RÉSECTION DU MAXILLAIRE SUPÉRIEUR
met de l'apophyse ptérygoïde qui adhère au maxillaire est fracturé, et rien ne s oppose plus à l'extirpation de ce dernier os.
Quelques chirurgiens ont donné le conseil de se servir d'un sécateur recourbé pour séparer F apophyse ptérygoïde de l'os maxillaire, mais je préfère la fracture, qui est toujours très facile et très nette.
2^ Procédé de Gensoul. — M. Gensoul, qui a contribué, peutêtre autant que Dupuytren. à introduire la résection du maxillaire
FlG. 131.
AA. Mains (lu cliiriirglen sciatitlcmnxil-
l.-iii'o siipi'iieiir à son union avec
l'os niaiairo.
1»:3. Scie à cliaîne passée à Iravcis l'os
unguis cl la narine, pour scier
ropoplijse uioiilante.
Ce. Scie à fliaîno roiiimnl la porllon palatine du maxillaire.'.
D cl E, Aides éloiLînanl les lanilicanx.
228 DES RESECTIONS.
supérieur dans la chirurgie, faisait une incision verticale partant de l'angle interne de Tœil, et venant se terminer à la lèvre supérieure; du milieu de cette incision il en faisait partir une autre, transversale, qui se terminait à 1 centimètre en avant du lobule de Toreille ; enfin, une dernière incision, commencée auprès de Fangle externe de Forbite, tombait verticalement sur la seconde, de sorte qu'on avait ainsi un lambeau quadrilatère qui, étant relevé, permettait au chirurgien d'attaquer avec la gouge et le maillet les parties qui unissent le maxillaire au reste de la face.
3° Procédé de M. Fergusson. — M. Fergusson a pu enlever le maxillaire supérieur par une seule incision verticale divisant la lèvre supérieure au niveau de la narine.
jtppréciatioii. — Le procédé de M. Gensoul est généralement abandonné. La cicatrice est plus difforme que celle des autres procédés dont le manuel est aussi facile.
Le procédé de M. Fergusson n'est pas très difficile sur le cadavre ; mais je crains que sur le vivant on ait beaucoup de peine à lier les artères divisées, et même à les apercevoir, pour les toucher avec le cautère actuel.
Le procédé de M. Velpeau est incontestablement préférable à tous les autres.
Le pansement consiste à arrêter l'hémorrhagie par la ligature des artères et par le cautère actuel, porté partout où le ténaculum ne peut pas saisir la branche d'où provient le sang, et à réunir au moyen de serres-fines ou par la suture entortillée. Depuis quelques années, la cautérisation par le fer rouge a été avantageusement remplacée par la solution de perchlorure de fer à 30 ou 35 degrés, que Ton applique avec un pinceau ou des tampons de charpie sur les points d'où le sang s'écoule.
Résection du maxillaire supérieur au-dessous du plancher inférieur
de l'orbite.
Dans un cas où la portion palatine du maxillaire supérieur était seule affectée de cancer, j'ai eu recours au procédé suivant :
Pour éviter la difformité après l'opération, le chirurgien fait une incision légèrement convexe en arrière, qui, commençant en dehors de l'aile du nez, vient tomber sur la commissure correspondante delabouche Tig. 132, K), ensuivant le sillon naso-labial. Il dissèque les deux lèvres qui résultent de cette incision, jusqu'à ce que la narine soit largement découverte, et que l'apophyse malaire soit complètement dénudée.