‹ Eléments de cosmographie: Ouvrage rédigé conformémerit aux programmes officiels de 1866 pour lChapitre 65 sur 105 · NEPTUNE · texte numérisé non relu

NEPTUNE

en fait jusqu'à présent un objet unique dans les annales de Tastronomie.

On sait que parmi les corps, aujourd'hui connus, dont Tensemble forme le système solaire, huit seulement avaient été distingués par les anciens de la multitude des points brillants qui parsèment la voûte céleste ; les dimensions des uns^ le Soleil, la Lune et la Terre, le mouvement propre des autres, Mercure et Vénus, Mars, Jupiter et Saturne au milieu des constellations, furent les caractères particuliers de cette distinction.

Plus tai-d, le télescope agrandit le champ de la vision de l'homme, et permit à l'astronomie moderne de joindre au groupe de ces huit astres un nombre assez considérable d'astres nouveaux. Uranus, les petites planètes, les satellites de Jupiter, de Saturne et d' Uranus furent successivement rangés dans la famille primitive. Mais, pour découvrir tous ces corps célestes, quelle fut la méthode employée? Une attentive et minutieuse révision de toutes les parties du ciel étoile, la comparaison des cartes célestes et du champ d'un instrument d'optique , la reconnaissance fortuite du déplacement d'un point lumineux. Dans tout cela, nulle prévision fondéa sur la théorie, aucune idée préconçue sur la future découvertej due au zèle persévérant et à d'heureux hasards.

La méthode qui a présidé aux recherches et à la reconnaissance définitive de Neptune fut tout autre

La théorie de la gravitation démontre et l'observation confirme ce fait général, à savoir que les diverses planètes agissent les unes sur les autres et se troublent mutuellement dans leurs mouvements autour du Soleil ; ces perturbations sont d'autant plus sensibles que les masses de ces corps célestes sont plus considérables. On a pu, à l'aide de ce principe, faire voir comment les perturbations observées se rattachent aux lois mêmes qui régissent les mouvements planétaires.

Néanmoins, dans le nombre de ces perturbations, il en était dont l'explication théorique ne semblait pas possible, et que les astronomes avaient essayé en vain de rattacher aux influences des corps célestes connus. Les tables construites pour la planète Uranus, ne s'accordaient point avec les ob«

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