C. Grand troclianter
D. Tète du fémur.
En avant, les vaisseaux et les nerfs sont trop volumineux et trop importants pour qu'on puisse songer à attaquer l'articulation de co côté. En dedans, on ne pourrait faire qu'une incison qui n'arriverait pas à la hauteur de la tête du fémur.
En arrière, le nerf sciatique, passant entre le grand troclianter et l'ischion, est un organe important qu'il cstindispensablod'épargncr.
En dehors do la cuisse, le grand troclianter, qui est très superficiel, et les muscles qui s'y insèrent, sont les seules parties qui gênent pour pénétrer dans T'articulation coxo-fémorale (fig. 128).
C'est aussi en dehors et en arrière de la cuisse ([uo tous les chirurgiens ont fait les incisions pour reséipier la tête du fémur.
224 DES RÉSECTIONS.
1 ° Procédé de White. — Par une incision longitudinale commençant au-dessous de la crête iliaque, et descendant au-dessous du grand trocbanter, White prétendait qu'on pouvait couper les chairs et les éloigner assez pour désarticuler le fémur et opérer la section de la tête de cet os.
2° Procédé de Roux. — Roux a pratiqué la résection de la tête du fémur par une simple incision parallèle au col du fémur et dans la direction des fibres du grand fessier.
M. Sédillot dit pourtant que Roux préfère un lambeau quadrilatère formé sur le côté externe de l'arLicle.
3° Procédé de MM. Fergusson et Seutin. — Ces deux chirurgiens ont pratiqué la résection de la tête du fémur par une incision cruciale.
4° Procédé de M. Smilh. — M. Smith, élève de M. Fergusson, a pratiqué, après son maître, si je ne me trompe, une incision en T qui lui a suffi pour arriver jusqu'à l'articulation et pratiquer la résection.
Ces messieurs ont bien voulu me faire voir des plâtres représentant l'opération, et ils m'ont dit avoir réussi dans un nombre de cas déjà considérable.
5'^ Procédé de Jœger. ■ — Jœger découvre l'articulation par un lambeau triangulaire dont le sommet est dirigé en haut.
J'ai souvent répété le manuel de la résection du col du fémur, et, après toutes sortes d'essais, voici le procédé auquel je me suis arrêté :
6° Je fais une incision courbe à concavité antéro-inférieure, embrassant les bords supérieur et postérieur du grand trochanler (fig. 128).
J'obtiens ainsi une plaie large qui me permet d'arriver facilement sur la capsule de l'articulation coxo -fémorale, et comme l'incision longe le bord postérieur du grand trochanter, je ne cours pas le risque de blesser le nerf sciatique, qui en est éloigné de 2 centimètres environ.
Pour ce premier temps de l'opération, la position de l'opéré est à peu près insignifiante. Il vaut mieux pourtant qu'il soit couché sur le dos , incliné du côté opposé au membre malade ; mais au moment de désarticuler, il est indispensable qu'un aide fléchisse la cuisse et la porte dans l'adduction. La désarticulation est le seul temps difficile de la résection, et elle devient facile quand la cuisse est fortement fléchie, ce qu'aucun livre de médecine opératoire n'a signalé. Dans cette position , le ligament rond devient apparent, et l'on peut le couper : après quoi il ne reste plus qu'à
RÉSECTION DU MAXILLAIRE SLTÉRîEUR. 225
scier le col du fémur soit avec la scie à chaîne, soit avec une scie ordinaire.
Le pansement consiste à réunir par une suture, et, dans ce cas, je donne la préférence à la puture encheviliée pour réunir les chairs plus profondément. Il est indispensable de modérer l'inilammation par des réfrigérants.
Dans les cjuinze premiers jours, il est bon de tenir la cuisse légèrement fléchie dans l'abduction pour mettre la portion restante du col du fémur en rapport avec la cavité cotyloïde. Dans Textension de la cuisse , cet os a toujours de la tendance à se porter directement en arrière.