Chasuaignac. — Saisissant le plexus veineux spermatique à travers le scrotum, M. Chassaignac l'attire avec la peau qui le recouvre, dans l'anse de l'écraseur linéaire, qu'il resserre en faisant jouer l'écrou, jusqu'à ce que la section des parties étranglées soit complète.

Procédé de Vidal [de Cassis). — Au moyen d'une aiguille droite, on passe un fil d'argent à travers la peau du scrotum, derrière les veines dilatées du cordon, on en passe un autre au-devant, et l'on tord les extrémités de ces fils de manière à en faire une corde unique. Dans ce mouvement de torsion, les veines finissent par s'enrouler autour des fils, ce qui fait qu'elles sont comprimées dans plusieurs points.

Une bande roulée étant appliquée sur la peau du scrotum, entre les deux chefs des fils métalliques, ceux-ci sont tordus sur euxmêmes de manière qu'ils étranglent le paquet variqueux sur le rouleau de bande qu'ils étreignent déplus en plus à mesure qu'on les tord.

On augmente chaque jour cette constriction jusqu'à ce qu'on ait obtenu la section complète des veines et de la peau du scrotum comprises dans la ligature.

Procédé de M. Ricord. — Le paquet variqueux ayant été isolé du canal déférent, comme dans le procédé de Breschet, on passe à travers le scrotum, derrière les veines, une aiguille droite et pointue qui entraîne après elle les deux bouts d'une anse de fil. A l'aide d'une aiguille droite, mais mousse, on passe au-devant des veines un fil semblable au premier, mais en ayant soin que les anses des deux fils ne soient pas du même côté , puis, passant à travers l'anse de gauche les bouts du fil de droite, et réciproquement, on tire sur les chefs des deux fils jusqu'à ce que les deux anses étreignent le paquet variqueux (fig. 249).

OPERATlÛiNS SUR LE TESTICULE ET SES ENVELOPPES. 539

Cette coiistriction est maintenue au moyen d'un serre-nœud très ingénieux représenté fig. 250, et, lorsque la section des veines est opérée, rien ne s'oppose plus à ce qu'on enlève les fils en tirant sur l'un de leurs chefs.

iipprcciatîoBi. — Le procédé de M. Ricord laisse le scrotum intact, et c'est un avantage qu'il a sur ceux de Breschet et de Vidal. Disons d'ailleurs qu'il est moins sûr que ceux-ci, plus incertain surtout que celui de Vidal, qui étrangle et détruit le paquet variqueux en plusieurs points.

Pour être juste, nous devons ajouter que si la plaie du scrotum à laquelle donne lieu cette dernière opération se guérit plus vite que celle du procédé de Breschet, eUe a un inconvénient que n'a pas l'opération de M. Ricord.

FiG. 249.

B, B. Chefs de l'une des ligatures.

B',B'. Chefs de l'autre.

C, G. Commencement du serre-nœud

sur lequel on passe les ligatures,

F. Canal déférent.

G. Epididyme.

H. Vaisseaux sanguins du cordon.

A. Scrotum.

D, B'. Ligatures passées dans la rainure du porte-ligature.

D. Vis autour de laquelle s'enroulent les fils à mesure qu'on lui imprime des mouvcniouto de rotali'jnj

5ZtO OPÉRATIONS SUR LES ORGANES GÉNITO-URINAIRES.

ARTICLE II

OPÉRATIONS qu'on PRATIQUE SUR LA VERGE.

La verge peut être affectée d'un certain nombre de maladies qui, pour la plupart, réclament l'intervention de la chirurgie opératoire.

Si. — Section du frein de la vergCé

Lorsque le frein de la verge s'implante très près du méat urinaire, il arrive parfois qu'il cause de la douleur pendant l'érection; dans ces cas la section remédie à l'infirmité.

Cette petite opération est bien simple.

Le filet étant tendu par un aide qui tire sur la partie du prépuce où le repli s'insère, et par le chirurgien qui saisit le gland entre le pouce et l'indicateur de la main gauche, l'opérateur passe au milieu du frein la pointe d'un bistouri droit, dont le dos est tourné vers la racine de la verge, et dont le tranchant, à mesure qu'il pénètre plus profondément, incise toute la partie du frein qui est comprise entre son -bord libre et le point d'entrée du bistouri. Les lèvres de la plaie sont maintenues écartées au moyen de quelques brins de charpie qu'on place dans leur intervalle.

Il est plus facile de faire la section du frein de la verge avec des ciseaux qu'avec le bistouri; mais il faut que les lames de cet instrument soient assez serrées pour qu'on ne soit pas obligé de couper en deux fois.

Comme l'instrument dont on se sert pour cette petite opération doit raser le gland, si le chirurgien n'était par sûr de sa main, il pourrait passer le frein dans la fente du pavillon d'une sonde cannelée et faire cette section comme celle du filet de la langue.

S 2. — Phimosis.

L'étroitesse du prépuce, lorsqu'elle est assez considérable pour empêcher de découvrir le gland, porte le nom de phimosis.

Opératîom. — Le moyen le plus simple d'y remédier consiste à inciser le prépuce dans toute sa hauteur. Cette opération se pratique de plusieurs manières. /

Incision dorsale. — Le malade étant couché, le chirurgien, se tenant à sa droite, porte à plat entre le prépuce et la face dorsale

OPÉRATIONS SUR LA VEIlGE. 5Zil

du gland un bistouri droit au bout duquel on a piqué une petite boulette de cire. Pour que cette introduction se fasse facilement, l'opérateur saisit, entre le pouce et l'indicateur de la main gauche, un point de l'orifice préputial, tandis qu'un aide fait la même chose de Tautre côté de la ligne médiane (fig. 251). Quand l'instrument

FiG. 25 h

A. Lame du bistouri introduite

à plat entre le prépuce et le gland.

B. Manche du bistouri,

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