‹ Éléments de chirurgie opératoire ou traité pratique des opérationsChapitre 199 sur 213 · C. Rectum · texte numérisé non relu

C. Rectum

D. Poche interne du

jiessaire.

E. Poche externe com-

primée.

F. Robinet établissant

ou interrompant la communication entre les deux poches.

Redresseur nié r in. — Reconnaissant l'insuftisance des moyens employés contre les déviations de l'utérus, M. Simpson (d'Edimbourg) a proposé de redresser et de fixer cet organe à l'aide dun instrument particulier qu'il appelle îvdressewr utérin. Yalleix, qui s'est fait, en P>ance, le propagateur de la méthode du chirurgien écossais, a fait subir au redresseur utérin des moditications qui ont été généralement adoptées. Je lui emprunterai la description qu'il fait de cet instrument dans ses Leçons cliniques de la Pitié ; mais auparavant je dois dire quelques mots d'un mode d'exploration de l'utérus qui a la plus grande importance. L'instrument dont M. Simpson s'est servi le premier est une sonde pleine, fortement recourbée sur elle-même et graduée; M. Huguier y a ajouté un curseur qui marque la limite de son introduction (fig. 280) ; Yalleix l'a fait redresser et a remplacé le curseur de M. Huguier par une échancrure qu'il a fait creusera 6 centimètres 1/4 de l'extrémité de l'instrument , parce que , suivant lui , c'est la moyenne de la profondeur normale de l'utérus. La sonde, ayant sa convexité en arriére, est glissée sur l'indicateur introduit dans le vagin, et poussée doucement dans la cavité du col ; à partir de ce

61^1 OPÉllÀîlONS SLR LES OKGANKS GÉNITO-URlNAîRES.

point, elle doit être dirigée suivant l'axe du détroit supérieur du bassin. Quand le chirurgien rencontre la moindre résistance, il tourne le bec de la sonde d'un autre côlé, jusqu'à ce qu'il l'ait fait pénétrer dans la cavité utérine. Le sens dans lequel on a dû porter la sonde indique lé genre de déviation de l'utérus.

C'est avec cet instrument qu'on remet la matrice dans sa position normale, en la faisant basculer d'arrière en avant dans les rétroversions et rétroflexions, et d'avant en arrière dans les antéversions et antéflexions.

« Le redresseur iilérin, à tige arliculée, est constitué par une tige devinée à pénétrer dans la cavité utérine (fig. 281). Cette tige, de métal et d'ivoire, d'une longueur variable suivant les cas, a le volume d'une plume d'oie ; elle surmonte un disque de métal de 2 centimètres de diamètre ; elle est fixée à la face supérieure de ce disque, sur laquelle doit reposer le museau de tanche quand la tige sera dans l'utérus. Cette première partie de l'appareil est unie par une articulation à ressort avec une autre tige de métal qui, devant rester dans le vagin , a reçu le nom de lige vaginale.

» Le ressort, situé à l'articulation du disque avec la tige vaginale , est disposé de telle sorte qu'il sert à maintenir ces deux parties fléchies à angle droit l'une sur l'autre ; en ouvrant le ressort, on peut abaisser le disque et la tige utérine qui le surmonte jusqu'à ce qu'ils se continuent en Hgne droite avec la tige vaginale. Le mécanisme du ressoi't tie s'oppose pas à ce qu'après avoir été unies dans cette position, les deux tiges puissent être fléchies de nouveau l'une sur l'autre ; mais, lorsqu'on arrive à l'angle droit, le ressort entre en jeu (à la façon de ceux adaptés à certains couteaux dits poignards) et les maintient fixées dans cette situation. » La tige vaginale est creusée pour recevoir une tige pleine qui

A. Miiiiclie de l'insîru-

ment.

B. Ciirsoiu'.

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