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APPLICATION DU FORCEPS

tion et celle qui précède, c'est que le mouvement de rotation qu'on imprime à la tête porte l'occiput contre le sacrum, et le menton derrière la symphyse du pubis.

e. Position occipito-iliaqiie droite antérieure. — Les branches du forceps ayant été appliquées comme dans la position occipitoiliaque gauche antérieure, on imprime à la tête un mouvement de rotation de droite à gauche, qui ramène l'occiput au-dessous de la symphyse pubienne.

• f. Position occipito-iliaque gauche postérieure. — Les branches du forceps ayant été appliquées comme pour la position occipitoiliaque droite postérieure, on fait décrire à la tête un arc de cercle qui porte l'occiput en arrière, et le menton derrière la symphyse du pubis.

g". Position occipilo-Hiaque gauche transversale . — La branche maie ayant été portée au fond du vagin, comme nous l'avons indiqué pour la position occipito-antérieure, est dirigée vers la symphyse sacro-ihaque gauche, d'où on la repousse vers la concavité du sacrum. La branche femelle, portée d'abord contre la fosse obturatrice interne , est ramenée ensuite derrière la symphyse pubienne, où on l'articule avec la branche maie.

Les deux branches étant articulées, on imprime à la tête un mouvement de rotation qui amène l'occiput derrière le pubis, et le front en avant du sacrum.

h. Position occipito-iliaque droite transversale. — La seule dilférence qu'il y ait entre cette position et la précédente, c'est que la branche femelle doit être appliquée la première (fig, 289).

2" La tête, étant au détroit supérieur.

Lorsque la tête est arrêtée au détroit supérieur du bassin, la main sur laquelle on glisse le forceps doit être introduite tout entière, et il faut que l'extrémité des doigts sépare la tête de l'enfant du col de l'utérus, qui, sans cette précaution, pourrait être saisi entre les branches du forceps.

Pour faire descendre la tête au détroit inférieur du bassin, on exerce des tractions sur elle en bas et un peu en arrière, c'est-àdire dans l'axe du détroit supérieur.

Nous venons de dire comment on doit faire l'application régulière du forceps ; mais il ne faut pas croire que dans la pratique le centre de la concavité des cuillers corresponde toujours aux bosses pariétales, (^)uand on a reco\n's n cette opération, uu peu de loih

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teur ou d'hésitation pourrait compromettre la vie de l'enfant. Il importe donc de passer les cuillers le plus tôt possible, en suivant les règles que nous venons de rappeler; mais si l'on s'apercevait que le forceps n'a pas saisi le crâne aussi symétriquement qu'il serait à désirer, ce n'est pas une raison pour recommencer l'opération, pourvu que les deux branches de l'instrument s'articulent sans difficulté et que la convexité des cuillers soit, à la sortie du bassin, parallèle aux branches descendantes du pubis.

§ 2- — Accoucliemcnt prématuré arlificlel.

Les opérations qui ont pour but de provoquer l'accouchement naturel sont : la dilatation du col., le tamponnement du vagin, la ponction de V œuf et Viiijection utérine.

Dilatation du col (Kluge). — La vessie et le rectum ayant été préalablement vidés, la femme est couchée sur le bord de son lit; ses cuisses étant fléchies et maintenues par des aides, le chirurgien, placé en face du périnée, introduit au fond du vagin le doigt indicateur gauche, dont la pulpe de la première phalange, appuyant sur la lèvre postérieure du museau de tanche, sert de guide à un cylindre d'épongé préparée, de 5 centimètres de long et de 1 centimètre de diamètre, que l'on introduit dans le col de l'utérus à l'aide d'une longue pince. M. P. Dubois se sert du spéculum pour porter l'éponge préparée dans le col. On peut indifféremment employer cet instrument, ou prendre pour guide le doigt introduit dans le vagin.

L'éponge préparée est traversée par une corde qui sert à en opérer l'extraction, lorsqu'au bout de douze heures on suppose que la dilatation est suffisante. Pour qu'elle reste dans la cavité du col, on tamponne le vagin avec de la charpie ou une grosse éponge ordinaire.

Quelques heures après lextraction du corps dilatant, des douleurs surviennent, annonçant le commencement du travail de l'accouchement.

Tamponnement du vagin. — Il suffit de mentionner ici celte petite opération qui ressemble entièrement au tamponnement du rectum. M. Schœller (de Berlin), auteur de cette méthode, a pratiqué cinq fois cette opération, et quatre fois les enfants vivaient en venant au monde.

Ponction de l'œuf. — Cette opération est pratiquée chaque jour par des sages-femmes dans un but criminel ; elle n'offre aucune

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