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HYDROPISIE DES ARTICULATIONS, OU HYDARTHROSE

iicile; mais il n'a pas, comme le dernier, rinconvénient de faire une plaie dans laquelle le pus, en s'accumulant, ne peut que compliquer d'une manière très fâcheuse la fausse articulation à laquelle on veut remédier.

7° Acupuncture. — Cette méthode consiste à introduire des aiguilles à acupuncture au milieu du tissu intermédiaire aux fragments. M. Malgaigne dit avoir essayé deux fois d'avoir recours à ce moyen ; mais, dans un cas , sur trente- six aiguilles qu'il enfonça dans le membre, pas une seule ne pénétra entre les fragments, et, dans l'autre, il ne fut pas plus heureux. Ces insuccès tendraient à prouver que c'est une opération difficile. Cependant, comme l'avoue M, Malgaigne, MM. Lenoir et Wichel ont obtenu des guérisons par cette méthode.

Appréciation . — Si toutes les méthodes employées pour combattre les fausses articulations comptent plus de revers que de succès, c'est que le défaut de consolidation des fractures dépend souvent d'un vice général contre lequel une opération est absolument sans effet. Aussi est-il convenable, avant de recourir à un des moyens que nous venons d'indiquer, de rechercher la cause constitutionnelle qui pourrait s'être opposée à la formation d'un cal osseux.

Quand la cause est locale, la méthode la plus compromettante, parce qu'elle peut donner lieu aux accidents des grandes plaies, est la résection, mais c'est elle aussi cjui donne les résultats les plus satisfaisants. Après la résection vient le séton, qui, n'agissant que sur un point borné du bout des fragments, ne pourra qu'exceptionnellement déterminer la réunion de toute la surface des parties qui sont le siège de la fausse articulation.

Pour résumer mon opinion, je dirai que la résection est le moyen le plus dangereux, mais le plus rationnel et le plus efficace.

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