‹ Eléments de cosmographie: Ouvrage rédigé conformémerit aux programmes officiels de 1866 pour lChapitre 46 sur 105 · MOUVEMENTS APPARENTS · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS APPARENTS

une vitesse croissante^ jusqu'à ce qu'elle se perde de nouveau dans ses rayons.

Pendant tout ce temps, Vénus n'a cessé d'être située à l'orient du Soleil et visible après son coucher. De là, le nom de Vespevy ou d'étoile du soir^ que lui avaient donné les anciens.

Bientôt, elle apparaît de nouveau, mais le matin aidant le lever du Soleil (c'était alors Lucifer ou Y étoile du matin). Son mouvement est toujours rétrograde, de sorte qu'elle s'éloigne toujours du Soleil, et que son élongation va croissant jusqu'à ce qu'elle ait atteint le même maximum d'environ 48 degrés. Puis elle reprend un mouvement direct, pour aller s'éteindre de nouveau dans les rayons solaires.

La période de ces phénomènes se nomme la révolution synodique de la planète, et les points où elle a la même longitude que le Soleil se nomment, l'un sa conjonction supérieure, l'autre sa conjonction inférieure.

Les mêmes phénomènes s'observent pour la planète inférieure Mercure, mais avec cette différence que le maximum d'éloDgation orientale ou occidentale, est seulement de 23 degrés. De plus, la durée de la révolution synodique qui est pour Vénus de 584 jours, n'est en moyenne que de 1 1 6 jours pour Mercure.

II faut ajouter que, sur ces durées totales, le temps employé par les planètes à se mouvoir dans le sens rétrograde est moindre que le temps pendant lequel leurs mouvements sont directs. 42 jours seulement sur 584 sont consacrés par Vénus à son mouvement rétrograde ; les 542 autres appartiennent à son mouvement direct. La rétrogradation de Mercure dure 23 jours, son mouvement direct, 93 jours.

Notons, comme une circonstaiîce caractéristique des mouvements propres des planètes inférieures, que ces astres ne s'éloignent jamais du Soleil au delà de certaines limites : leurs distances angulaires à cet astre ne peuvent prendre toutes les valeurs possibles.

Étudions maintenant le mouvement propre d'une planète supérieure, de Mars par exemple.

Dans le cours d'une de ses révolutions synodiques, Mars se

trouve une fois en conjonction avec le Soleil, c'est-à-dire quelle a alors, même longitude que cet astre, ou si l'on veut, que le même cercle de latitude contient à la fois Mars et le boleil. Elle se trouve aussi une fois en opposition avec lui, leurs longitudes différant alors de 180 degrés. Pendant tout le reste du mouvement, la distance angulaire de la planète au Soleil prend toutes les valeurs possibles.

Gomme cette circonstance s'applique à toutes les planètes supérieures, on voit que leurs mouvemenfs propres diffèrent essentieUement de ceux de Mercure et de Vénus qui ont ^^^conjonctîons et ne se trouvent jamais en opposition avec

Suivons Mars dans le cours d'une de ses révolutions, et pre-

Fig. 95. Mouvement apparent d'une planète snpérieare. Stations et rétrogradations.

nons pour point de départ le moment où il est en M en conjonction avec le Soleil qui est alors en S, entre la planète et la ler». Peu après cet instant, on le voit se lever avant le

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